Mes parents ne sont pas d'accord avec mon choix d'orientation, je fais quoi ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Chloé P., le 27 janvier 2017.

  1. Chloé P.

    Chloé P.
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    Ancienne rédactrice sur la rubrique Devenir Adulte

  2. BeaW

    BeaW
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    Souvenirs, souvenirs....
    J'avais eu droit à une session d'entraînement quand mes parents m'ont forcée à aller en 1er S alors que je voulais faire un bac littéraire. J'avais allègrement décidé de foutre mon année en l'air. J'étais dernière de ma classe (avec la glorieuse moyenne générale de 6) et séchais les cours. Et bien.... ce n'étais pas méthode douce mais ça a marché. L'année d'après, sans redoubler, je filais en terminale L (avec une copine !).

    Après le bac.... j'hésitais entre le droit et la musique. J'ai même envisagé de faire un double-cursus droit/philo à Lyon, à des milliards de kilomètres de chez moi. Tout ça nous a fait beaucoup gueuler et j'ai finis par dire à ma mère qu'elle avait raté sa vie (ce qui est complètement faux). J'ai finis par m'inscrire en fac de droit et dans un nouveau Conservatoire dans un cycle professionnalisant.
    Pour celles qui hésitent : on peut parfois faire les deux, je suis loin d'être la seule à avoir opté pour cette solution. Ma meilleure pote a fait exactement la même chose, j'ai plusieurs copains musiciens qui sont allé assez loin dans leur cursus de médecine, etc.

    Pour moi, au bout de trois mois, je savais que le droit allait sauter. Je me suis plongée dans le travail de mon instrument. Et aujourd'hui, près de dix ans plus tard, même si je suis toujours dans la musique, je ne suis pas du tout interprète mais musicologue ! Parce que la vie a mis sur mon chemin des gens extraordinaires qui m'ont aidé à y voir plus clair et à trouver ma vraie voie. Je l'ai su vers mes 21 ans et là, je n'ai plus rien lâché, j'ai passé les concours, les examens, je finis cette année. J'ai commencé un cursus licence-master à 22 ans, et on était plusieurs à avoir cet âge-là dans ma promo.

    On a le temps.
    Ah oui : mes parents certes m'ont aidé mais j'ai vite travaillé et diminué leur aide. J'ai fais toutes les démarches administratives pour avoir un logement HLM grâce à mon école, etc, etc. Il y a souvent des solutions auxquelles on ne s'attend pas. Il faut en parler beaucoup, à tout le monde. C'est aussi comme ça qu'on peut obtenir du boulot dans certains domaines. Aujourd'hui j'adore mon taf et pour le moment, je ne changerais pour rien au monde !

    Quand on n'a pas de vocation, on trouve sa voie souvent par tâtonnement et c'est assez satisfaisant d'avoir essayé différentes choses, on sait qu'on ne fait pas les choses par défaut !

    Bon courage à tout-es pour cette période parfois difficile mais passionnante ! :fleur:
     
    Lord Griffith, Penny Winkeul, engoluob et 2 autres ont BigUpé ce message.
  3. Hedera Hellix

    Hedera Hellix
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    Panda punk

    Mes parents m'ont poussée à un bac général parce que la filière pro, pour quelqu'un qui avait de si bons résultats, ça le faisait pas (à leurs yeux je précise ! Faut arrêter de croire que le pro c'est un repaire à débiles). Du coup, au moment de APB, j'ai demandé ... rien du tout. Et je me suis bien pris la tête avec eux en leur rappelant que le deal, c'est que j'aie mon bac, un point c'est tout. (Bon, pour la petite histoire je souhaitais me diriger en coiffure et je sais maintenant que ça l'aurait pas fait. Mais ils ont pas du tout écouté ma volonté de partir dans un cursus pratique et c'est là le problème)

    J'ai passé deux années de petite boulots avant de tomber sur un bac pro méconnu que j'ai fait en alternance. C'est là que j'ai trouvé les métiers qui m'intéressaient. Mes parents ont moins râlé que je parte en pro après deux années de dèche étrangement ! J'ai intégré un BTS après ça, que je n'ai pas hésité à arrêter quand j'ai vu que ça se passait très mal. Ma mère a vu rouge. Mais j'ai pu lui tenir tête parce que maintenant je connais mes forces et mes faiblesses, j'ai un plan B pour la rentrée prochaine, et je suis indépendante. Il a vraiment fallu que je prenne énormément confiance en moi pour en arriver là. Pour me dire "bon, je vais lâcher un diplôme, certes, mais je suis sûre que mon entreprise me reprendra à la rentrée, ils m'ont déjà fait confiance deux fois, j'ai mûri mon projet et je sais pourquoi je fais ces démarches".

    En conclusion, j'ai perdu deux années de scolarité, j'ai eu mon bac pro à 21 ans et ça m'a bien gonflée. Ne laissez pas votre famille ruiner votre projet et bon courage !
     
    Lord Griffith, Penny Winkeul et Cornélie ont BigUpé ce message.
  4. Aska

    Aska
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    “Vous voulez du courage ? Ayez déjà de la volonté.”

    Ne laissez pas votre famille décider pour vous.
    Les miens voulaient absolument que je fasse terminale S et grandes études après... pour faire honneur à mon père... Moi je voulais faire un truc manuel/artistique...
    Aujourd'hui je suis une ingé stressée, déprimée et pas de vie sociale développée à cause de cela.
     
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  5. Naudhiz

    Naudhiz
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    Mélange instable

    @Aska il n'est jamais trop tard, je pense que tu peux utiliser certains points de l'article pour faire bouger ta situation si elle te déplaît :)
     
  6. Aska

    Aska
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    “Vous voulez du courage ? Ayez déjà de la volonté.”

    @Naudhiz Je fais une formation à distance d'art floral mais je manque cruellement de pratique, bien que j'aurai bientôt le petit papier, je ne me sens pas prête de travailler en boutique...
    Sinon chez moi le soir je dessine, je brode, je peins...j'essaie de vivre ça de manière perso.
     
    Lord Griffith, Penny Winkeul et jorda ont BigUpé ce message.
  7. PetitePaille

    PetitePaille
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    Je pense qu'il y a toujours moyen de trouver un compromis entre ce que les parents veulent et ce qu'on veut nous.
    Aujourd'hui ce qui fait peut être le plus peur à nos parents c'est qu'on se retrouve à faire des études sans aucun débouché et donc à se ramasser dans quelques années.
    Donc si par exemple j'ai de bonnes notes et je veux faire de la cuisine, je peux toujours me renseigner et montrer à mes parents que c'est quelque chose que j'aime beaucoup et non un coup de tête, qu'il y a de bonnes écoles, qu'on peut gagner bien sa vie après etc.
    En revanche pour des choix tels que par exemple une fac de sociologie (leurs craintes sont quand même justifiées) ou arts plastique. Et à partir de là on peut faire un compromis comme par exemple faire une voie différente avec l'autre activité' en option ou faire un DUT qui permettra de trouver du travail facilement puis revenir sur le premier choix après.
     
    just_in_case et Liza Radley ont BigUpé.
  8. Lulufer

    Lulufer
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    Paisible (sinon, c'est le bordel !)

    Apres, faut stoper la panique sur cette histoire de débouché... De toute façon on est une génération qui va en chier pour trouver un travail satisfaisant, autant se faire plaisir en faisant quelque chose qui nous plais.

    J'ai eu le bol d'être dans une famille compréhensive, mais j'ai plein de potes pour lesquels c'est pas le cas, et ouais, y'a plein de possibilité pour faire accepter ses choix, de la crise de nerf, en passant par le sabotage d'étude ou les doubles cursus. En tout cas si il y a un truc que je constate, c'est que tout ceux qui se sont résigné à laisser tomber sont malheureux. Et puis, (et la je pense surtout aux métier créatif) c'est pas parce que tu ne deviens pas une star de la peinture ou de ciné que tu peux peux pas vivre dans un milieu que tu aime.

    Et surtout ! Ne pas avoir peur de la réorientation ! Ca arrive de trouver sa voie du premier coup, mais c'est tellement loin d'être le cas pour tout le monde !

    (Petite apparté sur l'article ; si tu n'est pas déja un minimum actif dans un club/conservatoire/petite troupe, effectivement pour faire gober a tes parents que tu veux être comédien, ça va être tendu ! XD )
     
    Lord Griffith a BigUpé ce message
  9. ericna catangels

    ericna catangels
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    Aaah le fameux dilemme de l'orientation post-bac,ce que ça ne me manque pas ^^. J'y ai eu droit l'an dernier où,alors que la totalité de ma famille me voyait me diriger vers une fac de lettres modernes ou de lettres anciennes, je me suis inscrite en fac d'histoire! Je sais après un semestre que j'ai fait le bon choix tellement je m'éclate dans cette filière mais convaincre ma famille n'a pas était de tout repos!
    Mon petit tuto: emmener ses parents faire les portes-ouvertes avec soi! C'est ce que j'ai fait, pour découvrir la licence d'histoire et la faire découvrir à ma maman en même temps. Elle à eu l'occasion de discuter avec des professeurs et d'autres élèves,ce qui,en plus de me conforter dans mon choix, à permis de la rassurer sur cette filière inattendue!
     
  10. PetitePaille

    PetitePaille
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    @Lulufer
    Je suis d'accord avec toi pour la réorientation en revanche dire que de toute façon on trouvera pas de boulot donc autant faire ce qu'on aime... euhhh
    Il y a plein de secteurs qui continuent de recruter, je pense notamment à la gestion, à l'informatique, à l'ingénierie, la médecine, le droit des affaires, l'hôtellerie, la restauration. C'est plus difficile certes mais c'est quand même faisable.

    Après je pense surtout que le problème quand on est jeune c'est qu'on est un peu trop utopiste et on manque clairement de réalisme.
    Par exemple pour les métiers créatifs autant la jouer intelligemment en faisant un double cursus qu'en se lançant que la dedans.
    Car ok la gestion par exemple ou le droit c'est moins fun que réaliser des films mais entre ça avec un salaire correct et se retrouver caissière chez auchan (j'ai rien contre les caissières je précise, mais ça reste un emploi chiant et mal payé) parce qu'on arrive pas à décrocher un boulot après une formation artistique.. je préfère de loin le premier.
    Par exemple ma sœur voulait à tout prix faire de l'italien (mais pas prof) bah au final à 40 ans elle galère comme pas possible...

    Je pense qu'à 17 ans on prends pas assez en compte l'aspect financier, et on se rend compte trop tard que se retrouver avec un boulot précaire à 40 ans avec deux gosses c'est pas aussi fun que ce qu'on pensait faire.
     
    just_in_case et Carinee ont BigUpé.
  11. Mullipa

    Mullipa
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    Ceux qui pensent que c'est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient

    Je recommande un site qui s'appelle Bloom'r et qui propose, pour 19€ (prix unique et globale), un parcours de 3 semaines reparti sous forme de "missions" et qui sont en réalité des questions et des tests pour apprendre à définir son projet : quelles sont vos priorités, le cadre dans le quel vous souhaitez travailler... tout plein de petites choses anodines prises une à une mais qui au final apprennent à mieux se connaître!
     
    Liza Radley, ChansonMuette et jorda ont BigUpé ce message.
  12. LunaaaD

    LunaaaD
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    Ouuh bah moi aussi j'ai galeré pour trouver ma voie! Après le bac je voulais absolument faire une école de cinéma, donc je n'ai rien demandé sur APB. Mes profs et mes parents n'y croyaient pas trop parce que j'avais postulé dans une seule école, ou j'ai été prise. Sauf que débarquer à Lyon à 17 ans, absolument pas mature, bah ça se fait pas tout seul! Du coup j'ai foiré mon année (que mes grands parents avaient payés) et j'ai abandonné. C'était la guerre avec ma mère, je savais pas du tout ce que je voulais faire et je voulais pas rentrer chez elle. Du coup, j'ai bossé en restauration, et quoi qu'on en pense c'est dur d'être serveuse. Ma mère voulait que je reprenne mes études dans un domaine "qui paye", et j'ai failli m'engager dans l'armée (gros lol, mais alors MDR). Heureusement je me suis rendue compte à temps que c'était pas du tout un truc pour moi, donc j'ai voulu m'inscrire à la fac de psycho. J'ai su en aout que j'étais pas prise après 6 mois d'attente! Du coup j'ai continué de travailler en resto, ça m'a permis d'économiser pas mal de sous. J'ai beaucoup réfléchi à ce que je voulais faire, à ce que j'aimais, mes passions tout ça. J'ai fait une croix sur le cinéma et la psycho, et j'ai cherché sur internet les métiers qui m'intéressaient. De fil en aiguille je suis tombé sur le design de mode, tout ce que j'aimais. Il fallait que je fasse une année de mise à niveau, les écoles étaient presque toutes payantes sur Lyon mais j'ai quand même passé un entretien à Bellecour, et j'ai été prise!
    Après 3 ans de pérégrinations j'ai enfin trouvé ma voie, c'est une année très difficile pour moi mais j'adore mes cours. Même si j'ai pas des super notes en mode, c'est vraiment un domaine qui me passionne. Difficile de se retrouver avec des ados aussi (niveau de maturité assez bas faut le dire), + de 30h de cours par semaine + environ 15h de travail à la maison, je suis sous xanax pour gérer l'angoisse. Ça peut faire peur dit comme ça mais j'ai pas du tout envie d'abandonner. J'ai payé mon année, mes parents n'ont absolument pas le droit de me dire quoi que ce soit et ils le savent. Même si c'est une filière difficile, je préfère vivre pauvre et faire ce que j'aime que l'inverse, on a qu'une vie!
     
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