@GangstaMerguez. : idem si ça ne vient pas dans le mois, ça ne viendra jamais. Le truc qui m'est souvent arrivé c'est de rencontrer un mec, de ne pas le trouver beau du tout (mais vraiment, du genre à me dire "ouh le pauvre garçon"

) et puis au fil des semaines, d'apprendre à le connaître et de le trouver super canon, bien plus que tous les autres types de la terre réunis. Mais bon, ça se fait en quelques semaines maximum, une fois que j'ai commencé à cerner sa personnalité.
A contrario je suis sortie avec des hommes que je trouvais beaux, sympa, intelligents etc, mais pour qui je n'avais pas "les papillons dans le ventre", donc je me disais "allez ça viendra", et au final la situation s'enlisait et ça finissait souvent en drame

. Du coup je me disais (et on me disait) que je crachais dans la soupe, que j'étais trop difficile, je me forçais encore plus et voilà comment on crée des traumatismes pour tout le monde

!
Ce n'est pas une question d'immaturité, c'est juste qu'au final il n'y a rien de moins réfléchi, de plus instinctif et spontané que l'attirance. Si on commence à vouloir régenter ça comme une entreprise et à tout rationnaliser, alors on est vraiment mal barré-es je pense

parce qu'après tout, c'est ça la beauté de l'amour / l'attirance / du sexe. C'est bien ce côté incontrôlable, cette pulsion, le fait que ça puisse nous emmener sur des chemins imprévus et insoupçonnés. Après on a tou-tes des "critères" de base (quête du respect, de tel ou tel type de relation...) mais selon moi il ne faut pas s'imposer un cahier des charges. Et donc, ne pas culpabiliser si on recale quelqu'un de "parfait en apparence". Quelqu'un de parfait en apparence ne l'est peut-être pas pour soi, ne fait peut-être pas écho à nos ressentis, et puis s'il fallait être parfait-e pour être aimé-e alors ce monde serait encore plus triste. Je ne sais pas si c'est une question hormonale, de personnalités, de "fréquence vibratoire" ou quoi, mais en tout cas je suis persuadée qu'il vaut mieux éviter le plus possible de calculer ce genre de choses. Exception faite pour les gens qui se retrouvent toujours entraîné-es dans les mêmes schémas de relations abusives / douloureuses : là oui, il y a matière à travailler. Mais s'il n'y a pas ce genre de soucis, je ne vois pas pourquoi on irait trop gratter.
Et puis les gens qui exhortent à tenter, ça m'énerve au plus haut point ! Je vais pas sortir / coucher avec quelqu'un juste parce qu'Untel et Machine le trouvent sympa ! Je trouve ça hyper violent, toutes les fois où je me suis forcée n'ont fait que me faire perdre confiance en moi et me dégoûter un peu plus des relations. On parle de plus en plus du consentement, je pense qu'il est fondamental d'être à l'écoute de ses désirs et que les autres n'ont aucun avis à émettre là dessus. On se connaît suffisamment soi même pour savoir comment on fonctionne, ce qui nous plaît ou non.