A
Aconiti
Guest
@Allitché
Je rebondis sur ta remarque sur l'autonomisation, ma maman a toujours été une très grande angoissée de la vie et pourtant ma sœur puis moi avons été autonomisé très tôt, par obligation, nous devions prendre les transports en commun pour nous rendre au collège.
Et pareil, mes amies étaient très peu autonomisées au même âge. En y réfléchissant, je pense que, dans mon entourage, c'est un phénomène à croiser avec la classe sociale : j'allais dans un lycée privée, fréquenté par une population petite bourgeoise/rentière dans une banlieue riche alors que je viens d'un milieu d'intellectuel de gauche issu de la classe ouvrière vivant dans une banlieue de classe moyenne à tendance basse (j'habitais dans le 9-3 pour faire simple).
Mes amies (et amis, mais moins, surement il y a-t-il un croisement d'analyse sur le genre à faire) peu autonomisées vivaient toutes proche du lycée, proche de leurs activité, proches les unes des autres et se déplaçaient finalement peu. Alors qu'à 11 ans je faisais 45 minutes de RER matin et soir. Seule (rétrospectivement je comprends que ma mère ait flippé). Notre rapport à l'espace, à l'autonomie, à l'autorité de nos parents étaient très, très différents (et je dis ça alors que mes parents ont toujours été plutôt sévères).
Il y a vraiment une manière de vivre l'autonomisation de ses enfants qui est très différente en fonction de sa classe sociale.
Je rebondis sur ta remarque sur l'autonomisation, ma maman a toujours été une très grande angoissée de la vie et pourtant ma sœur puis moi avons été autonomisé très tôt, par obligation, nous devions prendre les transports en commun pour nous rendre au collège.
Et pareil, mes amies étaient très peu autonomisées au même âge. En y réfléchissant, je pense que, dans mon entourage, c'est un phénomène à croiser avec la classe sociale : j'allais dans un lycée privée, fréquenté par une population petite bourgeoise/rentière dans une banlieue riche alors que je viens d'un milieu d'intellectuel de gauche issu de la classe ouvrière vivant dans une banlieue de classe moyenne à tendance basse (j'habitais dans le 9-3 pour faire simple).
Mes amies (et amis, mais moins, surement il y a-t-il un croisement d'analyse sur le genre à faire) peu autonomisées vivaient toutes proche du lycée, proche de leurs activité, proches les unes des autres et se déplaçaient finalement peu. Alors qu'à 11 ans je faisais 45 minutes de RER matin et soir. Seule (rétrospectivement je comprends que ma mère ait flippé). Notre rapport à l'espace, à l'autonomie, à l'autorité de nos parents étaient très, très différents (et je dis ça alors que mes parents ont toujours été plutôt sévères).
Il y a vraiment une manière de vivre l'autonomisation de ses enfants qui est très différente en fonction de sa classe sociale.



Cet argument m'interroge beaucoup: c'est le même qui avait été soulevé par certaines féministes lors des débats sur le revenu de base (fait rapporté par
. J'insiste tout de même sur le fait que je trouverai dommage de s'interdire des possibilités au prétexte que d'autres ne peuvent pas se le permettre. Le principal étant d'avoir conscience de ses privilèges. 
), perso j'ai été le modèle type qui fonctionne très bien à l'école, et à qui l'école a apporté énormément de choses : vu que le moule ne me posait pas de problème, j'ai pu apprendre énormément et développer beaucoup de choses à l'école. J'ai aussi eu la chance d'avoir énormément de professeurs (vous savez, le genre qui enseigne en ZEP par conviction politique) qui prenaient vraiment le temps de faire réfléchir et évoluer leur classe, du coup je pense que certains profs peuvent aussi individuellement faire pencher la balance.