J'ai du retard dans le partage de mes lectures.
Cartel était aussi puissant et prenant que La Griffe du chien. La violence de la guerre contre la drogue à partir du milieu des années 2000 m'était plutôt bien connue : l'auteur n'en cache rien au lecteur. Je fais une pause avant de lire la suite (combien de temps vais-je tenir ?
).
La correspondante anglaise d'Anne Bragance était touchant et drôle du début à la fin.
J'ai lu ensuite Automne d'Ali Smith. Ce roman est le premier tome d'une série de quatre ouvrages qui a eu un formidable succès critique et public au Royaume-Uni. Le lecteur divague entre les souvenirs de l'amitié liant Elisabeth enfant puis adolescente à son vieux voisin, Daniel. Aujourd'hui trentenaire, elle l'accompagne à la fin de sa vie. Les souvenirs s'intercalent aux rêves de Daniel et à des scènes de la vie quotidienne au moment de la campagne électorale sur le Brexit. J'ai été déstabilisée par cet écrit. D'abord, le style. Ali Smith a une écriture poétique et elle use de la répétition. Les scènes oniriques sont complexes à décrypter. J'ai aimé les souvenirs d'enfance d'Elisabeth : les dialogues entre la petite fille puis l'adolescente et Daniel sont savoureux. Et encore plus que cela, les scènes de la vie courante dépeignant l'Angleterre au moment du vote de 2016 révèlent le regard acéré de l'autrice. On y voit la privatisation des services publics, la perte de sens que cela engendre dans les relations entre les usagers et les employés, les difficultés imposées aux habitants pour la moindre démarche. Certains passages, cruels, m'ont fait pensé à Moi, Daniel Blake, de Ken Loach. Je pense que je lirai la suite et même sûrement en anglais pour me confronter au style si particulier de l'auteur. D'ailleurs je tire mon chapeau à la traductrice Laeticia Devaux : traduire ce roman a dû être un travail exigeant, long et complexe.
Je viens de relire Maus d'Art Spiegelman pour préparer un cours sur la Shoah à travers la littérature (et le cinéma) (non, je ne suis pas professeur de lettres mais d'histoire-géographie- c'est le nouveau programme de spécialité en Terminale...). Je conseille le podcast Paroles d'histoire sur ce monument de la BD avec l'historien Tal Bruttmann. La chance et la débrouillardise de Vladek, le père d'Art Spiegelman m'ont particulièrement frappées lors de cette relecture.
Et j'ai commencé Le Train des enfants de Viola Ardone. Ce roman, inspiré de faits historiques, relate l'histoire d'un enfant de Naples que sa mère confie aux communistes parce qu'elle est trop pauvre pour l'élever. Le parti communiste italien a ainsi envoyé des enfants dans le nord de l'Italie après la Seconde Guerre mondiale. L'enfant est le narrateur : pour le moment, cela me rappelle la lecture de La Vie devant soi de Gary. Ma lecture est pour le moment un peu décousue et je n'en suis qu'au début donc je viendrai vous donner mon avis plus tard. Je pense que l'histoire et la narration ont tout pour me plaire.
Cartel était aussi puissant et prenant que La Griffe du chien. La violence de la guerre contre la drogue à partir du milieu des années 2000 m'était plutôt bien connue : l'auteur n'en cache rien au lecteur. Je fais une pause avant de lire la suite (combien de temps vais-je tenir ?
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La correspondante anglaise d'Anne Bragance était touchant et drôle du début à la fin.
J'ai lu ensuite Automne d'Ali Smith. Ce roman est le premier tome d'une série de quatre ouvrages qui a eu un formidable succès critique et public au Royaume-Uni. Le lecteur divague entre les souvenirs de l'amitié liant Elisabeth enfant puis adolescente à son vieux voisin, Daniel. Aujourd'hui trentenaire, elle l'accompagne à la fin de sa vie. Les souvenirs s'intercalent aux rêves de Daniel et à des scènes de la vie quotidienne au moment de la campagne électorale sur le Brexit. J'ai été déstabilisée par cet écrit. D'abord, le style. Ali Smith a une écriture poétique et elle use de la répétition. Les scènes oniriques sont complexes à décrypter. J'ai aimé les souvenirs d'enfance d'Elisabeth : les dialogues entre la petite fille puis l'adolescente et Daniel sont savoureux. Et encore plus que cela, les scènes de la vie courante dépeignant l'Angleterre au moment du vote de 2016 révèlent le regard acéré de l'autrice. On y voit la privatisation des services publics, la perte de sens que cela engendre dans les relations entre les usagers et les employés, les difficultés imposées aux habitants pour la moindre démarche. Certains passages, cruels, m'ont fait pensé à Moi, Daniel Blake, de Ken Loach. Je pense que je lirai la suite et même sûrement en anglais pour me confronter au style si particulier de l'auteur. D'ailleurs je tire mon chapeau à la traductrice Laeticia Devaux : traduire ce roman a dû être un travail exigeant, long et complexe.
Je viens de relire Maus d'Art Spiegelman pour préparer un cours sur la Shoah à travers la littérature (et le cinéma) (non, je ne suis pas professeur de lettres mais d'histoire-géographie- c'est le nouveau programme de spécialité en Terminale...). Je conseille le podcast Paroles d'histoire sur ce monument de la BD avec l'historien Tal Bruttmann. La chance et la débrouillardise de Vladek, le père d'Art Spiegelman m'ont particulièrement frappées lors de cette relecture.
Et j'ai commencé Le Train des enfants de Viola Ardone. Ce roman, inspiré de faits historiques, relate l'histoire d'un enfant de Naples que sa mère confie aux communistes parce qu'elle est trop pauvre pour l'élever. Le parti communiste italien a ainsi envoyé des enfants dans le nord de l'Italie après la Seconde Guerre mondiale. L'enfant est le narrateur : pour le moment, cela me rappelle la lecture de La Vie devant soi de Gary. Ma lecture est pour le moment un peu décousue et je n'en suis qu'au début donc je viendrai vous donner mon avis plus tard. Je pense que l'histoire et la narration ont tout pour me plaire.
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