@pikalovescoke : je ne comprends pas, tout le monde apprend à conduire sur des moteurs diesel non ? Ils n'ont que ça dans les auto-écoles il me semble ? (à moins que ton copain ne soit pas en France / n'ait pas passé le permis là bas). Ça pue un peu la vieille excuse pour pouvoir boire sa tasse peinard non

?
Sinon pour le small-talk, je me rend compte que j'aime assez

j'aime bien les conversations légères parfois, ça me détache un peu des choses pesantes du quotidien, et puis tout n'est pas important dans la vie. La futilité fait partie de l'existence, et parfois savoir apprécier un de ces moments de flottement avec une autre personne je trouve que ça fait du bien. Ces petites discussions sans réel fond à l'arrêt de bus, à la caisse au magasin, ou le matin en arrivant au travail, ce sont des moments où je relâche la pression, où je me laisse aller pleinement à être un humain banal et basique, en France, en 2017, où je me sens "comme tout le monde" et non plus "moi en tant qu'individu". Je ne sais pas comment l'expliquer, oui c'est vraiment une sensation de flottement.
Et puis quand j'interagis avec des inconnus je n'aime pas trop me livrer : or si je commence à parler société, politique, sciences, histoire, à donner mon avis, et bien c'est fichu, j'en ai déjà trop dit sur moi.
De même tous les petits trucs cons genre "tu sais pas ce que le chef a dit ?" ou bien "Roger de l'équipe nord s'est fait choper en train de faire des drifts avec son fenwick" (toute ressemblance avec la réalité sera fortuite

) ça fait pour moi partie de la vie en entreprise, une vie où on a le cul entre deux chaises, où l'on est censés tisser des liens avec des personnes mais sans s'impliquer émotionnellement pour autant. C'est ça qui pour moi donne le ton de mon environnement "travail" : c'est un lieu différent de chez moi, de chez ma famille, ou de mon groupe d'amis. Ça permet d'apporter un peu de cohésion dans l'équipe tout en évitant de trop se mouiller (parce qu'on n'en a pas forcément envie, y'a plein de gens au taf avec qui je n'ai pas envie de partager plus que des banalités).