@LeeAnna_ Bon je ne vais pas revenir sur les propos de ta gynéco, normalement au bout de 40 ans on évolue dans ses pratiques (imagine un constructeur qui dirait : "Mais j'ai toujours mis de l'amiante moi, je connais mon métier" ?) et on sait qu'un projet de naissance n'est ni une liste de courses, ni immuable, ni applicable en cas d'urgence. Ses propos sur l'épisio, sur le déclenchement d'un "gros bébé"... Elle est peut être très compétente en dehors de ça, mais complètement déconnectée des changements, tant du côté des patients (plus informés) que des recommandations (moins invasives). Mais te dire que tu bloques ton bébé... C'est encore plus con de s'improviser psy, c'est pas son métier et c'est faux. Ton bébé n'est pas encore né.e, et c'est déjà de ta faute. Si on applique le raisonnement inverse, qu'est-ce qu'elle pense des femmes qui accouchent prématurément ? C'est normal d'être dans ton état, elle t'as dit que tu n'avais pas ton mot à dire sur un évènement qui TE concerne. Tu avais l'air de dire que la SF de la maternité était réceptive à ton projet de naissance, essaye de te concentrer sur ça, normalement le gynéco n'arrive qu'en cas de souci (ou sur la toute fin dans certaines cliniques privées), donc ça te laisse un long moment pour faire ce qui te convient et voir avec la sage-femme quelles sont les possibilités. Si ton mari connait aussi tes souhaits, il pourra te soutenir (c'est important qu'il soit de ton côté).
Si tu es réceptive, tu peux essayer quelques exercices de relaxation, de sophro (visualiser la naissance telle que tu l'imagines par exemple ("et là, pour la poussée, la gynéco est bloquée aux toilettes par une diarrhée fulgurante, j'accouche accompagnée de mon mari et de ma SF"). Continuer à te faire plaisir dans ces derniers jours : séries, balades, films, bons petits plats, câlins... Il y a certes un côté mécanique (marche, ballon -> bébé qui appuie, donc qui descend et fait travailler le col et les ligaments), mais c'est avant tout hormonal, et celle qui lance les contractions, c'est l'ocytocine (hormone du bien être, de l'attachement et du plaisir)
@Lili-May Pour la recette de gâteau sans sucre, tu peux remplacer le miel par du sirop d'érable ou d'agave
@Nettle Merci d'avoir partagé ton récit en détail, c'est inadmissible que le gynéco t'ait pris en charge de cette façon. Et ne culpabilise pas d'avoir pris la péridurale. D'après ce que tu dis, la sage-femme ne passait que pour les gestes techniques et n'a pas pu/su/voulu t'accompagner autrement. Dans ces conditions, la douleur est ressentie bien plus fortement et il est normal de rechercher un soulagement, quel qu'il soit. Ca fait maintenant bientôt 3 ans que je suis sur ce topic, et d'après la multitude de récits, les filles qui ont accouché sans péridurale on soit eu un travail rapide (donc parfois un accouchement pas forcément bien vécu non plus, selon la façon dont elles étaient préparées et accompagnées), soit un soutien particulièrement rapproché et adapté (je repense notamment à
@Kurouba , avec ses SF aux petits oignons, qui m'avait fait rêver quelques semaines avant ma DPA). Mais à partir du moment où on est livré à soi-même dans une salle de naissance impersonnelle, c'est très difficile de puiser en soi pour tenir face à la tempête. On est beaucoup à avoir souhaité un accouchement sans péridurale, mais à avoir manqué du petit coup de pouce nécessaire de la part de la SF pour tenir (je parle pas forcément de massages pendant des heures, simplement entendre qu'on se débrouillait bien, qu'on avait fait le plus dur, que la fatigue et l'intensité des sensations est normale). Et a posteriori, on se dit qu'il ne manquait pas grand chose, que si on avait su, qu'on aurait pu... Mais sur le moment, on a fait au mieux face à ce qu'on vivait
@Little Skunky Normalement, tu peux accoucher en maternité niveau 1 dès que tu dépasses 34 SA. Le DG n'est pas une contre-indication à un accouchement en niveau 1.
Il faut aussi savoir qu'au dernier trimestre, les estimations de liquide amniotique et de poids par écho sont particulièrement peu fiables et que l'état du col ne permet pas non plus de déterminer de l'imminence de l'accouchement (il peut s'ouvrir légèrement tôt dans la grossesse sans qu'il y ait accouchement prématuré, ou resté verrouillé jusque dans les heures précédent la naissance). Donc il est aussi possible que tu accouches à terme d'un bébé de poids habituel !
@Nimrë A propos de ta crainte que le travail se déclenche avant ta césarienne... Pour un premier bébé, le travail est souvent assez long (au moins quelques heures), donc ça te laisse le temps de te rendre à la maternité à partir du moment où tu as l'impression que ce sont des contractions de travail ou si tu perds les eaux. Et dans l'hypothèse quasi-improbable où tu n'aurais pas le temps de te rendre à la maternité... c'est que tout va bien et que l'accouchement s'est fait sans complications ! Donc comme pour tout accouchement impromptu : appeler le Samu, prendre la position de son choix (pour un siège, c'est souvent à quatre pattes) et laisser le bébé sortir seul sans le toucher (important pour un bébé en siège), le mettre en peau à peau et s'enrouler dans une couverture ou une serviette bien épaisse, ne pas toucher au cordon). Un accouchement par le siège est rare, et donc très médicalisé en France car peu pratiqué et mal connu dans sa physiologie, mais ça reste une variation de la normalité et ça peut très bien se passer sans intervention.
@orianebleue En effet l'épisio n'est pas obligatoire en cas d'instruments (aucune littérature n'appuie son utilité dans ce cas), et en théorie, hors urgence médicale, le gynéco doit expliquer le geste et demander le consentement ("je dois utiliser les forceps pour telle raison, j'ai l'habitude de pratiquer une épisio, êtes vous d'accord ?"). Mais en pratique, ça reste à l'appréciation du médecin et peu prennent le temps de détailler ce qu'ils font.
Je me permets également de revenir sur ce que tu disais à propos de la fatigue que tu ressens. Certes, c'est courant, la fabrication du bébé, l'accouchement et l'allaitement puisent dans nos réserves. Surtout que forceps + épisio = pertes sanguines supérieures à celle d'une césarienne (donc risques d'anémie, de fatigue... qui s'ajoutent à l'épuisement des premiers mois). Cependant, il est important de prendre ça en charge avant que ça mène à un burnout. Il me semble que tu disais avoir beaucoup de trajet en voiture pour te rendre à ton travail, c'est d'autant plus crucial que tu sois suffisamment en forme pour éviter de t'endormir au volant. Est-ce que tu as repensé à ta solution de travailler en 4/5e, au moins pour un temps ? Afin de pouvoir prendre une journée par semaine pour te remettre, et passer quelques heures supplémentaires avec ton fils le matin et le soir, si cela te tient à cœur ? As-tu réussi à te faire arrêter quelques jours par ton médecin pour essayer de récupérer un peu ? Est-ce que des compléments t'ont été prescrits pour tenter de te requinquer un peu ? Prends soin de toi, ce n'est pas anodin, tu n'as pas à serrer les dents
@Lilliy J'ai aussi été très émue par ton récit tendre et drôle

Et quel bel accompagnement par l'équipe.
@Marmotte1234 Le Bigorneau va sortir de sa coquille
