Bon. Toujours aucune avancée dans la définition de ma relation avec le Surfeur.

Je sais pas pourquoi cette semaine je m'attendais à ce qu'on en discute. Sans doute parce que j'ai été particulièrement mal et qu'il avait l'air de vouloir de moi même dans mes mauvais moments. Du coup avant de le voir hier soir j'avais préparé un tas de répliques : "bon si jamais il évoque ça, tu lui balance ça d'un coup, il sera obligé de répondre

". Mais finalement rien, j'avais oublié à quel point on était dans l'instant T lorsqu'on était ensemble.

A un moment je lui parlais de mon père (d'ailleurs j'en ai trop dit je regrette un peu

) et j'ai été particulièrement virulente à l'égard d'un des membres de ma famille. Il m'a écouté parler en me tempérant, j'espère qu'il ne m'a pas pris pour une brute mais j'avais vraiment besoin de vider mon sac. Et à la fin il m'a sorti : "toi tu es super pudique mais ça veut pas dire que tout le monde l'est". Il a dit ça comme si c'était une évidence pour lui et qu'il m'avait cerné dès le début. S'il croit que je suis une pudique des sentiments on va pas aller loin tous les deux.

Mais c'est vrai qu'en sa présence j'ai un peu du mal. Je me comporte toujours avec lui comme si c'était le premier RDV ou comme si on allait jamais se revoir. Par exemple je met toujours dix mille ans avant de le câliner. Et en dehors de chez lui il a de la chance si j'ose ne serait ce que lui prendre la main.

Ca me fait bizarre parce qu'avec mon ex on était du genre très tendre, on se faisait des papouilles partout, c'était mon mec quoi.

Pourtant le Surfeur je le trouve archi attirant, j'ai toujours envie de lui sauter dessus, mais je sais pas pourquoi je me tempère tout le temps.
Bon mais apparemment on est amené à continuer notre petite relation comme ça. Dans trois semaines il part un mois entier à l'autre bout du monde. Et ça fait plusieurs fois qu'il évoque ce voyage en m'incluant dans ses phrases, du style "je t'enverrai des lettres" ou "lorsque je reviendrai on fera blablabla". Il m'a même sorti de façon très maladroite qu'il ne fallait pas que je l'oublie lorsqu'il sera parti.
On verra bien. Je vis tellement au jour le jour avec lui et dans la vie en générale que ça me paraît un peu surréaliste de me dire que je ne le verrai plus pendant un mois mais que je serai sensée "l'attendre".