Commentaires sur La Petite Sirène en live-action : ces adorables réactions d’enfants au trailer vont vous faire fondre

Aesma

Poutou Partout, Le Pen Nulle Part
23 Janvier 2014
7 703
34 712
4 104
Je suis en train de me farcir les commentaires de l'article sur la Petite Sirène, y a des trucs intéressants, Andersen aurait peut-être été gay voir trans refoulé (et ça rajoute à la théorie sur le parcours de transition, le passage sur la douleur et la mort qui se transforme en happy end serait aussi symptomatique de l'époque et tant mieux, d'autant que c'est un divertissement pour les enfants, la morale ne devrait pas être "J'aurais peut-être mieux fait de rester à ma place") et y aurait peut-être aussi une histoire d'attirance et de répulsion avec les classes sociales supérieures (Andersen étant prolo mais ayant réussi à grimper l'échelle sociale par son statut d'écrivain sans jamais s'y sentir à sa place)

Par contre y a aussi des trucs très mauvais, ça fait des pamphlets sur le soutif en coquillage d'Ariel qui serait un symbole patriarcal et sexualisant, il aurait fallu qu'elle puisse l'enfiler pour faire du sport quand c'est pratique mais pas tout le temps... C'est un Disney. De 1989. Le soutif en coquillage me semble un bon compromis entre des tétons apparents vaguement cachés par des cheveux et une combi en latex :rolleyes:
 
23 Décembre 2012
5 114
56 560
5 794
20anspasses.wordpress.com
Perso, enfant, j'adorais la Belle et la Bête. Et je ne l'ai jamais vu comme "elle tombe amoureuse de son geolier".
Un jour, j'ai lu l'interprétation des contes de fées par la psychanalise et l'interprétation faite de ce conte a résonné super fort en moi : c'est un conte qui montre que pour une jeune fille qui n'est pas prête au mariage, un homme peut être effrayant, voir repoussant.
Dans le DA, Belle n'accepte aucun des comportements malpolis de la Bête. Elle lui tient tête, elle résiste, elle le met face à ses comportements inacceptables. Quand il lui sauve la vie, elle le soigne tout en l'engueulant. Ca n'est que dans un deuxième temps qu'elle le remercie de lui avoir sauvé la vie.
Et suite à ça, la Bete cherche à s'améliorer. Il cherche comment lui faire plaisir, être plus présentable. Il entre même en empathie avec d'autres créatures, comme les oiseaux.
Et c'est là que Belle s'attache à lui.
Alors que dans le film, je trouve la Bête bien plus malpolie. Quand elle montre sa bilbiothèque, elle le fait en râlant, pas du tout dans la perspective de faire plaisir. Quand Belle dit aimer "Roméo et Juliette", la Bête roule des yeux au ciel.
C'est bien plus un rustre que dans le DA ET Belle s'éprend de lui AVANT qu'il ne change
(sans parler de ces conneries de voyage dans le temps) (par contre je trouvais intéressant le changement de Gaston de héro du village à mec traumatisé par la guerre que les villageois n'aiment pas vraiment. On y perd en représentation de la force mauvaise que peut excercer la normativité, mais pourquoi pas)
C'est intéressant parce qu'on a l'interprétation complètement opposé du dessin animé et du film! Pour moi, le conte ne raconte pas une histoire toxique, le film se défend mais le dessin animé est clairement une histoire de relation toxique avec "syndrome de Stockholm" ou en tout cas gros doutes sur les mécanismes psychologiques qui poussent Belle à tomber amoureuse de la Bête, même si ça ne me dérange absolument pas que des enfants modernes le regardent car c’est pas la pire histoire du tout, et c’est une ambiance quand même bien sympa!
Déjà, le passé de la Bête est explicitement mentionné dans les trois versions. Dans le conte, on nous dit que c'était un homme merveilleux et bon avant sa transformation. Dans le dessin animé, que c'était un homme cruel et mauvais. Dans le film, que c'était un enfant gentil qu'un père maltraitant a transformé en homme instable. Donc dès le début, on nous explique bien que de base, la Bête du dessin animé n'est pas quelqu'un de bien. Pour moi, ça fait du dessin animé non pas un récit sur l'évolution de Belle, comme dans le conte, mais un récit de rédemption pour la Bête, et de base je trouve que c'est un problème d’utiliser l’héroïne pour réformer un homme.
Pour moi aussi, le dessin animé montre réellement une Bête beaucoup plus toxique. D'abord, elle réagit ultra violemment quand elle découvre Maurice et le met au cachot direct, refusant à Belle de faire ses adieux et trouvant tout à fait normal de prendre Belle, qui n'a rien fait de mal, à la place de son père. Dans le film, il ne s'attaque à Maurice que lorsque celui-ci tente de prendre une rose, comme dans le conte (ce qui peut être assimilé à un vol). Jusque là, il le laissait vagabonder dans le château. Ensuite, il accepte que Belle lui fasse ses adieux mais refuse qu'elle prenne la place de son père (ce qui parait légitime vu qu'elle n'a rien fait de mal). C'est elle qui force les choses.
Pour ce qui est de la relation amoureuse qui s'ensuit, je trouve particulièrement problématique dans le dessin animé que Belle se retrouve à faire l'éducation de la Bête et à jouer ses infirmières. Quand j'ai vu le dessin animé enfant, je ne savais pas encore lire et une scène m'avait beaucoup frappée. Au tout début, Gaston critique le livre que lit Belle parce qu'il n'y a pas d'images. Je comprenais que c'était censé être une remarque grotesque et bête, qui montrait que Gaston n'était pas une bonne personne parce qu'en vrai, un bon livre n'a pas d'images. Sauf qu'en tant qu'enfant qui aimait beaucoup les livres avec des images, ça me pertubait beaucoup de réaliser que c'était une remarque de "méchant". En réalité, c'est un moment un peu classiste du dessin animé car on est censés se moquer de Gaston car il ne peut comprendre une histoire que s'il y a des images : il ne sait pas lire. Donc on est dans un univers où on nous dit que ne pas savoir lire pour un homme adulte c'est ridicule... et plus tard on réalise que la Bête ne sait pas lire et que Belle doit lui apprendre. Donc en gros, la Bête n'a vraiment rien pour elle : elle est violente, rustre, analphabète, etc., tout comme Gaston sauf qu'elle sait avoir des moments gentil entre deux accès de violence (Belle doit même lui apprendre à bien se tenir à table et ne pas faire peur aux animaux comme si c’était un gamin, ce qui pour moi est extrêmement problématique à imposer à une jeune femme qui ne sait pas si elle peut partir librement sans risquer la vie de son père et la sienne). Moi, je trouve ça personnellement très questionnable car on peut vraiment se demander s'il n'y a pas un phénomène psychologique dangereux à l'oeuvre qui pousse Belle à éprouver de l'affection pour un homme qui a commencé à lui parler mal et à la menacer et n'a absolument rien en commun avec elle.
Dans le film, la Bête est un érudit, donc effectivement la Belle commence à s'intéresser à la Bête avant qu'il ne change... mais c'est justement parce qu'en réalité, la Bête est l'homme dont elle a toujours rêvé, juste caché par une apparence monstrueuse. C'est plus proche de l'esprit du conte où la Bête est en réalité un prince très beau mais aussi très intelligent. Il doit faire semblant de ne pas l'être, mais c'est bien une personne à la hauteur de Belle dans tous ses aspects. Belle ne doit pas changer la Bête pour tomber amoureuse de lui, mais simplement découvrir quel homme merveilleux il est sans se fier aux apparences. Moi je trouve en tout cas bien moins problématique que Belle tombe amoureuse d'un homme laid et bizarre qui correspond à ses critères intellectuels que d'un homme qu'elle doit simplement réparer, instruire, éduquer et sauver en mode syndrome de l'infirmière.

Ayant dit ça, j’avoue que j’avais lu un article très intéressant sur la création des heroïnes Disney de la fin du 20e siècle et ça m’avait fait reconsidérer la supposée toxicité du modèle offert par la Belle du dessin animé, et c’est aussi pourquoi je trouve le blog Le cinéma est politique souvent très pompeux et à côté de la plaque. Pour leur temps, les heroines Disney furent des révolutionnaires, fruit d’une lutte de coulisse entre les femmes créatrices et les hommes du studio.
Donc je comprends qu’on puisse trouver à la Belle du dessin animé plus de force qu’à celle du film qui est probablement moins novateur pour notre époque même si à mon sens plus féministe.
Et pour revenir au sujet de ce topic, cet article explique bien qu’Ariel était la première princesse de cette nouvelle génération d’heroines modernes, et l’un des dessins animés qui a ouvert le débat sur la place des femmes dans le processus créatif du studio.

Pour le personnage de Gaston, j’ai aussi ressenti l’inverse. Pour moi, dans le dessin animé, c’est un bouffon grotesque qui n’est populaire que parce qu’il est entouré de gens encore plus stupides et mesquins que lui, ce qui rendait sa masculinité bien trop excessive et irréelle pour paraître franchement terrifiante, alors que dans le film, j’ai vraiment eu l’impression que les gens l’appréciaient réellement car c’est un véritable héros, et c’est aussi un homme pas vraiment méchant au début, ce qui en fait un modèle de masculinité toxique bien plus flippant car bien trop proche de ce que vivent les femmes harcelées par “des hommes bien” dans la vraie vie! Donc pour moi, on est encore plus dans la normativité que dans le dessin animé avec cette backstory.

Pour conclure, je ne sais plus qui disait que le conte ne parlait pas du tout de l’émancipation de l’héroïne, mais je ne partage pas cet avis. Les contes de fées paraissent souvent sexistes et datées mais ils ont cela de très intéressants que ceux qui ont pour personnage principal une heroine sont des mondes de femmes où les hommes sont des concepts interchangeables plus que de vrais personnages, ce qui les rend particulièrement précieux : l’héroïne, son antagoniste et une partie de ses alliés sont souvent des femmes et ce sont leurs désirs et luttes qui sont explorés (et même dans les contes avec héros masculin, les personnages féminins sont souvent bien plus riches et puissants qu’on ne le pense).
Bref, dans le conte de La Belle et la Bête, on raconte surtout l’histoire du développement personnel d’une jeune femme qui apprend quelles valeurs contribueront vraiment à son bonheur. Ce n’est pas exactement l’émancipation mais c’est clairement un récit initiatique. Surtout que le livre parle à peine de sentiments amoureux mais plutôt de compatibilité: le mariage final c’est plutôt une façon pour Belle de choisir la vie qui la comblera le plus (aux côtés d’un partenaire bon et loyal plutôt qu’un homme beau et charismatique mais peu fiable comme les époux de ses sœurs) qu’une façon de dire que les femmes rêvent de trouver l’amour absolu.
 

Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
13 Avril 2011
3 597
48 244
5 664
@MorganeGirly Merci pour ton message, il était super intéressant à lire
Effectivement, on a des inteprétations et ressentis très différents
Petite question : dans le dessin animé, où voit-on que la Bête ne sait pas lire ? Tu fais référence à la scène au coin du feu ? Pour moi, ça n'est pas là pour montrer qu'il ne sait pas lire mais juste qu'elle lui montre un de ses livres favoris.
Vu qui était la Bête avant, je serai très étonnée qu'elle ne sache pas lire. En tous cas, je n'ai jamais compris ça.

Pour moi, Belle ne lui apprends rien : la Bête revient à des manières plus humaines progressivement. Dans les limites de ce que lui permet son corps animal. Et justement, Belle elle fait aussi un pas vers lui : boire au bol plutôt qu'à la cuillière. Ils vont l'un vers l'autre. Et lui qui était un prince sophisitqué avant et a passé des années comme Bête réapprend à être humain.

Clairement, la Bête du début est bien plus violente. J'avais bien aimé le fait que le film reprenne l'histoire de la rose coupée.
Mais cette violence pour moi était une preuve de plus de l'évolution de la Bête quand j'étais enfant
Et oui, clairement, c'est plus son histoire à lui. Tout comme c'est plus l'histoire de Triton que d'Ariel. Même si ici Belle a plus un arc narratif d'évolution que Ariel.
Quoique...
J'allais écrire "elle apprend à se détacher de l'apparence monstrueuse de la Bête". Mais en vrai, c'est faux : ça a toujours été les actions de la Bête qui l'ont repoussées, pas son apparence. Ce qui change le message du conte de fée par ailleurs
Donc oui, on peut questionner qu'ils aient fait deux films de suite centrés sur une héroïne mais où l'arc narratif principal est celui du perso masculin principal.

Pour le Gaston du film : le Fou doit les payer en douce pour qu'ils chantent la chanson à la gloire de Gaston. J'avais pas trop l'impression que toute la ville l'adorait du coup.
 
5 Août 2021
364
2 878
194
30
@MorganeGirly

C'est intéressant comme on peut avoir des ressentis différents. Sur à la réaction de Gaston et Gaston face à Belle qui lit j'avais un sentiment différent petite:
Gaston se moque d'elle, lui prend le livre des mains et lui dit clairement qu'elle devrait faire autre chose. Clairement il pense savoir mieux qu'elle se qu'elle devrait faire et aimer.
La bête, au contraire, respecte ses goûts, essaye de se rapprocher d'elle en s’intéressant à ce qu'elle aime et lui offre une bibliothèque parce-que c'est ce qu'elle aime.
Dans le film, la bête lui montre la bibliothèque juste parce-qu'il pense que Belle a des goûts de merde et qu'il veut remédier à ça. C'est vachement moins sympa. Il est plus érudit mais il est également snob et j'ai pas eu l'impression qu'il se soit remis en question sur ça.

Petite je m’identifiais surtout à Belle mais je comprenais aussi la bête:
Il ressemble dans beaucoup de points à un gosse. Il est colérique, impulsif et égocentrique mais il ressent du remord lorsqu'il s’aperçoit du tord qu'il fait aux autres.
Lorsque Belle arrive, il est quelque part forcé d'évoluer.
Il dois sortir de sa bulle de perception pour essayer de la comprendre (Pourquoi elle veut pas diner avec lui? Pourquoi s'est-elle enfuit? Qu'est-ce qu'il pourrait faire pour lui faire plaisir?).
Belle est dans le dialogue et lui pas du tout au début: dès qu'il est contrarié il coupe la discussion en criant. Si on compare la scène où il la conduit jusque sa chambre et la scène où elle le soigne on voit déjà une évolution dans sa façon de gérer une discussion: il accepte de ne plus avoir le dernière mot à chaque fois.
Il apprend littéralement à lire et à manger proprement.
Mais même s'il évolue beaucoup ce ne sont pas des changements modifient qui il est vraiment mais plutôt qui révèlent sa personnalité.
A la fin il renonce à utiliser la force pour parvenir à ses fins. Il laisse partir Belle, il ne se bat avec Gaston qu'après avoir aperçut Belle au loin donc symboliquement après s'être rendu compte de la menace que Gaston représentait pour Belle. Il ne se laisse pas emporter par sa colère et épargne Gaston.
C'est seulement après tout ça qu'il est transformé en homme.
Symboliquement, j'y vois beaucoup un jeune enfant qui évolue au contact de l'autre afin de devenir adulte.
 
30 Septembre 2019
555
1 750
544
27
@Aesma enfin quelqu'un qui partage mon avis sur rebelle!!A chaque fois que je vois ce film érigé en symbole du féminisme j'ai l'impression d'être la seule a le trouver trèèèès problématique (la maman qui a alors qu'elle se conduit de façon intolérable au début du film n'est jamais désigné comme une méchante ou quoi rebelle est montrer comme étant la coupable de tout (on dit clairement que sa volonté d'émancipation a créer le chaos),y a pas de tord partagé ou pas,tout est de la faute de rebelle et elle doit réparer..)mais personne n'en parle (au passage paye ton message envoyé aux enfants vivants dans des familles toxique)
 

Mijou

Pouet Pouet
14 Septembre 2018
1 017
7 639
1 164
Clermont-Ferrand
Par contre y a aussi des trucs très mauvais, ça fait des pamphlets sur le soutif en coquillage d'Ariel qui serait un symbole patriarcal et sexualisant, il aurait fallu qu'elle puisse l'enfiler pour faire du sport quand c'est pratique mais pas tout le temps... C'est un Disney. De 1989. Le soutif en coquillage me semble un bon compromis entre des tétons apparents vaguement cachés par des cheveux et une combi en latex :rolleyes:
Je ne partage pas forcément ton point de vue (ni celui de l'article d'ailleurs) sur tout, mais c'est toujours intéressant et ça permet d'avancer dans la réfléxion. :)
Par contre, sur ce passage-là, non, je ne suis pas d'accord sur la démarche. On ne peut pas relativiser en replaçant dans le contexte d'une époque quand ça nous "arrange" (c'est dit c'est méchanceté, désolée si la formulation est maladroite), car à ce compte-là, plus rien n'est problématique dans les "vieux" Disneys, ni même dans rien en fait...
Du coup, si on part sur la remise d'une oeuvre dans son contexte, pour moi, il n'y a même pas espoir qu'il y ai une métaphore de la trans-identité dans un Disney de 1989...
Par contre, une métaphore du "il faut souffrir pour être belle et changer pour mettre le grapin sur l'homme que l'on aime", ça me parait clairement plus crédible, d'autant plus qu'on ne parle absolument plus de la soif de connaissance d'Ariel dès lors qu'elle peut cotoyer le Prince (vite faite avec la sortie en calèche, et encore à mon avis c'est plus pour le ressort comique de son côté enfantin et de la poudre aux yeux pour faire croire qu'elle s'éclate dans le monde des humains). On ne la voit pas lire, ni explorer le monde par exemple (sa seule sortie c'est en mode romantique avec le Prince où elle est dépeinte en manipulatrice séductrice pour se faire embrasser et rester humaine), par contre, changer de robe et se coiffer en rêvant à son amoureux, ça... Et ça se finit par un mariage, c'est tout, on ne la voit pas parcourir le monde, discuter avec les gens ou engranger des connaissances... Même si elle est plus active que les hérôïnes précédentes, une fois l'amour hétérosexuel rencontré, elle n'est plus active QUE pour arriver à séduire le Prince et se marier avec, fin de l'histoire.

Enfin c'est mon point de vue, j'ai toujours préféré Ariel en sirène badass et maline plutôt qu'en humaine (à mon goût culcul et complétement effacée), d'autant plus que c'est bien le Prince qui finit par tuer la méchante en la transperçant d'un bon gros pénis métaphorique, et sauver tout le monde.
J'irais même plus loin en disant que finalement, c'est Ariel qui provoque une situation catastrophique (la sorcière qui finit par s'emparer du pouvoir du Roi pour faire régner la terreur sur les océans) par pur égoïsme (elle veut retrouver son Prince à tout prix) et c'est uniquement grâce au Prince (qu'elle n'arrête pas d'appeler au secours pendant le dernier quart d'heure) que le monde est sauvé.... Bof du coup, j'aurais préféré voir Ariel sauver la situation en réparant ses erreurs. Bien essayé, y'avait des trucs prometteurs, surtout pour une héroïne Disney, mais non...

C'est justement parce que l'évolution de la société permet un autre regard sur certaines choses qui semblaient ok à une époque à quasi tout le monde qu'on peut prendre du recul sur les oeuvres de notre enfance.
 
M

Membre supprimé 364647

Guest
Enfin c'est mon point de vue, j'ai toujours préféré Ariel en sirène badass et maline plutôt qu'en humaine (à mon goût culcul et complétement effacée), d'autant plus que c'est bien le Prince qui finit par tuer la méchante en la transperçant d'un bon gros pénis métaphorique, et sauver tout le monde.
Mais ?

Je n'ai jamais vu de pénis métaphorique quand j'étais gamine et pas plus une fois adulte. C'est exactement pour ça que je déteste le site du cinéma est politique : ça donne des intentions aux films. C'est très pervers comme lecture ici.
 

Mijou

Pouet Pouet
14 Septembre 2018
1 017
7 639
1 164
Clermont-Ferrand
Alors, comme je viens de voir plusieurs commentaires sur Le cinéma est politique, je vais re-préciser que je ne suis pas d'accord avec tout, ni que je les considère comme un texte religieux. :cretin:

Je trouve juste leur analyse intéressante, bon celle de Mad Max ne m'a pas convaincue non plus d'ailleurs, et j'avoue que parcourir ces analyses a fait changer mon regard sur pas mal d'oeuvres, où je n'avais pas vu de problème au premier abord et passée carrément à côté de certaines choses (je pense notamment à Neuilly sa Mère ou Merci Patron).

Bref, ça permet de réfléchir, c'est tout :happy:
 
Dernière édition :
  • Big up !
Réactions : Saro et Kettricken

Mijou

Pouet Pouet
14 Septembre 2018
1 017
7 639
1 164
Clermont-Ferrand
Mais ?

Je n'ai jamais vu de pénis métaphorique quand j'étais gamine et pas plus une fois adulte. C'est exactement pour ça que je déteste le site du cinéma est politique : ça donne des intentions aux films. C'est très pervers comme lecture ici.
Fait par des adultes, pour donner une certaine image de la société aux enfants par des symboles... Perso, je trouve cela intéressant, car rien n'est hasard dans une oeuvre artistique. Bon là, c'est peut-être un peu trop freudien, c'est vrai, mais on ne peut pas nier le symbole, selon moi, surtout dans le propos global.
Pour ma part, adulte, je l'ai vu la métaphore.
 

Mijou

Pouet Pouet
14 Septembre 2018
1 017
7 639
1 164
Clermont-Ferrand
Je n'y vois qu'une façon efficace de tuer la méchante qui est devenue géante. Tu proposais quoi à la place ?
Alors merci pour l'agressivité gratos, mais désolée, je ne suis ni scénariste chez Disney, ni artiste tout court.
Il y avait surement plein d'autres façon de faire, même chez Disney où il ne faut rien voir de trop gore, ce qui n'est d'ailleurs pas le cas ici, c'est très explicite comme mort pour un Disney (elle m'avait d'ailleurs bien faite flipper quand j'étais gosse) donc ça ne fait que renforcer ma conviction qu'il y a autre chose derrière cette façon précise de mourir car en principe Disney est assez inventif quand il s'agit de ne pas montrer la mort du méchant...
 

Mijou

Pouet Pouet
14 Septembre 2018
1 017
7 639
1 164
Clermont-Ferrand
@Mijou j'ia beaucoup de mal avec le blog que tu cites, je les trouve souvent de mauvaise foi et je ne m'en suis aps remise de les avoir vu qualifier "Mad Max Fury road" de sexiste.
J'irai quand même jeter un coup d'oeil aux articles que tu références mais clairement, je ne suis déjà pas d'accord avec l'aspect patriarcal de la dernière phrase de la petite sirène.
Si on part du principe que l'histoire est autant celle de Triton que d'Ariel, et que c'est lui et non elle qui a un vrai narc narratif qui le fait évoluer, ben cette phrase est là pour valider le changement qui s'est opéré en lui, qu'il a finalement accepté de ne pas chercher à contrôler sa fille, ni à la retenir près de lui, mais au contraire à accepter qu'elle soit qui elle est et heureuse parmi les humains
Mais du coup, appeler un film "la petite sirène", vouloir prétendre raconter l'histoire de cette jeune fille... et en fait raconter celle de son père... Est-ce qu'on peut faire moins patriarcal que cela ?

Je veux bien partir du postulat, un peu moins radical, disons, que c'est l'histoire d'une relation père-fille, mais alors pourquoi la faire forcément se terminer par un mariage où le père n'accepte de laisser partir sa fille QUE pour la marier à un autre homme ? (Je trouve que l'échange de regards entre le roi et le prince à la fin ne laisse d'ailleurs pas de doute quant à la "transaction", elle est complétement exclue de cet échange qui ne se passe "que "entre hommes", de façon bien traditionnelle.)
 
  • Big up !
Réactions : Myrtille Desbois

Les Immanquables du forum

Participe au magazine !
Une info qu'on devrait traiter sur madmoiZelle ?
 
Nouvelle ou perdue ?
Pas de panique, on t'aime déjà !

La charte de respect du forum
Le guide technique &
le guide culturel du forum
Viens te présenter !
Un problème technique ?
Topic d'entraide sur l'orthographe et la grammaire
 
La chefferie vous informe
Les annonces de l'équipe concernant le forum et madmoiZelle
Rendre visite à madmoiZelle
Le médiateur du forum
Soutiens madmoiZelle financièrement
Topic dédié à la pub sur mad
Si vous aimez madmoiZelle, désactivez AdBlock !

Les immanquables
Les topics de blabla
En ce moment... !

Mode - Beauté - Ciné - Musique - Séries - Littérature - Jeux Vidéo - Etudes - Ecriture - Cuisine - People - Télévision

Envie de rencontrer des MadZ ?
Viens trouver le forum de ta ville !

Mode
Le pire de la mode
Ces vêtements qui te font envie
Ta tenue du jour
La tenue qui plaît
Tes derniers achats de fringues

Beauté
Astuces,bons plans économies & dupes
Le topic des vernis
Questions beauté en tout genre
 
Culture
Le meilleur des images du net
L'aide aux devoirs
Tu écoutes quoi ?
Quelle est ta série du moment ?
Quel livre lisez-vous en ce moment ?
Le dernier film que vous avez vu à la maison
Le topic philosophique
 
Société
Topic des gens qui cherchent du travail
Voyager seule : conseils et témoignages
Trucs nuls de la vie d'adulte : CAF, Banque, Mutuelle, Logement etc...
 
Les topics universels
Je ne supporte pas
Je ne comprends pas
Ca me perturbe
Je me demande
J'adore...
Je m'en veux de penser ça mais...

Cupidon
Le topic des amoureuses
Le topic des polyamoureuses
Les Célibattantes