Hello,
Il m'est "arrivé" un truc qui m'a beaucoup fait réfléchir sur ma relation avec les hommes que je croise dans la rue.
Hier soir, il faisait nuit, et je rentrais des courses. Je croise un groupe de 3 hommes, dont l'un me regarde alors que je me rapproche d'eux... puis m'interpelle avec un accent italien (je crois que c'était des italiens) pour me demander la direction d'un hôtel.
Mais en fait, je ne sais pas si c'était ça la demande, parce que j'ai directement continué mon chemin. J'ai complètement ignoré.
Je crois que j'ai tellement peur d'être abordée comme ça par des hommes que je me protège systématiquement, même si, apparement, c'était juste une question de touristes perdus dans une ville étrangère.
Déjà, le mec m'a directement abordée sans un bonjour, ni excusez moi, s'il vous plait... Ils avaient à peu prés 35 ans (j'en ai 19), ils étaient 3, c'était la nuit. Quand je les ai dépassés, ils ont rigolés. (Peut-être parce que je n'avais pas répondu à celui qui m'a abordée, comme s'il s'était "prit un vent" ?
)
Tous ces éléments m'ont amenée à me dire "barre toi".
Je m'en veux tellement de réagir comme ça, enfin je sais pas, c'est débile. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser "pourquoi il m'a abordée moi, parce que je suis une fille ? Parce que je passais au moment où le groupe se questionnait pour trouver un hôtel ? Et pourquoi je me suis sentie mal quand les 3 m'ont regardée ? "
En fait, tout le problème est là. Dans la rue, quand je croise des hommes (jeunes, vieux, middle, de tout age en fait! ), je suis toujours dans un espèce de body-monitoring, mais qui serait orienté " tiens toi droite, regarde droit devant toi, ne baisse pas les yeux, ralentis ton pas, fais face ". Comme si je ne supportais pas d'être (peut-être) considérée comme plus faible.
Et quand, en plus de seulement croiser, on me demande un renseignement, je suis directement en mode " pourquoi tu me parles ? Je n'ai rien à te dire." Quand je répond (quand je me sens moins menacée; en plein jour, la personne est seule...), je répond quand même avec une certaine défiance dans la voix.
Bref, je me rend compte que j'ai systématiquement une réaction de protection/méfiance quand je croise des hommes dans la rue... Et ça, depuis que j'en apprend de plus en plus sur le sexisme, les gender studies, c'est de plus en plus présent dans mon comportement et mes pensées.
Il m'est "arrivé" un truc qui m'a beaucoup fait réfléchir sur ma relation avec les hommes que je croise dans la rue.
Hier soir, il faisait nuit, et je rentrais des courses. Je croise un groupe de 3 hommes, dont l'un me regarde alors que je me rapproche d'eux... puis m'interpelle avec un accent italien (je crois que c'était des italiens) pour me demander la direction d'un hôtel.
Mais en fait, je ne sais pas si c'était ça la demande, parce que j'ai directement continué mon chemin. J'ai complètement ignoré.
Je crois que j'ai tellement peur d'être abordée comme ça par des hommes que je me protège systématiquement, même si, apparement, c'était juste une question de touristes perdus dans une ville étrangère.
Déjà, le mec m'a directement abordée sans un bonjour, ni excusez moi, s'il vous plait... Ils avaient à peu prés 35 ans (j'en ai 19), ils étaient 3, c'était la nuit. Quand je les ai dépassés, ils ont rigolés. (Peut-être parce que je n'avais pas répondu à celui qui m'a abordée, comme s'il s'était "prit un vent" ?
)Tous ces éléments m'ont amenée à me dire "barre toi".
Je m'en veux tellement de réagir comme ça, enfin je sais pas, c'est débile. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser "pourquoi il m'a abordée moi, parce que je suis une fille ? Parce que je passais au moment où le groupe se questionnait pour trouver un hôtel ? Et pourquoi je me suis sentie mal quand les 3 m'ont regardée ? "
En fait, tout le problème est là. Dans la rue, quand je croise des hommes (jeunes, vieux, middle, de tout age en fait! ), je suis toujours dans un espèce de body-monitoring, mais qui serait orienté " tiens toi droite, regarde droit devant toi, ne baisse pas les yeux, ralentis ton pas, fais face ". Comme si je ne supportais pas d'être (peut-être) considérée comme plus faible.
Et quand, en plus de seulement croiser, on me demande un renseignement, je suis directement en mode " pourquoi tu me parles ? Je n'ai rien à te dire." Quand je répond (quand je me sens moins menacée; en plein jour, la personne est seule...), je répond quand même avec une certaine défiance dans la voix.
Bref, je me rend compte que j'ai systématiquement une réaction de protection/méfiance quand je croise des hommes dans la rue... Et ça, depuis que j'en apprend de plus en plus sur le sexisme, les gender studies, c'est de plus en plus présent dans mon comportement et mes pensées.
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Sacrées oeillères.

J'ai entendu à la pelle des jugements du type "les femmes sont faibles et fragiles" "les hommes doivent être forts et dominants" "les hommes donnent la priorité à la carrière alors que pour une femme, c'est naturel de donner la priorité à sa famille" (à part corriger les fautes de français, je n'ai pas changé un mot). Par contre quand on a parlé de ce qu'il en était pour elles: elles veulent toutes avoir un travail pour se sentir valorisées et faire quelque chose d'utile, même si financièrement elles n'ont pas besoin de travailler; elles jouaient presque toutes à la guerre et aux petites voitures quand elles étaient petites, certaines faisaient plus de bêtises ou chahutaient plus que les garçons...
(qu'aucun de ces commentateurs n'auraient l'idée de dénoncer à mon avis....)
).
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!!!!