En soit c’est plutôt logique, les gens qui ont de la thune et qui habitent à Paris s’en foutent que les voitures soient de plus en plus limitées. Par contre pour tous les gens d’île de france qui viennent travailler à Paris, sans compter les gens qui bossent avec leur voiture comme les taxis, uber ou artisans tout simplement, oui elle est clairement pas aimée
Mon but n'était pas de lancer un débat sur le bilan d'Hidalgo mais ce que tu décris va tout à fait dans mon sens. Décrire les pauvres populos de banlieue qui ont besoin de leur voiture vs les riches Parisiens en vélo qui ne pensent qu'à leur gueule c'est vraiment une caricature déconnectée de la réalité mais susceptible de convaincre des gens qui ont peur de voir leur vie encore plus compliquée.
La majorité des gens qui vont bosser à Paris n'y vont pas en voiture, ça a toujours été comme ça depuis que je suis née, bien avant la gauche au pouvoir à Paris. Ceux qui viennent bosser à Paris en voiture ont les moyens de se payer l'assurance et l'essence plutôt que le RER ainsi que d'avoir une place de parking réservée. Les embouteillages monstrueux, ça existait déjà il y a 20 ans. La tactique des gens qui habitent en banlieue éloignée et ont les moyens d'entretenir une voiture, ça a toujours été de conduire jusqu'à une gare bien desservie, d'y laisser leur voiture pour la journée et de prendre le train ou le RER, certainement pas de conduire jusqu'à Paris et en petite couronne. Les Franciliens qui ont pas de thunes ont tout intérêt à ce que les transports en commun gagnent du terrain sur la voiture. Et en plus de ça, à l'heure actuelle, la majorité des très grandes entreprises sont basées dans les communes limitrophes (Saint-Denis, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, La Défense, etc.) plutôt qu'à Paris, donc le vélo d'Hidalgo à Paris qui empêcherait les braves travailleurs d'aller bosser, c'est pas franchement un débat si majeur dans la vie quotidienne francilienne et ça relève plutôt de l'ordre du mythe médiatique.
Alors bien sûr qu'il y a quelques cas de professions qui ont besoin de leur voiture parce qu'ils ont du matériel ou qu'ils font des tournées (infirmiers libéraux, artisans, etc.), mais c'est loin d'être représentatif de l'ensemble des travailleurs et j'ai pas forcément l'impression que c'est vraiment eux qui allaient se plaindre partout dans les journaux sauf quand on leur tendait le micro justement pour donner de l'eau au moulin de la droite.
Bref, cette histoire des Parisiens riches dans leur bulle dorée fan d'Hidalgo vs les pauvres banlieusards qui vont galérer sans voiture, ça s'inscrit tout autant dans la construction médiatique que je décrivais.