Bilan du mois de janvier: 9/100.
Petit mois niveau lecture. J'ai été malade, pas motivée, pas conquise par mes lectures. J'ai dû m'accrocher plus d'une fois pour terminer.. pas cool.
10. Un livre dont le titre contient un nom de lieu:
Le livre des Baltimore de Joël Dicker
Il est plutôt connu ce roman, on nous a bien bombardé niveau com' avec celui-ci et les autres romans de Dicker. Je n'avais encore rien lu de lui.
C'était sympathique. J'ai bien aimé cette amitié indestructible entre cousin, cette rivalité entre les oncles qui se retrouve chez leurs fils.
J'imagine surtout que c'est le côté page turner a fait le succès du livre. En tout cas ça n'est pas une lecture très mémorable. Parfois un peu tiré sur les cheveux, avec tout un mystère autour d'un Drame (avec un d majuscule) dont la révélation n'était pas à la hauteur de mes attentes (ça part en sucette trop vite et sans logique à mon goût. On sent bien que ces événements ont été forcés pour ajouter du piment à l'histoire).
21. Un livre d’un·e auteur·ice qui a écrit plus de 10 livres:
Faute de preuves de Harlan Coben
Pareil que pour Dicker, c'était mon premier roman de Coben… et je me suis forcée. J'ai eu un gros manque d'intérêt pour ce livre, un manque d'empathie pour le personnage principal dont je ne me rappelle même plus. Ne ne me souviens que des motivations du/de la coupable parce que pour une fois j'étais presque d'accord avec sa logique ! Après c'est vrai que j'ai choisi ce roman au hasard et que je devrais peut être lire un des plus gros succès de Coben pour me faire une idée.
32. Un livre qui parle de nourriture:
Les délices de Tokyo de Durian Sugekawa
À l'inverse j'ai vraiment apprécié les Délices de Tokyo. Une belle histoire avec un fond sur la lèpre qui est un sujet que j'ai rarement vu exploité. J'ai trouvé une certaine poésie dans l'histoire de cet homme coincé par sa dette dans un travail redondant qui ne le passionne pas, ou bien cette jeune fille arrachée à sa campagne et à sa famille pour toujours. C'est court, mais comme souvent avec la littérature japonaise c'est exactement la bonne longueur pour ne pas varier du sujet.
33. Un livre qui fait partie d’une saga:
Les Royaumes du Nord de Philip Pullman
Un classique de mon enfance que j'ai déjà lu plusieurs fois et que j'ai relu quinze ans après pour voir si la magie était toujours là.
Qu'est ce que c'est bien écrit. Les personnages sont vraiment bien traités. Mais qu'est ce que j'ai eu du mal à le finir !
Sans doute parce qu'il n'y a plus de suspens à force de le relire, et que j'ai désormais du mal avec les enfants qu'on traite comme des adultes dans les romans. Lyra n'a pas l'âge des responsabilités et des libertés qu'on lui donne et ça me fend le cœur mais ça m'a démotivé pour relire la suite. Il faut croire que je ne suis plus l'ado que j'ai été. Et puis il y a eu cette terrible adaptation dont les images me sont revenues au fil de ma lecture. Tellement dommage !
35. Un livre de SFFF (science fiction, fantastique, fantasy):
Salem's Lot de Stephen King
Un gros pavé dense comme King les aime. L'auteur le décrit comme l'un de ses plus terrifiant, un hommage presque au Dracula de Bram Stoker. Les critiques disent que c'est un de ses meilleurs. Du coup j'ai lu ça à toute vitesse, persuadée de retrouver l'angoisse et le suspense que j'avais trouvé avec Misery, Carrie et Simetierre. Et puis au bout de 500 pages (une fois mon personnage préféré mort, tiens tiens), j'ai perdu toute motivation. C'était long, prévisible et trop touffu comme souvent avec King. Je salue quand même l'exploit de nous faire visiter toute une ville dans les moindres recoins, comme avec Ça et Dôme. Mais ce n'est pas pour moi, malheureusement.
43. Un roman qui apparaît dans la liste des 101 romans préférés des lecteurs du Monde
Bonjour Tristesse de Françoise Sagan
Une relecture. Sans doute ma lecture préférée de janvier. Je partais sur une valeur sûre en même temps.
51. Un livre qui parle de lutte sociale :
Combats et métamorphose d'une femme de Edouard Louis
Je lis Édouard Louis surtout pour les histoires sur son enfance. Ça n'a rien de très original, c'est légèrement sordide, on dirait un épisode de Strip Tease.
Bon. Au bout d'un moment ça tourne un peu en rond. Je me demande bien ce qu'il aura encore à écrire plus tard. Après avoir écrit sur lui, sur son père, sur sa mère, aurons nous le droit à la fratrie Bellegueule ? Je serais eux, je me ferais du mauvais sang parce que ces portraits ne sont pas très reluisants.
71. Un livre qui réécrit l’Histoire (et si Hitler avait réussi le concours des Beaux-Arts..?)
Une enquête des sœurs Brontë : la mariée disparue de Bella Ellis
Les historiens sont en discorde. Peut-on parler de réécriture quand on atteint un tel niveau de réalisme ? Qu'en sait-on ? Les soeurs Brontë ont peut-être bel et bien élucidé ce mystère.

C'était la lecture commune de décembre-janvier. A lire en remplaçant Brontë par un autre nom de famille pour obtenir un petit cosy mystery sympathique, au lieu de s'attarder sur la réécriture grotesque des soeurs.
95. Un livre appartenant au genre du nature-writing :
Là où chantent les écrevisses de Delia Owens
J'ai été enchantée par les 200 premières pages. J'ai adoré le personnage principal et toute la partie sur son enfance dans les marais. Sa survie dans un schéma familial et social compliqué, sa débrouillardise, son courage. C'est très bien écrit, ça se lit avec plaisir. Et puis je suis tombée malade, j'ai eu des invités quelques jours, bref je n'ai quasiment rien lu pendant toute une semaine. Je n'ai pas réussi à raccrocher après coup, je me suis même forcée pas mal sur la fin. Toute la partie sur le crime et la vie amoureuse de Kya m'a beaucoup moins intéressée. J'aurais préféré 400 pages sur cette petite sauvageonne des marais et son auto apprentissage de la vie.