Question (pas si) con Pourquoi empêcher quelqu'un de se suicider

Je trouve ça normal d'empêcher les gens de se suicider, vu qu'il y a des gens qui ont été sauvé et qui en sont bien content. Après, je suis athée, je pense qu'il n'y a rien après la mort, donc je ne fais pas tout un foin de la mort non plus. Une personne qui se suicide aurait peut-être pu être sauvé et apprécier sa vie, on saura jamais, ce n'est pas forcément grave, même si ça fait du mal aux vivants. Mais à l'échelle sociale, je trouverais dangereux une société qui valide le suicide de la manière proposée. Ce n'est pas comme si le suicide était illégal. J'ai plusieurs personne suicidées dans mon entourage, et ils savent y faire. Et une de mes amie à fait une TS, mais c'était un appel à l'aide face à une grosse souffrance. Donc bon, je pense que si quelqu'un souhaite réellement mourir, iel trouve un moyen....
 
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La problématique dans le suicide assisté/euthanasie, c'est qu'il s'agit de maladies incurables. La dépression n'est pas considérée comme une maladie incurable (même si ce n'est pas la seule cause de l'état suicidaire).
Des personnes ont pourtant reçu le droit a mourir pour cette raison en Belgique par exemple. Donc... Si ? (je me rappelle entre autre le cas d'une jeune fille de 22-23 ans)



Pour revenir au sujet je trouve que c'est faire preuve de beaucoup d’ingérence et de manque de respect que de s'octroyer le droit de choisir a la place de l'autre. Je pense que chaque personne doit avoir le droit de faire ce qu'il veut de sa vie. Les slogan "mon choix, mon corps" ça ne s'applique pas que pour le droit à l'avortement. A partir du moment ou on est lucide et qu'on n'agit pas sur un coup de tête ou sous le coup d'une émotion ou d'une maladie, on fait ce qu'on veut.

Et je précise bien ici qu'il doit d'agir d'une décision mûrie, réfléchie, et n'étant pas un effet secondaire d'une situation temporaire. Donc je suis bien entendu pour empêcher quelqu'un de faire quelque chose qu'il pourrait regretter.

Par qu'au risque de casser les stéréotype de certaines personnes opposée à la liberté de décider de sa vie :

- On peut vouloir mourir sans être dépressif (si si !)
- On peut souffrir énormément d'une situation qui n'a aucune chance d'amélioration, auquel cas forcer la personne a endurer cette souffrance c'est ni plus ni moins que de la torture.

Mais comme c'est "passif", les gens ne prennent pas la responsabilité de la souffrance imposée à l'autre. Donc ils ne se sentent pas coupable. Donc ils font du mal indirectement sans l'assumer. Donc ça va. Je trouve ça ignoble.
 
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@Margay Le soucis de l'illégalité c'est la difficulté de réaliser le suicide dans de bonne condition, et avec dignité, sans être obligé de souffrir inutilement, de se massacrer le corps (pas cool pour les proches), et, plus grave, risqué de se rater et de survivre avec des séquelles à vie

@Ginnskot Vraiment pas cool de qualifier l'opinion et le ressentis de personne en souffrance "d'absurde" ; c'est très condescendant je trouve.



Une idée comme ça : on trouve choquant que des personnes non concernées prennent des décisions au sujet du sexiste ou du racisme, pourquoi la plupart des gens semblent normal de légiférer à la place des concernés sur le droit à mourir ?
 
@Ginnskot Tu n'as pas démontré que l'argument était absurde, seulement que ta perception parcellaire du problème et de ses enjeux ne te permettait pas d'en voir la logique.
On peut par exemple reprendre ton chocolat et dire qu'on peut parfaitement "ne pas aimer" sans avoir goûté tous les chocolats existant. Pourquoi pas pour la vie ? T'as besoin d'avoir lu tous les livres existant pour pouvoir décréter que tu n'aimes pas la lecture ? On peut aussi ne pas trouver très pertinent de dire que "la vie c'est peut-être bien car t'as pas tout essayer" ; le but de la vie n'étant pas de cumuler des expériences nouvelles ; on peut aussi avoir des intérêt restreint (par exemple et tout particulièrement chez les autistes), en avoir fait le tour, et donc trouver un désintérêt profond pour l'existence ? Bref il existe des centaines de contre exemple a ton affirmation.
D'ailleurs ça me fait penser au pic de suicide chez les personnes à haut quotient intellectuel vers 45 ans, dont l’explication donnée le plus souvent c'est qu'ils ont fait "le tours de leur vie" avant les autres.
Il y a une quantité limité d'expérience à faire dans la vie, et une quantité encore plus restreinte d'expérience plaisantes.

Je le prend effectivement de manière émotionnelle car je suis très sensible à la souffrance des autres. Et au manque de logique, particulièrement quand on reproche les injonctions de la société (ou l'argument du "naturel" ou de la biologie) à foison à longueur de page sur le forum mais que celle du désir de vivre est "ok".


EDIT @Flowercream- Je trouve cet article un peu hors de propos car les "suicides assistés" sont hors de prix dans la plupart des pays, donc c'est clairement pas une question d'argent. Et c'est d'autant plus amusant quand cela vient d'une personne qui d'une part n'est pas concernées directement par la problématique, mais qui en plus à un intérêt économique dans la question.
Pour qui a un marteau tout problème est un clou
 
Dernière édition :
C'est plutôt que tu n'aimes pas TA vie ou la vie telle que tu l'as connu jusqu'ici.
On ne vit que SA vie, donc même si c'est plutôt qu'on ne l'aime pas, la question d'aimer la vie en générale n'est pas celle qu'il faut se poser. C'est ton raisonnement qui est absurde ici.
Imagine, on est en train de te torturer pour une durée indéfinie. Tu vas me dire que tu ne peux pas décider que tu as envie que ça cesse sous prétexte que la torture en question peut devenir plaisante ensuite ?

J'avoue que j'ai furieusement envie d'aider mes proches suicidaires à trouver de l'intérêt à la vie à mes côtés. Cela me fend le coeur de voir que je n'y parviendrai peut-être pas, mais j'essaierai jusqu'au bout, tant que j'ai encore l'impression de pouvoir leur rendre le quotidien plus appréciable. Le plus difficile, c'est peut-être de trouver la limite entre le soutien et l'oppression...
Quoi qu'il en soit, c'est à la personne concernée de faire ce choix. Même si cela ne m'empêchera pas d'essayer de rendre l'autre choix, celui de rester en vie, plus tentant qu'il ne lui semble être.
 
Je ne tiens pas à sauver forcément les gens qui veulent mourir. Mais je n'aime pas l'image ou la culture que renverrait une société qui facilite le suicide à ce point. Et à mon sens, il y a trop de risque d'"erreur" pour que j'ai défende ce point.

Sinon, j'ai un technique anti-suicide qui marche très bien pour moi, je pose ça là au cas où ^^ : le fait d'être athée et de savoir que je finirais quoiqu'il arrive par mourir et rejoindre une non existence où j'"oublierais" tout, ne ressentirais plus rien etc (la non existence quoi ^^) me donne l'impression qu'il y a un océan infini de non existence (même s'il n'y a plus forcément de notion de temps dans la mort), le fait qu'il n'y est qu'une petite goutte de vie dans cette océan de non existence me pousse à vivre le plus longtemps possible même dans une grande souffrance. Dans tout les cas, un moment où un autre, je vais disparaitre, autant essayer de profiter de ces quelques années de vie :)
 
Plusieurs questions me viennent à l'esprit avec ce sujet (et, vu comme il est parti, je vais pas y aller avec le dos de la cuillère, yolo).

Pourquoi vouloir mourir? C'est l'interrogation qui me vient, du coup.

Beaucoup d'intervenant-es ici parlent de "souffrance" sans trop détailler en quoi consiste cette souffrance - et, s'il y a moyen de supprimer cette souffrance, alors est-ce que cela ne rendrait pas le fait de rester en vie plus profitable? Je reconnais qu'il y a des souffrances qu'on ne peut éteindre, notamment des douleurs physiques en cas de maladie en phase terminale, où il s'agit là de hâter un processus qui amène à la mort plutôt qu'arrêter un système (le corps, la vie) qui fonctionne bien.

J'ai aussi beaucoup lu de mention de désintérêt pour la vie, de "rien qui ne vaille" ce qui me semble plus un abandon qu'autre chose. Tant qu'à faire, puisqu'on est là, pourquoi ne pas expérimenter de nouvelles choses? En soi, s'il y a ennui, si la situation actuelle d'une personne est insatisfaisante, rien n'empêche de tout plaquer et d'aller tenter quelque chose de radicalement différent, voir d'aller vivre méga loin. Un manque de goût pour toutes les choses de la vie, une apathie, un désintérêt total n'est pas une situation normale, si je me souviens bien, et plutôt l'un des signes de la dépression. Une volonté de ne pas chercher quelque chose de nouveau est une sorte d'abandon.

Il y a une incohérence fondamentale à dire que mourir ( = ne plus vivre) améliorera la vie d'une personne.

Du coup ... J'ai beaucoup l'impression que le "mon corps mon choix" appliqué au suicide est radicalement différent de toutes ses autres applications, en le sens où il ne cherche pas à améliorer la vie de la personne, mais au contraire entérine un abandon, entérine un "négatif", et est nuisible à la personne, en le sens où c'est user de sa liberté pour se faire du mal, pour se détruire littéralement.

Cela reste l'utilisation de sa liberté, je le reconnais. Mais je ne sais pas si c'est quelque chose à activement encourager - on est aussi une espèce sociale, et nombre de nos actions ont pour but d'influencer autrui : je trouve donc assez paradoxal de comparer ça aux luttes contre le sexisme ou le racisme, quand ces luttes ont pour but d'améliorer la vie d'autrui et pas de la détruire, ou d'encourager à l'autodestruction.

Tout ce sujet pose aussi une question: c'est quoi, le but de notre société? Et de notre morale, et de nos luttes politiques (pour l'organisation de la vie en société) et de nos engagement, et de nos actions envers notre entourage?
 
Je me demande, concrètement, comment s'organiserait une assistance (juste) au suicide des personnes non atteintes de maladies physiques graves selon toi @Nyxi ?

Je tiens à préciser qu'idéalement, j'aimerais beaucoup voir ce type de projet aboutir. Je parle aussi en étant du côté de celleux qui auraient recours à cette aide si elle était proposée. Mais quand je pense à la mise en place d'un tel projet au niveau national, il y a toujours un problème quelque part, une injustice qui se crée... Du coup, je me suis résolue à l'idée que le désir de mettre fin à ses jours est un souhait dont on doit assumer seul la réalisation, quand on n'a pas de "grave maladie incurable" pour justifier nos ambitions aux yeux de la société.
C'est injuste pour nous, mais j'ai l'impression que quoiqu'il arrive ce sera injuste pour un groupe, et qu'on est le plus négligeable quantitativement.
 
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J'ajouterais au débat que dans tous les pays ou l'euthanasie active ou le suicide assisté a été légalisé... Ont connus une baisse des suicides !

Cela peut semble paradoxal mais cela s'explique par le fait que le suicide est souvent une porte vue comme un moyen d’échapper à une situation sans issue. En proposant une aide, on réconforte les gens sur le fait qu'ils n'auront pas, quoi qu'il arrive, à supporter l'insupportable. Et cela apporte un soulagement énorme, tant bien que les concernés repoussent le moment fatidique jusqu'au dernier moment, au lieu de le précipiter ou de saisir une occasion... Si bien que les deux tiers des personnes qui initient une démarche de fin de vie ne vont pas au bout !

La mise a disposition de solution pour mettre fin à sa vie sans douleur et dans la dignité permet de sauver des vies.
 
@AprilMayJune Pourquoi vouloir vivre ?
Une personne qui veut mourir n'a pas "tort" de le désirer, de même qu'une personne qui veut vivre n'a pas "tort" non plus. Ce n'est pas comme s'il était plus légitime de désirer l'un ou l'autre. Les raisons derrière un tel choix sont personnelles, plurielles, et ne peuvent souffrir une réponse gnomique et généraliste comme celle sous-entendue par une telle question.

Faut-il absolument détailler en quoi consiste une souffrance pour justifier son existence (et le fait qu'elle ne disparaîtra pas aussi aisément qu'on pourrait le penser) ?
Crois-tu aussi qu'une personne qui veut se suicider, parce qu'elle ne supporte plus de vivre, n'a pas envisager de trouver un "moyen de supprimer cette souffrance" ?
Mais ce n'est pas évident qu'il existe des solutions, ni que celles existantes soient réalisables ou envisageables, ou que le soutien reçu soit assez encourageant et adapté.

Cela dit, c'est bien pour trouver un moyen de supprimer cette souffrance que je ne pourrais pas envisager d'abandonner un proche sans lui faire valoir tous les arguments que je peux avoir. Mais voilà : il y a une différence entre ne pas vouloir qu'une personne meurt et considérer qu'elle n'a pas à avoir envie de mourir.

Ce n'est pas tant que mourir améliore la vie d'une personne, c'est plutôt qu'une personne peut choisir de ne pas subir une vie visiblement non améliorable en mourant. Considérer qu'on ne doive agir que pour améliorer sa vie, c'est déjà penser qu'il faille vivre coûte que coûte.

Je trouve la comparaison avec des luttes contre le sexisme ou le racisme très pertinente, personnellement. Tu peux très bien décider d'accepter une mentalité générale sexiste même si tu souffres énormément de devoir entrer dans ce moule. Ou bien tu peux écouter tes convictions et besoins (j'ai autant de valeur qu'un homme / la vie n'abrite que mes souffrances), même si cela peut être moins aisé puisqu'il te faudra lutter dans les deux cas.

Aussi, je rejoins @123pourquoi et @Emi49 pour l'ouverture d'une structure adaptée.
 
J'ai aussi beaucoup lu de mention de désintérêt pour la vie, de "rien qui ne vaille" ce qui me semble plus un abandon qu'autre chose. Tant qu'à faire, puisqu'on est là, pourquoi ne pas expérimenter de nouvelles choses? En soi, s'il y a ennui, si la situation actuelle d'une personne est insatisfaisante, rien n'empêche de tout plaquer et d'aller tenter quelque chose de radicalement différent, voir d'aller vivre méga loin.
Juste pour revenir sur ce passage.
Quand la vie semble sans aucun goût, qu'on n'est attirée par quasiment rien ni personne, il est normal de ne rien vouloir tenter de nouveau.
Le fait de vivre loin, par exemple : c'est très très loin d'être à la portée de tout le monde, pour des raisons professionnelles, financières, parce que certaines personnes ne supporteraient pas un changement de vie radical (combien de fois on m'a dit que j'étais courageuse de vivre en Chine et que beaucoup de personnes n'auraient jamais franchi le pas), et peut-être aussi parce que par rapport à certains mal-êtres, peu importe où on est sur Terre, la situation sera la même (à commencer par la violence subie par les femmes et qui existe partout sur Terre; si en tant que femme on veut aller vivre loin pour échapper à ça, je pense qu'elle s'exposera à une grosse désillusion).

Un manque de goût pour toutes les choses de la vie, une apathie, un désintérêt total n'est pas une situation normale
Je dirais que ça dépend de ce que la personne a vécu. Si elle a connu régulièrement la violence toute sa vie, ce n'est pas si anormal que ça que la personne éprouve un désintérêt total.
Après, c'est peut-être bien vu comme une maladie, oui, mais il y a des raisons, des faits, qui ont conduit à cet état.
Oui, c'est effectivement un abandon. Au point que certaines personnes n'ont même plus envie de changer car même dans cette supposition, elles retrouveraient le même monde qu'elles ont détesté, et donc ça n'en vaut pas la peine, pour elles.

J'imagine qu'on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
Par contre, je trouve dommage que certaines personnes se comportent de façon prosélyte à vouloir absolument imposer la vie, un peu comme le font les religieux...

J'en profite pour confirmer les propos de @123pourquoi
Quand on essaie à tout prix d'empêcher le suicide, on l'exacerbe.
Quand on laisse le suicide comme porte de sortie, on le décourage justement parce que ça reste une porte de sortie... presque comme une autre... et qu'il y a moins cette idée d'urgence à se suicider car les personnes intéressées savent qu'elles pourront y avoir accès en dernier recours.
 

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