Sur la taille des équipements urbains, je ne connais pas ces études mais sur les espaces de loisirs urbains "masculins", il y a pas mal d'études (en France, ça vient principalement du même chercheur que l'article que j'ai cité précédemment) :Sur cette question d'urbanisme masculin, je me rappelle aussi avoir lu (mais il faut que je retrouve) que certaines traces simples que l'espace public a été conçu par et pour des hommes étaient notamment la taille des infrastructures (genre un panier de basket à une certaine hauteur, les poubelles, les trottoirs et j'en passe encore) basée sur la taille moyenne des hommes, et non de la population d'un territoire. L'espace public est en moyenne trop grand pour une femme (justement puisqu'elle était censée pas s'y trouver donc bah voilà hein on a qu'à s'en foutre).
Un autre exemple criant est le nombre de toilettes, identique mais qui prouve bien que les gens ont rien compris aux besoins des femmes...
edit: j'arrive pas retrouver, ça me perturbe
(j'ai aussi un souvenir que l'espace public était vu comme un espace de loisirs, en opposition à l'espace domestique féminin. Peut-être que je devrais changer mes mots-clés)
"Nos études se sont beaucoup concentrées sur les loisirs des jeunes. On a mené cette étude sur trois communes de la CUB (Communauté urbaine de Bordeaux). Les résultats nous montrent que 2/3 des loisirs qui sont mis en place par les pouvoirs publics sont à destination des garçons, et que le budget pour eux est trois fois plus important que le budget à destination des filles. Bien sûr, il y a des lieux mixtes. Mais on observe qu’à partir de la sixième, il y a de moins en moins de loisirs mixtes. (...) De plus, les loisirs publics extérieurs sont destinés aux garçons, comme les skate parks, les city stades. Bien sûr, cela ne veut pas dire que les filles n’ont pas le droit de faire du skate, mais elles sont beaucoup moins nombreuses (environ 20%). Globalement, les politiques publiques envisagent la ville comme un espace de loisir pour les hommes. (...)
Cette idée commune que les femmes n’ont pas à être dehors persiste, donc on ne les incite pas spécialement à prendre leur place, à “s’éclater” dans la rue, sur des terrains de sport ou dans des lieux de fête. Lorsqu’elles le font, c’est à leurs risques et périls ! Pour l’instant, on est dans une espèce de prophétie auto-réalisatrice, qui veut que les femmes n’aient pas leur place dans l’espace public. Plus concrètement, les mairies peuvent mettre en place des observatoires des inégalités, pour mieux comprendre ces phénomènes. Et puis développer le principe de gender budgeting, qui consiste à lire le budget sous l’angle du genre, pour pallier les inégalités. Si, par exemple, on voit que les 2/3 du budget profitent aux hommes, on va essayer de rééquilibrer la balance en répondant aux demandes des associations qui proposent des activités aux femmes, et en leur offrant plus de services."
http://www.lesinrocks.com/2014/03/3...le-espace-de-loisir-pour-les-hommes-11492476/
"À Paris, Toulouse, Bordeaux et Montpellier, les garçons sont les usagers majoritaires de la ville. C’est ce que montrent plusieurs études que nous avons menées entre 2010 et 2013 sur les équipements publics culturels ou de loisirs pour les jeunes. Ces études font aussi apparaître une très grande inégalité dans l’attribution des moyens par les collectivités territoriales et par l’État selon qu’il s’agisse de loisirs dits féminins (gym, danse, etc.) ou masculins (skate, foot, etc.). Ces inégalités sont donc parfois implicitement construites par des modes de gestion d’une ville faite « par et pour les hommes ». Dans le même temps, on conseille aux jeunes femmes de ne pas faire du jogging dans des endroits isolés, d’être sur leurs gardes dans les transports en commun ou d’éviter certains quartiers…
La première de nos études montre que les filles décrochent à partir de la classe de 6e des activités de loisir sportif, culturel ou généraliste proposés par les municipalités ou les associations mandataires. Tandis que se met en place une offre de loisir se disant neutre, mais qui est en réalité destinée aux garçons (skateparcs, citystades, activités liées aux « cultures urbaines », etc.). Tout simplement parce que, même si le foot et le skate ne sont pas réservés aux garçons, il faut reconnaître que les pratiques sont consacrées par l’usage. Pour justifier ces inégalités dans le financement des loisirs publics, les élus et des responsables municipaux rappellent souvent que leur objectif principal est de canaliser la violence des jeunes dans des activités positives, sans avoir besoin de préciser que ceux qui « posent problème » sont les garçons."
https://lejournal.cnrs.fr/billets/une-ville-faite-pour-les-garcons
Sur la taille des toilettes et les files d'attente, ces articles en parlent :
http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=88
http://next.liberation.fr/vous/2006/11/25/la-fracture-sexuelle-des-toilettes-publiques_58356

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