J'adore cette discussion

(you don't say).
Sinon pour la séparation, c'est marrant parce qu'on l'envisage tous les deux sans ciller, assez fréquemment.
On a tous les deux vus nos parents s'entre-déchirer jour après jour (chez lui ça a cessé avec le décès de son père, chez moi ça continue). Et je pense qu'on préfère mille fois la tristesse nette d'une séparation que le lent pourrissement de notre relation, jusqu'à ce que ça devienne un poison quotidien.
Notre approche dépassionnée et détachée de la famille et du couple aide aussi : on restera ensemble tant que ça aura un sens et que ça nous conviendra. Si un jour cette relation devient un poids et qu'on n'arrive pas à la réparer, il vaudra mieux y mettre fin, comme le font beaucoup (la plupart) des couples.
C'est renforcé par le fait qu'il vit seul depuis 11 ans, moi depuis 5 ans, et qu'on a tous les deux des tempéraments très solitaires : le célibat et la solitude sont des choses qu'on sait apprécier et qu'on envisage sereinement. La seule douleur sera celle de le perdre (en tant qu'ami et partenaire de discussion, surtout), mais le retour à une vie seule ne m'effraie pas du tout, j'ai longtemps envisagé ma vie d'adulte seule et sans enfant.
(Par contre je ne fantasme pas du tout sur les résidences séparées comme beaucoup de filles ici

je pense que c'est parce que j'arrive très bien à faire une "colocation de solitaires" quand je suis avec mon copain, souvent on fait les trucs dans notre coin, on mange/se lève/se couche à des moments différents, bref on ne se colle pas)
Après c'est pas du tout un souhait de ma part que de me séparer de mon copain hein

je l'envisage comme quelque chose de probable au regard des statistiques (c'est mon côté fataliste

), c'est pas pour ça que je l'appelle de mes voeux. Et je pense que si j'ai des enfants je finirai même par le redouter, parce que la séparation de ses parents n'est vraiment pas un truc agréable à vivre, c'est même plutôt traumatisant.