nezentrompette
Le train de vie d'une noix de Saint-Jacques
@Slaw Il date de quand cet essai?
Je travaille avec beaucoup de maisons d'édition et à vrai dire, quand elles cherchent à atteindre un public le plus large possible, elles sont particulièrement frileuses à adopter les changements: les vieux veulent la tradition, les jeunes font avec. Certaines le font, quelques-unes par engagement, d'autres pour se démarquer et toucher une partie spécifique du lectorat mais les généralistes, au maximum elles sont ok pour écrire autrice et c'est tout.
En 1990 il y a eu une grosse réforme de simplification de l'orthographe mais aucune maison d'édition ne l'a appliquée parce que ça aurait outré une large partie du lectorat pour qui la lecture=savourer la belle langue française avec toutes ses difficultés et la rigueur qu'elle implique. Au pire elles acceptent les quelques rares trucs qui sont passés dans l'usage (genre "entretemps" "entre-temps").
Si une réforme officielle d'il y a 30 ans n'a pas pris, la question d'inclusivité qui est sur le devant de la scène et fait débat depuis à peine quoi? Deux ans? ne risque pas de se voir partout dans l'année qui vient.
Après, je sais que ça fait débat, et même si j'aspire moi-même à ce que la langue intègre tout le monde, pour moi la langue ne change pas les mentalités, c'est les mentalités qui changent la langue. Le jour où tout le monde prendra pour acquis que tout le monde, quel que soit le (non)genre, est à égalité (ce qui à mon sens adviendra dans plusieurs générations. Ca bouge, les esprits s'ouvrent, des parents -dont moi- commencent à éduquer leurs enfants dans cette idée mais d'autres sont encore à la traîne. Patience, la génération éclairée arrivera) cela sera totalement naturel de penser/parler inclusif, et donc de l'écrire. Comme je disais: la réforme de 90 'est tolérée seulement lorsque cela concerne ce qui est passé dans l'usage. Les locuteurs décident, l'écrit suit.
Bonne lecture malgré tout
Je travaille avec beaucoup de maisons d'édition et à vrai dire, quand elles cherchent à atteindre un public le plus large possible, elles sont particulièrement frileuses à adopter les changements: les vieux veulent la tradition, les jeunes font avec. Certaines le font, quelques-unes par engagement, d'autres pour se démarquer et toucher une partie spécifique du lectorat mais les généralistes, au maximum elles sont ok pour écrire autrice et c'est tout.
En 1990 il y a eu une grosse réforme de simplification de l'orthographe mais aucune maison d'édition ne l'a appliquée parce que ça aurait outré une large partie du lectorat pour qui la lecture=savourer la belle langue française avec toutes ses difficultés et la rigueur qu'elle implique. Au pire elles acceptent les quelques rares trucs qui sont passés dans l'usage (genre "entretemps" "entre-temps").
Si une réforme officielle d'il y a 30 ans n'a pas pris, la question d'inclusivité qui est sur le devant de la scène et fait débat depuis à peine quoi? Deux ans? ne risque pas de se voir partout dans l'année qui vient.
Après, je sais que ça fait débat, et même si j'aspire moi-même à ce que la langue intègre tout le monde, pour moi la langue ne change pas les mentalités, c'est les mentalités qui changent la langue. Le jour où tout le monde prendra pour acquis que tout le monde, quel que soit le (non)genre, est à égalité (ce qui à mon sens adviendra dans plusieurs générations. Ca bouge, les esprits s'ouvrent, des parents -dont moi- commencent à éduquer leurs enfants dans cette idée mais d'autres sont encore à la traîne. Patience, la génération éclairée arrivera) cela sera totalement naturel de penser/parler inclusif, et donc de l'écrire. Comme je disais: la réforme de 90 'est tolérée seulement lorsque cela concerne ce qui est passé dans l'usage. Les locuteurs décident, l'écrit suit.
Bonne lecture malgré tout

) et Truong : il y a un engagement politique clair derrière). 

). Regarde les gamins qui apprennent à parler: c'est quoi? comment ça s'appelle? Ils peuvent voir un couple homo dans la rue en revenant de l'école et demander des précisions le soir à table, où on lui donne le mot pour désigner cette réalité.
. Mais de toute façon ce terme n'est vraiment pas à privilégier il me semble, d'une part parce qu'il peut laisser penser qu'il s'agit d'une orientation sexuelle, d'autre part parce qu'il renvoie à la transidentité comme maladie, donc bon, si les correcteurs ne l'intégraient pas ce ne serait pas une grosse perte je pense haha.


elle fait partie des gens que jamais je lirai, quel que soit le livre qu'elle sort. 