@Kettricken pareil que
@Lilliy : d'avoir traîné ici pendant ma grossesse m'a convaincue que "me préparer" ça signifiait pour moi me préparer à toutes les éventualités. Et donc à la césarienne. J'ai fait une prépa bonapace qui visait à préparer un accouchement le plus physio possible, pour aller le plus loin possible sans péri (je comptais la prendre mais je ne savais pas quand) et pour accompagner le travail etc au mieux. Mais un accouchement c'est pas une science exacte, et je pense que mon ressenti est facilité parce que pendant tout l'accouchement, je me suis sentie soutenue, informée, respectée, par l'équipe. On a pu négocier la présence de mon conjoint pendant la césa alors que ma maternité ne l'autorise pas pour les césariennes en urgence, j'ai pu négocier jusqu'au bout du bout de pouvoir bouger, ou attendre 30 minutes de plus, puis encore 30 minutes de plus. On m'a toujours expliqué ce qui se passait et les options possibles, on me parlait doucement, on attendait la fin des contractions, j'ai eu peur pour mon bébé et peur de l'opération mais l'anesthésiste était un amour qui me caressait les joues pendant l'opération, les sage-femmes m'ont toujours demandé l'autorisation avant de faire des évaluations du col, elles étaient vraiment adorables, compétentes, claires, soutenantes… On a beaucoup ri, fait des blagues… c'est un super souvenir pour moi. Je crois que ces deux facteurs, être consciente que je ne maîtriserais rien pendant l'accouchement, et avoir été accompagnée par une super équipe, font que je n'ai pas mal vécu ma césarienne. J'ai morflé pendant les suites par contre, mais je n'ai pas ressenti ça comme un échec ou un traumatisme.
En revanche on en a reparlé il y a pas longtemps avec mon mec, et lui a très mal vécu la période de travail (qui a duré 11 heures avant que je prenne la péri). Il s'est senti impuissant, angoissé, et ça l'a un peu traumatisé. En revanche dès qu'il a fallu partir au bloc, paf ça allait, car l'attente anxieuse était terminée !