@Elliana Je comprends ce que tu veux dire!
ça me fait ça sur pas mal de sujets sur Madmoizelle (souvent, je lâche l'affaire parce que j'ai pas envie d'assumer les réponses vexées qui pourraient suivre si je dis que je suis pas d'accord), mais ça me fait aussi ça dans la vraie vie. Je crois aussi que c'est une question de "stades" dans un engagement. Par exemple, ça me gonfle souvent d'avoir des débats féministes dans la vraie vie. Je parle même pas avec des mecs qui n'y connaissent rien mais avec des filles engagées par exemple. Avant, j'étais de tous ces débats, mais maintenant, j'ai plus trop de patience, j'ai l'impression que ça me stresse et me prend la tête, et j'ai envie d'avancer dans ma vie sans être retenue par cette impression permanente que la condition des femmes est invivable. Quand j'étais plus jeune, c'était libérateur de découvrir la pensée féministe, ça me donnait des clés pour comprendre les barrières auxquelles j'étais confrontée. Aujourd'hui, il y a beaucoup de discussions qui me donnent l'impression de tourner en rond et dont j'ai fait le tour il y a 10 ans, et du coup avec les filles assez "nouvelles" dans le féminisme, ou extrêmement impliquées, ça me déplait d'avoir des débats d'idées parce que soit j'ai l'impression de revenir en arrière, soit je trouve la discussion extrêmement stressante. Je comprends parfaitement qu'on ait des idées moins développées quand on "débute", mais j'ai plus vraiment de temps à perdre avec des débats que j'avais il y a 15 ans, dont j'ai tiré mes conclusions depuis longtemps et que les "nouvelles" découvrent et trouvent donc absolument fascinants.
Je ne considère pas vraiment que c'est "abandonner ses idéaux", mais quelque part, il faut trouver un équilibre entre notre psyché militante et notre épanouissement personnel. Le militantisme peut être déprimant par moment et nous empêcher de nous concentrer sur nous-mêmes. Or, c'est important aussi de penser à son propre bien-être et épanouissement pour pouvoir aider les autres et la société!
ça me fait ça sur pas mal de sujets sur Madmoizelle (souvent, je lâche l'affaire parce que j'ai pas envie d'assumer les réponses vexées qui pourraient suivre si je dis que je suis pas d'accord), mais ça me fait aussi ça dans la vraie vie. Je crois aussi que c'est une question de "stades" dans un engagement. Par exemple, ça me gonfle souvent d'avoir des débats féministes dans la vraie vie. Je parle même pas avec des mecs qui n'y connaissent rien mais avec des filles engagées par exemple. Avant, j'étais de tous ces débats, mais maintenant, j'ai plus trop de patience, j'ai l'impression que ça me stresse et me prend la tête, et j'ai envie d'avancer dans ma vie sans être retenue par cette impression permanente que la condition des femmes est invivable. Quand j'étais plus jeune, c'était libérateur de découvrir la pensée féministe, ça me donnait des clés pour comprendre les barrières auxquelles j'étais confrontée. Aujourd'hui, il y a beaucoup de discussions qui me donnent l'impression de tourner en rond et dont j'ai fait le tour il y a 10 ans, et du coup avec les filles assez "nouvelles" dans le féminisme, ou extrêmement impliquées, ça me déplait d'avoir des débats d'idées parce que soit j'ai l'impression de revenir en arrière, soit je trouve la discussion extrêmement stressante. Je comprends parfaitement qu'on ait des idées moins développées quand on "débute", mais j'ai plus vraiment de temps à perdre avec des débats que j'avais il y a 15 ans, dont j'ai tiré mes conclusions depuis longtemps et que les "nouvelles" découvrent et trouvent donc absolument fascinants.
Je ne considère pas vraiment que c'est "abandonner ses idéaux", mais quelque part, il faut trouver un équilibre entre notre psyché militante et notre épanouissement personnel. Le militantisme peut être déprimant par moment et nous empêcher de nous concentrer sur nous-mêmes. Or, c'est important aussi de penser à son propre bien-être et épanouissement pour pouvoir aider les autres et la société!
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