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@Rocksteady
par rapport au côté fantasmé, pour moi ça me semble normal que tous les pays / aires culturelles ne partagent pas le même "fantasme historique". Selon notre histoire et surtout selon la vision qu'on a de notre histoire (donc celle qui est transmise par l'éducation, par le "mythe" historique), on va fantasmer plus facilement sur une période ou une autre. Du coup ça pourrait expliquer qu'on n'ait pas en France les mêmes images fantasmées qu'aux USA, parce que nos histoires récentes respectives n'ont pas laissé la même impression.
Après, franchement je trouve que c'est dur de se prononcer sur des différences de situation entre aujourd'hui et une époque dans laquelle on ne vit pas. Il y a un biais énorme parce que nous sommes bien placées pour voir la richesse et la complexité du monde dans lequel on évolue (disons qu'on l'expérimente). En revanche, à moins d'être spécialiste d'une époque donnée (et encore), on a toujours une vision tronquée d'une époque qu'on ne connait que par des témoignages (qui eux même sont très biaisé), des revues, des pubs, des films... ce sont quand même des médias qui représentent une vision normative du corps, pas nécessairement réaliste.
On peut se demander, quelqu'un qui regarde les Marie-Claire et Elle d'aujourd'hui dans 100 ans, qu'est-ce qui va en ressortir sur notre mode ?
Par ailleurs, si on parle de femmes dans les médias toutes coiffées et maquillées pareil, avec le même physique, c'est typiquement un truc qui ressort aussi dans le cinéma actuel (y'a qu'à voir comment c'est difficile de faire accepter des physiques et des styles physiques différents).
Ils font généralement beaucoup d’heures.
Maintenant un médecin en libéral, son salaire varie beaucoup selon la spé.
Un médecin généraliste doit gagner peut être 7000 euros en province, en faisant pas mal d’heures.
Un médecin spécialiste ça dépend, ça peut aller de 5000€ à 20000€.
Ensuite l’histoire de travailler plus que 35h, ça peut être pour plusieurs motifs : avoir un meilleur niveau de vie et pouvoir se faire plaisir mais aussi permettre aux patients de venir le consulter, car si les médecins se mettent tous à faire 35h ce sera encore plus compliqué d’en voir un.
Oui c’est possible de gagner autant, je pense à certaines spé comme oncologie, chirurgie plastie, médecine nucléaire.
Mais après ça dépend vachement, si tu fais médecine légale tu gagnes très peu ou si tu décides de travailler à l’hôpital (certaines spé c’est quasiment qu’en hôpital) ça reste assez faible aussi.
Il y a une grande disparité en terme de salaire chez les médecins.
Médecin en secteur 1, tu peux gagner très bien ta vie. Il y a des moyennes sur internet mais je pense que si tu bosses pas mal, ça tourne autour de 6000-7000.
Maintenant je sais pas si c’est très logique de comparer le médecin en libéral et l’infirmière en hôpital.
Parce que si tu regardes les infirmières justement, tu as la aussi une grande disparité de revenus entre celles en hôpital et celles en libéral. En libéral, si tu bosses beaucoup tu peux être autour des 3000-4000 euros.
Du coup ça me paraîtrait plus logique de comparer médecins dans le milieu hospitalier avec infirmières et aides soignants dans le milieu hospitalier et ceux en libéral ensemble.
Je veux pas dire de connerie mais par exemple médecin en hôpital en début de carrière c’est autour des 3000 il me semble (pour pas mal d’heures) et infirmière ça doit être le smic.
Donc ce serait bizarre de comparer l’infirmière au smic avec le médecin en libéral, comme de comparer l’infirmière en libéral et le médecin en hôpital.
Eh bien de ce que j’ai vu pour les médecins à l’aide de sources plutôt fiables, on était à une moyenne de 55 heures par semaine.
Ce qui équivaut en faisant un calcul vite fait à 4000-4500 euros pour un 35h.
Pour les infirmiers j’ai pas trouvé trop de sources, mais visiblement 50h (possiblement plus).
Donc pour un salaire de 3000-4000€, on serait sur du 2000-2500€ pour 35h.
Donc si on compare au milieu hospitalier ça fait bien plus. Maintenant si on compare à d’autres secteurs dans le privé avec le même niveau d’études, je pense que c’est à peu près similaire, ça se vaut.
@seapunk Mouais, la violence est quand même traditionnellement assimilée à un "truc de bonhomme", ce qui inclut forcément les jeux de "pan, pan, boum", les les gens du jeu ont beau être des pixels, ils ressemblent quand même à des humains, en tout cas suffisamment pour que notre inconscient les considère comme tels. Je dis pas que les jeux vidéos transforme n'importe quel pélos en tueur en série, mais les effets positifs sur la violence du joueur semble être un mythe.
@Yoonishan J'ai souvent vu cette association dans des articles de médias anglophones traitant des jeux vidéos et de leur industrie. Et en effet ce type de mécanisme ludique (je ne vais pas parler des jeux en eux-mêmes, il y a quand même une diversité importante et des nuances dans les applications) correspond à un certain nombre d'éléments caractéristiques de la masculinité toxique (la seule émotion négative acceptable est la colère, le rapport privilégié à l'autre est, plus encore que la compétition, la domination, quand l'autre n'est pas purement et simplement réifié, l'interaction fondamentale avec le monde est la violence destructrice, la victoire est le seul objectif valable et justifie tout comportement). Je n'ai pas d'exemple de texte sous la main, mais ça m'a immédiatement fait penser à Chess for men du/de la développeur(e) expérimental(e) Squinky (je ne sais pas trop comment le/la genrer, il/elle utilise le pluriel en anglais), qui, pour un projet d'étude, a poussé à leur paroxysme les codes de la masculinité (archétypale, dans tous ces discours les termes de féminité ou de masculinité ne se réfèrent pas à un attribut incarné mais à un ensemble de valeurs communément associés à un genre dans le paradigme culturel actuel) exacerbée typique du genre FPS et les a appliqués à un contexte de plateau d'échec - le résultat est une parodie qui met effectivement le joueur ou la joueuse assez vite mal à l'aise.