@Rocksteady je mettrais pas sur le même plan assumer sa pilosité et choisir un amoureux ou une amoureuse...
Et même si ça véhicule de nouveaux modèles et que ça invite à la réflexion de voir des gens incarner des modes de vie alternatifs, tu peux pas tout attendre de ça non plus. Pour moi c'est aux rapports de genre ce que l'injonction à faire pipi sous la douche est à la défense de l'environnement. C'est bien parce que ça permet à chacun chacune de s'approprier la lutte et que ça crée des solidarités, mais il faudrait pas que ça détourne l'attention du rôle des institutions tout en déplaçant la responsabilité des problèmes sur les individus.
En l'occurrence, je note que c'est encore une fois sur les épaules des femmes qu'on fait peser ce type de mission : réinventer son couple, faire des choix de vie politiques, sortir de l'hétérosexualité, etc. J'entends jamais les hommes être appelés à se mettre en couple avec des femmes de leur âge ou plus âgées par conscience politique, par ex (en même temps ça ne me paraît pas plus judicieux que de sortir avec des hommes plus jeunes que soi par militantisme).
Ensuite parce que c'est insidieusement injonctif, culpabilisant, et que ça finit quand même bien souvent par créer des clivages entre "bonnes" et "mauvaises" féministes.
Et enfin parce que comme je le disais, tant que la société est structurée par des rapports de domination, tous ces modèles alternatifs seront susceptibles d'être détournés au bénéfice des hommes. Par exemple, le polyamour est parfois présenté comme quelque chose d'émancipateur pour les femmes par opposition au mariage, pensé comme une institution patriarcale. Pourtant j'ai l'impression que c'est surtout les hommes qui en profitent à balle. Je le voyais sur les appli de rencontres : le nombre de mecs qui se disaient poly ou voulaient une relation ouverte.... Derrière c'était pas des mecs déconstruits et soucieux de sauver les femmes de l'aliénation hétéro patriarcale hein... C'était juste des mecs qui voyaient là une opportunité de multiplier les aventures sexuelles tout en ayant le bénéfice du confort émotionnel (éventuellement matériel) d'une relation. Bien évidemment je ne conteste pas le fait que des femmes puissent individuellement s'épanouir dans ce type de relation, mais à l'échelle collective, tels que se jouent les rapports de genres actuellement, j'ai l'impression que c'est encore nous les perdantes.
En définitive je ne cherche pas à dénigrer ni discréditer les efforts opérés à l'échelle individuelle et les prises de conscience que ça a pu générer. Si ça contribue à faire bouger les lignes, même modestement, ça en vaut la peine. Par contre je commence à saturer de cette rhétorique sur l'action individuelle comme clé de la fin des oppressions, parce qu'elle a clairement des effets pervers.
Et même si ça véhicule de nouveaux modèles et que ça invite à la réflexion de voir des gens incarner des modes de vie alternatifs, tu peux pas tout attendre de ça non plus. Pour moi c'est aux rapports de genre ce que l'injonction à faire pipi sous la douche est à la défense de l'environnement. C'est bien parce que ça permet à chacun chacune de s'approprier la lutte et que ça crée des solidarités, mais il faudrait pas que ça détourne l'attention du rôle des institutions tout en déplaçant la responsabilité des problèmes sur les individus.
En l'occurrence, je note que c'est encore une fois sur les épaules des femmes qu'on fait peser ce type de mission : réinventer son couple, faire des choix de vie politiques, sortir de l'hétérosexualité, etc. J'entends jamais les hommes être appelés à se mettre en couple avec des femmes de leur âge ou plus âgées par conscience politique, par ex (en même temps ça ne me paraît pas plus judicieux que de sortir avec des hommes plus jeunes que soi par militantisme).
Ensuite parce que c'est insidieusement injonctif, culpabilisant, et que ça finit quand même bien souvent par créer des clivages entre "bonnes" et "mauvaises" féministes.
Et enfin parce que comme je le disais, tant que la société est structurée par des rapports de domination, tous ces modèles alternatifs seront susceptibles d'être détournés au bénéfice des hommes. Par exemple, le polyamour est parfois présenté comme quelque chose d'émancipateur pour les femmes par opposition au mariage, pensé comme une institution patriarcale. Pourtant j'ai l'impression que c'est surtout les hommes qui en profitent à balle. Je le voyais sur les appli de rencontres : le nombre de mecs qui se disaient poly ou voulaient une relation ouverte.... Derrière c'était pas des mecs déconstruits et soucieux de sauver les femmes de l'aliénation hétéro patriarcale hein... C'était juste des mecs qui voyaient là une opportunité de multiplier les aventures sexuelles tout en ayant le bénéfice du confort émotionnel (éventuellement matériel) d'une relation. Bien évidemment je ne conteste pas le fait que des femmes puissent individuellement s'épanouir dans ce type de relation, mais à l'échelle collective, tels que se jouent les rapports de genres actuellement, j'ai l'impression que c'est encore nous les perdantes.
En définitive je ne cherche pas à dénigrer ni discréditer les efforts opérés à l'échelle individuelle et les prises de conscience que ça a pu générer. Si ça contribue à faire bouger les lignes, même modestement, ça en vaut la peine. Par contre je commence à saturer de cette rhétorique sur l'action individuelle comme clé de la fin des oppressions, parce qu'elle a clairement des effets pervers.
J'étais à un pop-up de friperie ce matin, qu'est-ce que ça m'a saoulée...musique à fond, très agréable quand tu veux fouiller dans le bac de foulards qui est situé juste à côté de l'enceinte ! Et éclairage uniquement LED rouge et violet 
OK ce resto est super pour bruncher, mais c'était QUAND ? Surtout depuis qu'il y a eu le Covid, les choses ont pu nettement changer, alors c'est toujours très agaçant de ne pas savoir de quand date un avis/article !




Tristesse de constater que le moindre coin de forêt ou de cours d'eau doit être adapté et aménagé pour y caler des jeux, une base nautique complète ou des terrains de pétanque. Ou alors il faut aller loin à la campagne.