@La femme de Frank Pour le coup, pour répondre à ta question, il faut revenir sur les deux usages du langage (puisque ça va plus loin que seulement la langue écrite).
- Dans le cas de genrer et de reconnaitre le genre des personnes non-binaire et/ou agenre, oui le but est que ce soit utiliser par tout le monde. Parce que comme je l'ai déjà dit genrer correctement les gens fait parti du respect de base dévolu à chaque humain et aux codes sociaux de notre société.*
- Dans l'action féministe, lea but/revendication est de rendre les femmes (et les autre minorités dans mon cas) plus visible et que l'humain de base ne soit pas systématiquement l'homme blanc cis hétéro. Le langage inclusif est alors un outils que l'on peut utiliser (je ne force personne à l'utiliser et je ne reprendrais personne s'iel ne l'utilise pas). D'ailleurs, personnellement, je ne cherche pas forcement à faire disparaitre la règle du masculin neutre et qui l'emporte sur le féminin mais plus à proposer d'autres règles et de permettre à tou.te.s de trouver un langage qu'iels leur convient selon les situations. De plus dans ce but de rendre les femmes visibles, j'utilise également d'autres méthodes comme le fait de mettre en avant les femmes qui ont été effacées de l'histoire (cf ma signature), la promotion d’œuvres de fiction avec des personnages variés en genre, ethnicité, orientation, handicap... et créer par des créateurices tou.te.s aussi varié.e.s...
À terme est-ce cela devrait concerner aussi la littérature, voire l'ensemble de ce qui est écrit publiquement ?
Si on parle de personnes non-binaires et agenre, OUI. Sinon, ça serait bien. Enfin (et je ne sais pas d'où vient ce délire) mais NON on ne va pas réécrire les œuvres littéraire déjà existante
(d'ailleurs on n'a pas plus réécrite celle utilisant les accords de proximité comme les pièces de Racine par hasard)
Alors je sais que vous vous positionnez contre cette règle, mais étant donné que l'écriture inclusive est un concept récent et adopté minoritairement pour l'instant, pourquoi corriger ceux qui ne l'utilisent pas dans ce genre de cas ?
Cela dépend des formes

Il est maintenant communément admis que dans une annonce d'emplois, il faut l'utiliser. Et sincèrement sur l'histoire de la langue française, c'est très récent (de mes souvenirs de jeunesses, ça date des années 90). Donc nope ce concept n'est pas si récent et dont l'usage n'est pas si restaint (après ça dépend des formes). De même que la dénonciation du sexisme de la règle qui veut que le masculin l'emporte sur le féminin date de l'invention de cette règle (
cf ici par exemple).
Et puis là par exemple tu donnes un avis qui me paraît t'être personnel, différent par exemple de celui de Vagina Raptor. Tu dis que tu ne veux pas l'imposer, que l'usage prime sur la règle d'une certaine manière, tout comme la réflexion et l'acceptation globale priment sur l'utilisation de la langue. Je ne suis pas sûre que tous ceux qui pratiquent l'écriture inclusive sont forcément d'accord avec ça.
D'abord, chaque personne utilisant le langage inclusif le fait pour des raisons qu'ils lui est propre donc, c'est normal que nos réponses soient variées (minute #NotAll). Après la grosse nuance entre
@AprilMayJune , moi et
@Vagina Raptor, est que dans le cas de ce.tte dernier.e, le langae inclusif est le seul qui permettent de lea genrer correctement (et comme expliquer longuement précédement, ne pas le faire est transphobe) alors que pour
@AprilMayJune et moi, nous ne sommes pas directement concerner par ce mégenrage, on a donc forcement une réaction plus calme.
On ne part pas du même postulat, je considère aujourd'hui le masculin comme symboliquement neutre syntaxiquement, nous n'employons pas le même neutre, mon expression n'a rien de désobligeant pour autant. Je ne veux pas relancer le débat, j'ai déjà lu les moultes discussions, mais jusqu'à présent les règles de la langue française ne me paraissent pas assez dangereuses pour que je change ma façon d'écrire, donc personnellement je n'adopte pas cette écriture pour l'instant.
Que toi, ça ne te dérange pas, c'est une chose mais écoute les personnes que ça dérange. D'autant que pour moi, le masculin/neutre (qui pour moi est un oxymore dans l'énoncé même)
* j'aime à rappeler qu'un député a voulu faire le malin en disant "Madame LE président" alors que la dite-personne avait expressément dit qu'il fallait dire (la concernant) "Madame LA présidentE". Ce gentil messier (surement pas sexiste à ses yeux) s'est pris un jolie amande bien mérité. Si le sexisme de la situation te/vous semble évident, alors l'aspect transphobe de refuser d'utiliser les pronoms et les accords choisit par une personne non-binaire pour parler d'ellui, devrait sembler tout aussi évident.