Je ne connais pas toute la situation de
@Colchique mais je trouve que si les arguments qu'elle reçoit en ce moment sont recevables, il faudrait pouvoir l'entendre elle aussi...

Je vais pas refaire état de mon CV mais IVG et accouchement, j'ai vécu les deux, et je ne regrette ni l'un ni l'autre. On est d'accord pour dire qu'un bébé, c'est mieux à deux, c'est une responsabilité, c'est une charge en plus quand t'as pas l'esprit totalement libre, etc. N'empêche qu'on ne va toujours pas avorter avec le sourire, et peut-être que cet embryon représente plus pour Colchique que ce que nos cerveaux cartésiens (car non concernés) veulent bien voir.
Je pense que d'aller avorter car on se sent seul contre le monde, ce n'est pas une bonne chose. On ne devrait idéalement pas subir ça "pour faire plaisir aux autres". Si cette décision a été prise, c'est qu'on sent dans son cœur et sa tête qu'on est d'accord, que c'est la meilleure chose à faire (mais personne n'a dit que ça allait être gai et facile).
Donc pourquoi lui dire des choses qu'elle sait sans doute déjà en se basant uniquement sur la raison ? (Et là je parle d'une façon hyper générale, je ne vise aucun des messages postés en particulier) S'il y a une chose susceptible de l'aider à faire son choix, ne serait-ce pas de lui demander ce qui se joue réellement derrière l'envie de garder ce bébé malgré l'adversité ?
Je précise que mon point de vue est "neutre" sur la question, je ne suis ni pour ni contre.
Et à toute fin utile, mes deux dernières grossesses n'ont pas été découvertes dans le cadre d'une situation idéale, loin de là. Ma famille me poussait à avorter, le père n'était pas sûr de vouloir garder le bébé, j'étais en transition scolaire et professionnelle. La première grossesse s'est soldée par une IVG, la seconde par la naissance de Leona, à 5 ans d'intervalle. Ce qui a changé ? Les raisons du cœur.
