Hey! Premier post de l'année. 6 livres lus en janvier, combien vais-je réussir à intégrer au challenge ? 
Je fais le 100, avec pour objectif d'améliorer le résultat de l'an dernier (77/100, de mémoire).
50. Un livre qui parle de ruralité
Les Filles du Coin, Yaelle Amsallem-Mainguy
Sur la jeunesse populaire rurale au féminin (parce que quand on parle de jeunesse populaire (rurale ou pas), on parle plus souvent au masculin qu'autre chose, souvent sans s'en rendre compte. L'autrice a travaillé sur plusieurs territoires (sinistrés ou attractifs : Bretagne, Chartreuse, anciennes régions industrielles) et mené des entretiens avec des jeunes filles (collège, lycée, études ou vie active/chômage/parentalité). Se lit plutôt bien mais j'ai préféré Ceux qui restent, de Benoît Coquard (qui intègre une dimension genre à son étude).
Une chose qui m'a marquée : comment le manque de capital économique (on parle de famille très pauvres, aux logements précaires parfois insalubres) empêche l'acquisition d'un capital social : on a honte d'inviter et donc on ne peut pas rendre la pareille si on est invitée (et donc on n'est plus invitée), on n'a pas de moyen de transport à disposition, les parents sont eux-mêmes exclus des cercles de sociabilité villageois (club de foot, maison rurale, mjc...).
Ce sont des profils de jeune fille que je ne rencontre pas : celles qui font un bac pro aide à la personne ou métiers du tourisme (en Chartreuse...).
51. Un livre qui parle de lutte sociale
Exit West, Mohsin Hamid
Un roman qui suit le parcours d'un couple de jeunes migrants. Le flou qui entoure leurs circonstances (je pense à la Syrie mais ça pourrait être un peu n'importe quel pays du Moyen-Orient) participe de la volonté d'en faire un conte (touches de réalisme magique) à valeur universelle. Je ne trouve pas cela pleinement réussi : l'auteur s'attache à nous décrire (plusieurs fois!) certains aspects de la personnalité / vie intérieure de Nadia et Saeed tout en en laissant d'autres complètement dans l'ombre. Il y avait un côté ombres chinoises à tout ça : pas assez de profondeur. Mais j'ai apprécié les vignettes grâces auxquelles on accédait à d'autres vies de personnes touchées par la migration.
53. Un livre dont le personnage principal fait partie d’une minorité
Girl, Woman, Other, Bernardine Evaristo
Très agréable lecture. On suit le destin d'une dizaine (?) de femmes Britanniques noires, parfois lesbiennes ou bisexuelles sur tout le 20e siècle. Cela se lit comme une saga (il y a quelques références à Dickens posées ça et là). Evaristo joue avec différents registres (le tweet, la critique littéraire, la 4e de couverture, l'émission de radio ou de TV faussement intello...). Peut-être certaines discussions sont-elles un peu courtes (c'est du niveau opinion piece du Guardian) mais j'ai aimé le foisonnement de toutes ces vies, la manière dont elles pouvaient se rencontrer...
Rajout : on lui avait donné le Booker prize (qu'elle avait partagé avec une autre autrice) en 2019 pour ce roman. Il me fait un peu penser à Mrs Dalloway aussi : toutes ces vies que l'on suit, qui finissent pas se rencontrer (la fête de Mrs Dalloway / la première de la pièce du premier personnage), la description de Londres...
63. Un livre où les animaux sont importants
Manifeste Animaliste, Corinne Pelluchon
J'ai eu un peu de mal avec le style au début, même si j'aurais du m'y attendre (c'est, comme son titre l'indique, un manifeste : donc style pamphlétaire un peu lapidaire). L'autrice a le courage de proposer des mesures concrètes pour améliorer le sort des animaux. En la lisant, je me disais "ça ne passera pas". Mais ça passera d'autant moins si personne n'en parle.
64. Un livre de vulgarisation scientifique
Les grandes Oubliées, Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes, Titiou Lecoq
J'aime bien cette autrice en général. Pour le coup, je trouve que le propos est trop vulgarisé (je trouve le ton un brin lourd et l'absence de bibliographie en fin de livre peu pratique). J'ai préféré Ne nous Libérez pas, on s'en charge, une Histoire des féminismes de 1789 à nos jours, de Pavard & al (en toute justice, Lecoq y fait référence), qui allie plaisir de lecture et rigueur.
90. Un livre coup de cœur d’un·e proche
Windswept, Walking in the footsteps of Remarkable women, Annabel Abbs
Un cadeau d'une proche, à qui on l'avait offert.
Un livre qui réunit deux de mes centres d'intérêt : la marche et le féminisme.
Je ne suis pas l'autrice dans toutes ses tocades mais elle m'a fait découvrir ou mieux connaître des femmes qui méritent de l'être (Gwen John, Clara Vyvyan, Georgia O'Keefe...). Parfait à lire au chaud chez soi en février pour rêver des aventures printemps-été.
5/6 femmes
Nationalités :

Je fais le 100, avec pour objectif d'améliorer le résultat de l'an dernier (77/100, de mémoire).
50. Un livre qui parle de ruralité
Les Filles du Coin, Yaelle Amsallem-Mainguy
Sur la jeunesse populaire rurale au féminin (parce que quand on parle de jeunesse populaire (rurale ou pas), on parle plus souvent au masculin qu'autre chose, souvent sans s'en rendre compte. L'autrice a travaillé sur plusieurs territoires (sinistrés ou attractifs : Bretagne, Chartreuse, anciennes régions industrielles) et mené des entretiens avec des jeunes filles (collège, lycée, études ou vie active/chômage/parentalité). Se lit plutôt bien mais j'ai préféré Ceux qui restent, de Benoît Coquard (qui intègre une dimension genre à son étude).
Une chose qui m'a marquée : comment le manque de capital économique (on parle de famille très pauvres, aux logements précaires parfois insalubres) empêche l'acquisition d'un capital social : on a honte d'inviter et donc on ne peut pas rendre la pareille si on est invitée (et donc on n'est plus invitée), on n'a pas de moyen de transport à disposition, les parents sont eux-mêmes exclus des cercles de sociabilité villageois (club de foot, maison rurale, mjc...).
Ce sont des profils de jeune fille que je ne rencontre pas : celles qui font un bac pro aide à la personne ou métiers du tourisme (en Chartreuse...).
51. Un livre qui parle de lutte sociale
Exit West, Mohsin Hamid
Un roman qui suit le parcours d'un couple de jeunes migrants. Le flou qui entoure leurs circonstances (je pense à la Syrie mais ça pourrait être un peu n'importe quel pays du Moyen-Orient) participe de la volonté d'en faire un conte (touches de réalisme magique) à valeur universelle. Je ne trouve pas cela pleinement réussi : l'auteur s'attache à nous décrire (plusieurs fois!) certains aspects de la personnalité / vie intérieure de Nadia et Saeed tout en en laissant d'autres complètement dans l'ombre. Il y avait un côté ombres chinoises à tout ça : pas assez de profondeur. Mais j'ai apprécié les vignettes grâces auxquelles on accédait à d'autres vies de personnes touchées par la migration.
53. Un livre dont le personnage principal fait partie d’une minorité
Girl, Woman, Other, Bernardine Evaristo
Très agréable lecture. On suit le destin d'une dizaine (?) de femmes Britanniques noires, parfois lesbiennes ou bisexuelles sur tout le 20e siècle. Cela se lit comme une saga (il y a quelques références à Dickens posées ça et là). Evaristo joue avec différents registres (le tweet, la critique littéraire, la 4e de couverture, l'émission de radio ou de TV faussement intello...). Peut-être certaines discussions sont-elles un peu courtes (c'est du niveau opinion piece du Guardian) mais j'ai aimé le foisonnement de toutes ces vies, la manière dont elles pouvaient se rencontrer...
Rajout : on lui avait donné le Booker prize (qu'elle avait partagé avec une autre autrice) en 2019 pour ce roman. Il me fait un peu penser à Mrs Dalloway aussi : toutes ces vies que l'on suit, qui finissent pas se rencontrer (la fête de Mrs Dalloway / la première de la pièce du premier personnage), la description de Londres...
63. Un livre où les animaux sont importants
Manifeste Animaliste, Corinne Pelluchon
J'ai eu un peu de mal avec le style au début, même si j'aurais du m'y attendre (c'est, comme son titre l'indique, un manifeste : donc style pamphlétaire un peu lapidaire). L'autrice a le courage de proposer des mesures concrètes pour améliorer le sort des animaux. En la lisant, je me disais "ça ne passera pas". Mais ça passera d'autant moins si personne n'en parle.
64. Un livre de vulgarisation scientifique
Les grandes Oubliées, Pourquoi l'Histoire a effacé les femmes, Titiou Lecoq
J'aime bien cette autrice en général. Pour le coup, je trouve que le propos est trop vulgarisé (je trouve le ton un brin lourd et l'absence de bibliographie en fin de livre peu pratique). J'ai préféré Ne nous Libérez pas, on s'en charge, une Histoire des féminismes de 1789 à nos jours, de Pavard & al (en toute justice, Lecoq y fait référence), qui allie plaisir de lecture et rigueur.
90. Un livre coup de cœur d’un·e proche
Windswept, Walking in the footsteps of Remarkable women, Annabel Abbs
Un cadeau d'une proche, à qui on l'avait offert.
Un livre qui réunit deux de mes centres d'intérêt : la marche et le féminisme.
Je ne suis pas l'autrice dans toutes ses tocades mais elle m'a fait découvrir ou mieux connaître des femmes qui méritent de l'être (Gwen John, Clara Vyvyan, Georgia O'Keefe...). Parfait à lire au chaud chez soi en février pour rêver des aventures printemps-été.
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5/6 femmes
Nationalités :
- France > 1
- Pakistan
- Royaume-Uni >1
Dernière édition :
(je voudrais bien tenter de faire un mix auto-challenge et challenge partagé avec les madzs
)
(même si ce ressenti concerne vraiment la seconde partie du livre, notamment quand il parle de l'ère industrielle et contemporaine. J'avais beaucoup aimé toute la partie sur la Préhistoire).
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