Je voudrais que tu arrêtes de me promettre un avenir un jour, et que le lendemin tu me dises que rien n'est plus incertain que notre relation. Tu vas pas bien, je le sais, moi aussi je vais mal. Toi tu vas mal parce que tu te prends la tête avec des futilités, parce que t'as acheté un iPhone 4 et que ça va être serrer ce mois-çi mais t'as aucune dépense à faire, t'habite chez tes parents. Moi je vais mal parce que la santé de ma mère se dégrade, parce que je sais pas où je vais vivre en Septembre, que je sais pas si je vais trouver un patron pour cette fichue formation, et que du coup, par la même occasion perdre ma place dans l'école. J'ai peur, tout le temps, à chaque instant. L'avenir me fait peur, parce que rien n'est plus incertain que lui. Tu me fatigues, à tout le temps critiquer tout et tout le monde, tu me fatigues à t'en prendre à moi parce que tu vas sois-disant mal, je suis pas ton bouc-émissaire, je suis une personne avec un coeur et une conscience et la seule conscience que j'ai aujourd'hui c'est que tu me fais mal. Tu me fais mal comme personne à reporter tous tes défauts sur moi parce que t'as trop les boules de t'en prendre à toi-même, tu me fatigues à m'engueuler tout le temps alors que j'ai rien fais.
Je suis fatiguée. J'veux plus me dire que j'ai que 18 ans, et que si tu me quittes demain c'est pas grave parce que je m'en remettrai, qu'il faut que je vive l'instant présent tant que t'es là et peu importe ce qu'il arrivera demain. Non, je veux plus. Parce que ça fait 3 ans que ça dure et j'en ai marre. Je veux des certitudes. Des putains de certitudes qui me donneront au moins une confiance en l'avenir. Alors, dis-moi, soit tu crois en nous, soit tu n'y crois pas, mais là faut que tu choisisses. Sois je pars maintenant, sois je pars jamais. Choisi.
Je suis fatiguée. J'veux plus me dire que j'ai que 18 ans, et que si tu me quittes demain c'est pas grave parce que je m'en remettrai, qu'il faut que je vive l'instant présent tant que t'es là et peu importe ce qu'il arrivera demain. Non, je veux plus. Parce que ça fait 3 ans que ça dure et j'en ai marre. Je veux des certitudes. Des putains de certitudes qui me donneront au moins une confiance en l'avenir. Alors, dis-moi, soit tu crois en nous, soit tu n'y crois pas, mais là faut que tu choisisses. Sois je pars maintenant, sois je pars jamais. Choisi.


Revenez, s'il vous plaît. Je ne peux pas vivre sans vous. J'avais, j'ai tellement besoin de vous pour vivre, pour supporter. Comment la vie a t'elle pu nous faire ça ? Comment l'horreur a t'elle pu arriver ? Elle était tapie dans l'ombre, elle attendait, elle attendait d'enclencher le couperet qui allait nous tomber dessus. Tout a basculé du jour au lendemain. Je suis allée là-bas ce mardi de février, vous étiez en congé et on m'a annoncé que vous étiez mort. Depuis, je vis une sorte de cauchemar éveillé. Les jours, les mois, les saisons ont passé, mais moi, moi je reste immobile, moi je suis toujours là, assise, ce jour de février, à entendre l'inentendable. Je n'ai pas réussi à me séparer de vous. On ne m'en a pas donné le temps, la possibilité, le décision. On a avorté notre histoire, notre relation, notre fusion. J'étais collée à vous, je vivais en vous et vous viviez en moi. Je suis morte avec vous ce jour là.