@Hatsue
Pendant l'accouchement, à la fin, j'étais en mode "non je vais pas y arriver je vais mourir là c'est trop dur"
Quelques
sushis heures plus tard, j'étais en mode "bah ça allait en fait, je remets ça n'importe quand"

Et je fais partie de ces filles que tu ne comprends pas qui ont adoré accoucher

Du coup je me permets d'expliciter un peu pourquoi je ressens ça, à lire évidemment en mode "mais que se passe t'il dans la tête d'Azeban

" et pas "voilà le ressenti universel que tout le monde devrait avoir

"
Disons que ce que je retiens de l'accouchement, c'est pas juste le fait d'avoir eu mal, c'est plus la globalité.
Bon déjà, faut se rappeler que je n'ai pas aimé la grossesse, et qu'à la fin de la grossesse, j'en avais très très très très marre. Du coup, bah quand j'ai commencé à comprendre qu'ENFIN j'étais en train d'accoucher bah j'étais en mode



trop cool enfin enfin enfiiiin.
Perso au début, je dirais même pas que j'avais mal. C'était plutôt inconfortable à ce moment là. Après bah c'est allé crescendo. Quand on est partis, c'était plutôt "mal mais largement supportable". Et puis avec monsieur qui avait bien suivi Bonapace, bah ça allait franchement. Et puis l'excitation de "ghniiiiih je vais rencontrer mon bébé" et, ne nous mentons pas, "yaaaaaay je vais plus être enceinte", ben ça aidait vachement aussi.
Sur place, jusqu'à 5 c'était à peu près comme je décrivais là. On était tous les 2 avec monsieur (mon sf était dans la pièce à côté mais comme on avait pas besoin on l'a pas appelé), c'était bien.
Après ça s'est accentué et j'ai commencé à vraiment avoir mal. Mais, bah, je retiens surtout que j'arrivais à gérer, et pareil, on était 2 parce que monsieur m'aidait vachement (par ex, il me disait "t'es au milieu de la contraction, là, ça va redescendre" PILE au moment où c'était le cas, et je sais pas comment il faisait_y avait pas de monito ou rien pour le savoir à ce moment, il avait juste une super notion du temps_bon ok c'est sans doute plus facile quand c'est pas toi qui as mal

). Et puis j'étais aussi dans un état d'esprit "je peux le faire

" donc je ne vivais pas mal le fait d'avoir mal.
Ensuite, y a eu tout une phase où j'ai perdu pied. Bon, clairement, j'ai pas bien vécu ce moment là, les contractions s'étaient vachement rapprochées, j'étais dans une bonne vieille phase de désespérance "Je vais pas y arriver", je ne gérais plus que dalle. C'est sûr que ce moment là je m'en passerai bien, mais juste, si faut mettre tout l'accouchement en balance, bah il fait pas le poids en "argh

" face à tous les "ghniiii

" et au "ooooh

"
Car bah juste après ce moment là bah je me suis retrouvée avec une petite chose mignonne et toute chaude posée sur le ventre

Et ça c'est quand même super trop cool
et en plus du coup bah j'étais plus enceinte Et puis bah j'étais un touuut petit peu shootée aux hormones

Bref, pas longtemps après l'accouchement (le soir même) mon mari m'a demandé si ça allait et si je regrettais pas mon choix et j'étais là "ha nan c'était trop cool je refais ça, bon, allez, ptêt pas demain matin là faut que je me repose, mais après demain pas de souci".
Voilà, après moi je suis toujours étonnée (et envieuse aussi) quand j'entends quelqu'un qui a adoré sa grossesse et trouvé ça trop épanouissant vu comme j'ai détesté ça, donc je comprends qu'on garde pas un souvenir "han c'était trop bien" de son accouchement^^