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Membre supprimé 276733
Guest
Personnellement, j'ai souvent l'impression que la plupart des gens autour de moi ne sont pas "assez bien", selon mes critères propres. Je ne considère pas nécessairement ces critères comme universels, mais je pense qu'il ne serait pas sain de faire comme si on en avait pas : cela voudrait juste dire qu'on n'a pas de goûts, pas de préférences, pas d'avis, si ce n'est celui qu'il ne faut pas en avoir.
Donc oui, je le dis : il y a des gens qui ne sont pas "assez bien" pour que j'ai à m'épuiser socialement et intellectuellement pour leur parler. Je pense avoir le droit de choisir d'éviter toutes interactions avec ces personnes quand l'envie m'en manque, et d'imputer ça à un manque de culture, d'intelligence ou de curiosité. J'ai déjà beaucoup de mal à vivre une situation sociale lambda avec des personnes que j'apprécie, alors je ne vous dis pas l'épuisement ressenti face à des individus incapables d'avoir l'esprit critique, le recul et les capacités intellectuelles nécessaires pour suivre une conversation et lui conférer une certaine qualité.
Et parfois, oui, c'est une question d'intelligence et pas seulement de culture. Il y a des gens que je croise et qui sont très cultivés, mais avec qui j'ai du mal à parler parce qu'ils ne comprennent pas toujours cette "culture". Pour moi, il y a clairement deux phénomènes là : ceux qui n'aiment pas les mêmes choses (si quelqu'un a un esprit critique génial mais ne fait que parler de télé réalité, eh bien j'aurais beau me dire qu'il n'est pas bête, je ne vais quand même pas avoir envie de discuter avec lui), et ceux qui sont juste à un autre niveau intellectuel que soi. Ces phénomènes se croisent, même si on peut les dissocier.
Dans le cas où nous n'aimons pas les mêmes choses, je n'ai pas envie de me dire "Je ne suis qu'une snob classiste, je devrais m'obliger à supporter leur contact, ce n'est pas bien" pour autant. En quoi n'est-ce pas "bien" ? Ce n'est pas tant que j'estime avoir plus ou moins de culture que certains, c'est plutôt que ma culture est localisée, elle prend effet dans des sphères auxquelles certaines personnes n'appartiennent pas et ne désirent pas appartenir. Ces sphères sont multiples, mais si je rencontre une personne qui ne veut rien connaître de l'une d'elles, et qui ne fait pas partie de sphères qui puissent m'intéresser, alors je pense qu'on peut clairement dire que le contact entre nous risque de manquer d'intérêt. Et d'en être épuisant. C'est épuisant de s'ennuyer, c'est épuisant de passer des heures de sa vie déjà bien courte à essayer d'échanger sur des sujets qui ne nous intéressent pas. C'est comme si on devait parler de la pluie et du beau temps non stop sous prétexte qu'il FAUT maintenir un contact social avec tout le monde, quelles que soient nos envies. Je trouve cette incitation à la sociabilité stupide. C'est sans doute pour ça que j'ai peu d'amis, mais je ne supporte pas d'être amie avec des gens qui ne sont pas "assez bien" pour moi, non.
Mais pour moi, le pire, c'est le deuxième phénomène. Et c'est là que je peux mettre une "Je m'en veux de penser ça".
Je me faisais la réflexion récemment, en cours : c'est fou le nombre de personnes à ralentir les autres en étant juste "stupides". Chaque fois, je me sens comme piégée, figée dans le temps, à ne plus pouvoir agir sur lui mais à le voir quand même passer. Parce que les heures passent mais les choses ne bougent pas. Je n'ai pas pu m'enrichir autant que je le voulais parce que ces gens n'étaient pas capables d'être à mon niveau de raisonnement et de compréhension.
Des idiots, il y en a, on en croise tous les jours, ils sont majoritaires, et discuter avec eux est parfois abominable. Parce qu'il faut se rabaisser à leur niveau. Parce qu'il faut réussir à leur faire comprendre un point de vue hors d'atteinte pour eux. Parce qu'ils ont souvent des avis très stéréotypés et une culture réduite à quelques "divertissements" de bas-étages. Sincèrement, ce n'est pas une question d'opinions, là, mais de raisonnement, et je ne me dis pas qu'une personne qui a un avis différent est forcément stupide. D'ailleurs, on peut avoir le même avis, c'est pas la question. La question, c'est de devoir accepter de vivre dans une idiocratie survitaminée et de se voir reprocher le fait de ne pas apprécier cette idée. Et de se dire que toutes ces personnes si différentes de moi votent et sont assez majoritaires pour façonner LE cadre dans lequel je vis.
Certes, ce n'est pas toujours de leur faute s'ils sont comme ça, et je ne suis pas là pour discuter du pourquoi certaines personnes sont idiotes mais ne devraient pas se le faire reprocher. Moi, ce que je dis, c'est que je ressens souvent des difficultés à leur contact. On pourra me dire que c'est injuste de mal le vivre, parce je suis privilégiée, parce que je suis HQI (sans doute autiste, aussi, donc ça aide pas d'un point de vue social), parce que j'ai vécu dans un environnement social qui m'a poussée à me cultiver, parce que j'ai été dans des écoles qui m'ont poussée à apprendre au-delà d'un socle commun ridiculement rachitique... Mais cela ne m'empêchera pas de mal vivre le contact de "ceux qui ne sont pas privilégiés".
Et, dans le fond, je n'ai pas envie qu'on me reproche ce point de vue sous prétexte que j'ai eu plus de chances que les autres. Je n'ai pas de chances que les autres soient aussi cons et que je m'en rende compte, non.
Donc oui, je le dis : il y a des gens qui ne sont pas "assez bien" pour que j'ai à m'épuiser socialement et intellectuellement pour leur parler. Je pense avoir le droit de choisir d'éviter toutes interactions avec ces personnes quand l'envie m'en manque, et d'imputer ça à un manque de culture, d'intelligence ou de curiosité. J'ai déjà beaucoup de mal à vivre une situation sociale lambda avec des personnes que j'apprécie, alors je ne vous dis pas l'épuisement ressenti face à des individus incapables d'avoir l'esprit critique, le recul et les capacités intellectuelles nécessaires pour suivre une conversation et lui conférer une certaine qualité.
Et parfois, oui, c'est une question d'intelligence et pas seulement de culture. Il y a des gens que je croise et qui sont très cultivés, mais avec qui j'ai du mal à parler parce qu'ils ne comprennent pas toujours cette "culture". Pour moi, il y a clairement deux phénomènes là : ceux qui n'aiment pas les mêmes choses (si quelqu'un a un esprit critique génial mais ne fait que parler de télé réalité, eh bien j'aurais beau me dire qu'il n'est pas bête, je ne vais quand même pas avoir envie de discuter avec lui), et ceux qui sont juste à un autre niveau intellectuel que soi. Ces phénomènes se croisent, même si on peut les dissocier.
Dans le cas où nous n'aimons pas les mêmes choses, je n'ai pas envie de me dire "Je ne suis qu'une snob classiste, je devrais m'obliger à supporter leur contact, ce n'est pas bien" pour autant. En quoi n'est-ce pas "bien" ? Ce n'est pas tant que j'estime avoir plus ou moins de culture que certains, c'est plutôt que ma culture est localisée, elle prend effet dans des sphères auxquelles certaines personnes n'appartiennent pas et ne désirent pas appartenir. Ces sphères sont multiples, mais si je rencontre une personne qui ne veut rien connaître de l'une d'elles, et qui ne fait pas partie de sphères qui puissent m'intéresser, alors je pense qu'on peut clairement dire que le contact entre nous risque de manquer d'intérêt. Et d'en être épuisant. C'est épuisant de s'ennuyer, c'est épuisant de passer des heures de sa vie déjà bien courte à essayer d'échanger sur des sujets qui ne nous intéressent pas. C'est comme si on devait parler de la pluie et du beau temps non stop sous prétexte qu'il FAUT maintenir un contact social avec tout le monde, quelles que soient nos envies. Je trouve cette incitation à la sociabilité stupide. C'est sans doute pour ça que j'ai peu d'amis, mais je ne supporte pas d'être amie avec des gens qui ne sont pas "assez bien" pour moi, non.
Mais pour moi, le pire, c'est le deuxième phénomène. Et c'est là que je peux mettre une "Je m'en veux de penser ça".
Je me faisais la réflexion récemment, en cours : c'est fou le nombre de personnes à ralentir les autres en étant juste "stupides". Chaque fois, je me sens comme piégée, figée dans le temps, à ne plus pouvoir agir sur lui mais à le voir quand même passer. Parce que les heures passent mais les choses ne bougent pas. Je n'ai pas pu m'enrichir autant que je le voulais parce que ces gens n'étaient pas capables d'être à mon niveau de raisonnement et de compréhension.
Des idiots, il y en a, on en croise tous les jours, ils sont majoritaires, et discuter avec eux est parfois abominable. Parce qu'il faut se rabaisser à leur niveau. Parce qu'il faut réussir à leur faire comprendre un point de vue hors d'atteinte pour eux. Parce qu'ils ont souvent des avis très stéréotypés et une culture réduite à quelques "divertissements" de bas-étages. Sincèrement, ce n'est pas une question d'opinions, là, mais de raisonnement, et je ne me dis pas qu'une personne qui a un avis différent est forcément stupide. D'ailleurs, on peut avoir le même avis, c'est pas la question. La question, c'est de devoir accepter de vivre dans une idiocratie survitaminée et de se voir reprocher le fait de ne pas apprécier cette idée. Et de se dire que toutes ces personnes si différentes de moi votent et sont assez majoritaires pour façonner LE cadre dans lequel je vis.
Certes, ce n'est pas toujours de leur faute s'ils sont comme ça, et je ne suis pas là pour discuter du pourquoi certaines personnes sont idiotes mais ne devraient pas se le faire reprocher. Moi, ce que je dis, c'est que je ressens souvent des difficultés à leur contact. On pourra me dire que c'est injuste de mal le vivre, parce je suis privilégiée, parce que je suis HQI (sans doute autiste, aussi, donc ça aide pas d'un point de vue social), parce que j'ai vécu dans un environnement social qui m'a poussée à me cultiver, parce que j'ai été dans des écoles qui m'ont poussée à apprendre au-delà d'un socle commun ridiculement rachitique... Mais cela ne m'empêchera pas de mal vivre le contact de "ceux qui ne sont pas privilégiés".
Et, dans le fond, je n'ai pas envie qu'on me reproche ce point de vue sous prétexte que j'ai eu plus de chances que les autres. Je n'ai pas de chances que les autres soient aussi cons et que je m'en rende compte, non.