Pour la fatigue.. La grossesse a été très difficile (malade, alitement, utrogestan qui me faisait dormir etc) mais ensuite, ça a été mieux. J'étais fatiguée physiquement (très) pendant la période où elle ne faisait pas ses nuits, mais comme elle les a faites rapidement, j'ai rapidement pu récupérer.
J'ai eu des périodes de grosse fatigue (souvent dues à un moment de gros stress : notre déménagement par exemple et les gros travaux qui ont précédé) et quelques moments où c'était plus difficile d'être presque toujours seule avec elle (je suis mère au foyer, mon mari bosse 70h/sem, et n'est pas là 2 nuits semaine +-) comme la période de l'angoisse de séparation, et le début du non. Des petits coups de mous, parfois (mais voilà, je suis encore sous AD, j'ai des périodes un peu down, je crois que je m'y fais plus ou moins..) Sans compter que je suis souvent fort fatiguée car migraineuse et qu'une crise me vide totalement.
Mais globalement, je me dis souvent que je suis + fatiguée que quand je bossais comme salariée, mais + heureuse et que l'un dans l'autre, je me sens mieux, forcément. Par contre, je me dis très souvent que je n'aurais jamais la force physique (rien que parce que je suis migraineuse par exemple, là, j'en suis à ma 3ème migraine en 4 jours et ça vide tellement d'énergie..) et mentale de combiner l'éducation que je souhaite donner à ma fille (et qui suit les lignes générales du forum : bienveillance, écoute, zéro violence etc) et le travail. Je ne pense pas que je saurais gérer ça. Je crois vraiment que si je suis globalement en forme et bien dans ma peau, c'est parce que je ne travaille pas, que je suis "juste" une maman à plein-temps. J'admire les femmes qui parviennent à tout concilier, parce que j'ai l'impression que je ne trouverais pas d'équilibre autrement. Là, cet arrangement me permet de consacrer tout son temps d'éveil à ma fille, de gérer la maison et en +, pendant ses temps de sieste, bah, j'ai deux heures à moi chaque jour, et ça fait beaucoup ! Mon mari est présent pour elle dès qu'il passe la porte, donc ça aussi, ça joue. Et j'ai un entourage proche peu développé mais soudé (mes parents, ma soeur, une ou deux très bonnes amies) donc je m'y retrouve. Je crois que j'ai de la chance de pouvoir vivre comme ça.
Je suis d'accord pour le truc sur la gratitude et les petites choses de rien qui aident. Ca a l'air si con quand on le dit, mais penser à sa chance à chaque fois qu'une étincelle de plaisir est à notre portée, ça joue beaucoup. Tous les soirs, je pense à 5 choses positives qui ont eu lieu sur la journée, et ça a un réel effet, même si dit comme ça, ça a l'air idiot.