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@Azurhibis : Si le but c'est de travailler sur des valeurs, ça serait pas plus mal de travailler sur un registre de valeurs moins oppressif que celui sur les rapports amoureux/sexuels.
Je ne sais pas si je suis bien claire ; mais examiner si Bidule est une personne "qui a des valeurs" au regard de ses rapports sexuels ; c'est très intrusif et bien hâtif comme jugement (même si fictif).
@Pink Fluffy Unicorn : oui je te rejoins complètement... Le problème, c'est que j'avais l'impression d'être seul.e à ressentir l'oppression... (d'autant plus que des personnes ont jugé charlotte en mode saut sharing ^^)
@Azurhibis Je comprends parfaitement la gêne ressentie au cours de cet exercice, et puisque le but de l'exercice est de classer les personnages en fonction de leur comportement, je trouve bien malvenu de proposer une explication (qui en plus, pue le culture du viol.....à moins que l'histoire d'amour en question ne soit celle de Charlotte et Tom ?) au comportement de l'un des personnages. Pédagogiquement c'est contre-productif puisque ça donne déjà une interprétation....là où vous demande d'interpréter le comportement des personnages.
L'exercice que tu nous relates est une variante de l'un de ceux utilisés dans le centre de formation où je travaille.
Du coup, cet exercice a les mêmes travers que décrits par @Pink Fluffy Unicorn, c'est-à-dire qu'il questionne la moralité/responsabilité de la femme dans son meurtre au regard de son comportement sexuel. Mais je l'utilise à dessein pour faire avancer mon agenda féministe. Je me fais plaisir avec le module "lutte contre les discriminations" des formations que j'anime et cet exercice me permet notamment de faire réfléchir mes stagiaires sur le victim blaming, sur le fait que le jugement porté sur l'infidélité est plus sévère quand l'auteur est une femme vs un homme, sur le comportement de l'ami et la "friendzone", sur à quel point notre comportement amoureux/sexuel définit notre identité et moralité, etc....Donc au final, je pense que c'est pas seulement un problème de l'exercice en tant que tel mais de la façon dont il est animé.
@elea51 : merci beaucoup pour ta réponse, je me demandais justement si des exercices de ce type étaient fréquemment utilisés en formation oui, c'est vrai que ça dépend complètement de l'interprétation que 'lon en fait et des valeurs que l'on souhaite transmettre (j'avais l'impression d'être seul à percevoir à quel point le texte (ou plutôt les interprétations culpabilisantes) étaient imprégnées de culture du viol, ce qui a amplifié mon malaise -> scoop : je pense que personne lors de mon stage n'avait entendu parler de culture du viol ). en tout cas, c est trop cool que tu te serves de ce texte pour aborder les inégalités et les discriminations !
Edit : je crois que l'histoire d'amour désigne en premier lieu celle entre charlotte et tom, mais j'ai trouvé la réaction de ce dernier excessive, puisqu'il obéit à ses sentiments sans se demander comment sa copine a vécu le fait d'être contrainte... (oui je vais loin)
@Azurhibis j'avais eu le même thème dans je ne sais plus quel livre sur le sexisme, c'était Robin des Bois emprisonné, Marianne qui couche avec le shérif ( qui le libère) et Petit Jean qui la "récupère". Et le shérif était présenté comme honorable car il tenait ses promesses
Tiens, j'ai dit "passeur". Vous saviez que les passeurs de réfugiés et de migrants sont célèbres pour leurs agressions sur les femmes? Mais je tigresse.
: je me suis faite exactement la même réflexion... C'est aussi pour ça que je n'ai pas du tout pris cette histoire à la légère.
J'en pense que cet exercice sert plus à troller le réel qu'autre chose. Quel intérêt de débattre sur ce qui est le pire, si ce n'est celui de minimiser un mal pour un autre, démarche stérile et culpabilisante pour les victimes? Je doute qu'il en ressorte un sain dialogue.
Le seul intérêt de cette histoire, selon moi, c'est qu'elle démontre que la violence est un système impliquant différentes personnes capables à elles toutes de détruire un individu.
absolument. (J'avais secrètement espéré que le thème du consentement soit abordé... mais faut pas rêver non plus (déjà que même les formatrices trouvaient que j'exagérais quand j'expliquais que c'était un viol )).
@Azurhibis Le but de cet exercice est louable mais je vois pas le rapport avec l'exercice en lui même. Ca induit que dans cet exercice il est normal d'avoir une opinion alors qu'on parle de viol. Même si on essaie de garder en tête l'altérité et d'éviter l'ethnocentrisme, un viol est un viol.