Parlons de la masculinité, ce boulet invisible que les hommes traînent

23 Mars 2016
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@Robinsonne : c'est ce que j'ai essayé de dire là :
Après, c'est sûr que selon le public auquel on s'adresse, on a plus ou moins intérêt à employer cette formulation
Il faut savoir nuancer son propos. Si on cherche à convaincre quelqu'un, ou juste à faire de la pédagogie, ou à sensibiliser, oui, ça vaut le coup de nuancer les propos généraux, et d'avoir recours aux exemples. Quand on est dans un échange de personne à personne, ça vaut le coup d'aller chercher dans le vécu de l'homme en face pour illustrer des faits qui paraissent trop abstraits.

Très sincèrement, ici dans ce forum, je ne me situe pas dans un échange avec des hommes. Y'a des hommes trans parmi nous, certes, mais la transidentité n'est pas soluble dans le patriarcat. Y'a probablement des hommes cis qui nous lisent, mais ici, sur ce forum, c'est à eux de faire un effort d'adaptation. Tout comme, lorsque je vais discuter avec l'amical du ball-trap de trifouilli-lès-oies, c'est moi qui fait un effort d'adaptation.
 
5 Juillet 2017
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un beau lagon
@Gabelote je réagissais plus à la partie où tu disais :

Le problème de formulations plus nuancées "il y a des hommes qui..." ou "des hommes font ceci ou cela", c'est qu'elles permettent un double déni :
- individuellement, tout homme à qui on tient ces propos peut ne pas se sentir concerné (des hommes = parmi les autres, pas moi). Or quand on ne se sent pas concerné on n'a pas de raison de remettre en question sa manière de faire.

Mais je n'avais pas bien lu la suite, juste en dessous :

On a intérêt à la combiner avec des exemples qui impliquent directement l'homme qu'on veut sensibiliser.

Dont acte !
 
12 Octobre 2014
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Il faut savoir nuancer son propos. Si on cherche à convaincre quelqu'un, ou juste à faire de la pédagogie, ou à sensibiliser, oui, ça vaut le coup de nuancer les propos généraux, et d'avoir recours aux exemples. Quand on est dans un échange de personne à personne, ça vaut le coup d'aller chercher dans le vécu de l'homme en face pour illustrer des faits qui paraissent trop abstraits.
Le problème de formulations plus nuancées "il y a des hommes qui..." ou "des hommes font ceci ou cela", c'est qu'elles permettent un double déni

Tes propos sont intéressants et bien expliqués. Après, je ne comprends pas trop la différence entre "convaincre quelqu'un"/"faire de la pédagogie" d'un côté, et "quand on est dans un échange de personne à personne" de l'autre.

Après, je suis d'accord avec toi en général, mais comme dit @Margay et @Robinsonne , certaines personnes peuvent aussi se braquer, notamment des personnes non averties, et c'est normal.
Même ici, on est quelques unes ici à faire du notallmen pour peu qu'on se sente émotionnellement touchées, pour défendre nos proches par exemple, tout comme je le fais parfois aussi pour indirectement prendre la défense de mon meilleur ami homme qui a été victime de violence conjugale, donc c'est une réaction très normale.

Je comprends tout à fait la démarche de dire "les" au lieu de "des", et j'avoue que je sais pas trop comment faire autrement pour que la personne soit réceptive. Les risques que tu cites en ne généralisant pas sont très justes, mais en effet ont aussi le risque de verrouiller le dialogue.
Comment sensibiliser des gens en les faisant se sentir un minimum concernés mais sans provoquer de lever de boucliers? Par exemple si tu devais en parler à un groupe dans un but pédagogique, tu dirais quoi? "les"? "des"? peut-être un "on" très général qui me semble un compromis entre les deux? (quoique je sais pas trop...). J'avoue que je suis actuellement un peu perdue...
Mais c'est en effet une évidence qu'il faut toujours donner des exemples dans un discours pour le rendre le plus clair possible...

Après, ce "les" est une expression avec laquelle je ne me sens pas forcément très à l'aise pour une autre raison, c'est que parler en terme de généralités notamment à des personnes non-averties contient le risque d'occulter les minorités de ce groupe qui sont aussi être elles-mêmes victimes de violences, comme les membres issus de la communauté lgbt ou les hommes victimes de violence conjugale, qui ne correspondent pas vraiment à l'archétype du mâle cis dominant et viril. Je pense que ça peut faire croire à certains que les hommes ne peuvent être que violents et jamais victimes, comme j'ai pu un peu lire dans certains commentaires de journaux en ligne, par exemple lors de l'affaire Maxime Gaget il y a deux ans je crois...

Après, peut-être en effet que tout dépend de la personne que l'on a en face, mais quand on ne connaît pas qui on a en face, c'est difficile; si le "les" est un moyen de faire comprendre que la majorité des hommes sont potentiellement violents et que chaque individu n'est pas à l'abri d'un mauvais comportement, ça peut aussi être un risque de faire oublier à certaines personnes qu'une minorité peut aussi être violentée, et étant donné que j'en connais un dans ce cas, j'avoue que je ne me sens pas 100% à l'aise avec ça...
Hm c'est compliqué tout ça...

si vous me permettez le raccourci foireux, je pense que c'est une problématique semblable aux violences conjugales subies par les hommes... ça existe et c'est important à en parler, mais ça peut détourner la conversation au point d'être centré que sur ça et de (allègrement souvent d'ailleurs) ramener la couverture sur soi en niant que les autres violences existent... et surtout en les cautionnant (et j'inclus de manière passive).

En fait, je dirais que c'est précisément le problème de ces hommes victimes de violences, qui sont silenciés et/ou ridiculisés quand ils veulent en parler eux-mêmes parce que notre société n'est pas capable d'accepter qu'un homme soit la victime d'une femme, et qui sinon sont instrumentalisés par les groupes mascu pour silencier les femmes victimes, ce qui en plus les font passer eux aussi (les hommes victimes) pour des mascu quand ils veulent parler de leurs problèmes. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant qu'il y en a très peu qui parlent de leur situation. L'éducation de beaucoup d'hommes à ne pas se plaindre n'aide pas non plus...

Je pense que le gros problème est que ça touche à la conception de la masculinité même, de l'homme fort, viril, etc..., et notre société patriarcale ne veut toujours pas accepter que les hommes et les femmes soient autre chose que les cases qui ont été prévues pour elleux, même si quelque part, ça bouge un petit peu quand-même sur certains aspects...
Après, si par exemple un homme victime souhaite parler (c'est la meilleure des choses à faire de toute façon : en parler), je pense que la meilleure solution pour éviter le moindre risque que leur prise de parole ne soit considérée comme du notallmen malsain (je veux dire, dans le but de silencier les autres victimes), c'est de rappeler les spécificités de la violence pour chaque genre, afin de ne pas donner cette impression de silenciation. De parler de leur situation mais en tant que situation minoritaire (sans esprit de minoration de la gravité de leur souffrance) dans un contexte de violences faites aux femmes en grande majorité.

Pour entendre/accepter/accueillir, il faut déjà qu'une personne s'exprime ou qu'un élément se présente :lol:
Je pense que la simple reconnaissance et prise en compte des problématiques plus typiquement masculines par les féministes est un pas vers eux, et j'avais déjà évoqué le fait qu'idéalement, pour moi, on serait alliés. Mais porter pour eux des problématiques spécifiques à eux-mêmes, ce n'est pas faire un pas vers les hommes...c'est marcher en les portant dans nos bras!

Je suis d'accord avec cela. Après si je reprends la problématique des hommes victimes de violences, ils sont une minorité parmi les hommes, et la majorité refuse de les reconnaître car des victimes hommes ne rentrent pas dans la case de ce que doit être un homme dans cette société. Pour eux, un homme n'est pas légitime s'il a été victime d'une femme, ou s'il s'est montré "fragile". Du coup, je pense que pour l'instant, les femmes sont leurs meilleur/e/s allié/e/s vu qu'il ne trouvent quasiment aucun soutien chez les autres hommes en étant soit silenciés, soit ridiculisés, soit instrumentalisés, tandis que j'ai l'impression qu'il y a davantage de femmes qui sont enclines à les écouter.
Après, en effet, je suis d'accord que c'est aussi à eux de se prendre en main et de passer aussi par les tempêtes par lesquelles nous sommes passées. Après tout, toutes les femmes à l'époque et encore maintenant n'étaient pas forcément toutes unies à la cause...
Mais si on peut les aider à libérer cette parole, alors je ne dis pas non...

comment ouvrir le dialogue sur des sujets importants quand l'autre n'est pas "disposé" à discuter ?

Pour ma part, je pense qu'il faudrait que eux aussi voient qu'ils ont à y gagner pour s'investir, et sur ce point, je rejoins un peu Margay...
Après, je ne suis pas sûre que cela suffise... il semble en effet que seul le discours ne suffit pas et qu'il faut aussi la lutte, en tout cas pour les droits les plus importants. J'ignore s'il y a des droits qui ont été acquis de manière pacifique ou si tous se sont acquis dans le conflit. Mais pour autant, je pense que le discours est quand-même indispensable malgré tout, même si je comprends le sentiment de certaines personnes comme quoi il serait inutile...

La réflexion est souvent unilatérale. Pas de combat pour qu'en même temps, on introduise la notion de temps partiel universel pour que tout le monde puisse profiter de sa vie et avoir un revenu correct, que le ménage ne soit pas strictement féminin, pas de combat décroissantiste non plus :ninja:

Je suis tout à fait d'accord, et je suis persuadée que ça règlerait beaucoup de problèmes, notamment le temps partiel universel qui rééquilibrerait pas mal de choses... C'est d'ailleurs une mesure qui avait été voulu par la ministre de la famille en Allemagne, si je me souviens bien, il y a quelques années... J'avoue que je ne sais pas si ça a été instauré ou non...
Je connais bien un ou deux hommes de mon entourage qui sont aussi de cet avis, mais c'est une très petite minorité, j'avoue...
 
23 Mars 2016
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Ailleurs
Après, je ne comprends pas trop la différence entre "convaincre quelqu'un"/"faire de la pédagogie" d'un côté, et "quand on est dans un échange de personne à personne" de l'autre.
Dans le passage cité, y'a pas tant de différence que ça, c'est une redondance de ma part.

Par exemple si tu devais en parler à un groupe dans un but pédagogique, tu dirais quoi? "les"? "des"? peut-être un "on" très général qui me semble un compromis entre les deux? (quoique je sais pas trop...). J'avoue que je suis actuellement un peu perdue...
Franchement, ça dépend de beaucoup de choses : le contexte (est-ce que les gens sont là pour ça, ou est-ce que c'est un thème qui est arrivé dans la conversation), la composition du groupe, le degré de sensibilisation des gens... Dans un contexte où j'aurais peu d'info sur le groupe, je penche plus pour des tournures de phrases très neutres du genre "les violences sexuelles sont majoritairement le fait des hommes". Dans la discussion, y'a toujours moyen de nuancer tout en contrebalançant avec des exemples qui vont impliquer l'auditoire masculin qui se retrouvera dedans.
 
2 Juillet 2014
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@Egas
Je pense au contraire que beaucoup de personnes préfèrent un.e partenaire "sensible", empathique, qui communique sur ses émotions, et que d'ailleurs ça a plus de chance de nourrir une vie sentimentale épanouie...
En tout cas mon mec est comme ça, et je pense que l'opposé ne m'attirerait pas....
Et puis l'alternative pour un homme cis c'est quoi? de vivre avec un masque toute sa vie? ne pas pouvoir se confier à la personne qui partage sa vie? c'est quand même pas très enthousiasmant comme idée...
Il y a des clichés à faire tomber, et une masculinité à ré-inventer...
 
22 Mai 2015
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Paris
@Egas Je trouve ça assez intéressant que face à la masculinité toxique, le sujet de cet article, qui doit être un "boulet" pour les hommes en général, et qui est dangereuse et fait perdurer le sexisme aussi, ta première question soit "mais comment je fais du coup pour "choper"". Alors oui, la vie sentimentale c'est important, mais du coup tu refais porter sur les femmes (qui ne seraient donc pas attirées par toi si tu n'étais pas un hôme viril et musclé) la responsabilité de ta non-distanciation avec cette masculinité toxique. Je trouve ça assez parlant, aussi, que tu parles de "stratégie", comme si les femmes étaient des trophées de guerre. Mais peut-être que je pars trop loin, je sais pas. Je trouvais juste ça intéressant à soulever.

Pour ce qui est donc de ta virilité nécessaire pour séduire les femmes : oui, pour certaines ça plaît, l'homme viril et musclé. Mais être comme ça dans un jeu de séduction, ça veut pas non plus dire être comme ça tout le temps, embouteiller ses sentiments et arrêter de faire quoi que ce soit qui remette en cause ta masculinité... Enfin après j'en sais rien, je suis pas attiré.e par les hommes de toutes façons. Mais j'avais l'impression que les femmes n'avaient pas toutes le même cerveau, les mêmes attentes et les mêmes goûts.

(je reviens aussi sur le fait que tu sembles partir dans l'objectif "avoir une copine" plus que "construire quelque chose avec quelqu'un en particulier" (le coup de "ne pas s'attacher à une fille spécifique") ce qui me laisse penser que de toutes façons, tu considères quand même toujours les femmes comme des choses et que t'en voudrais bien une pour te tenir chaud, mais qui alors c'est interchangeable)

Je suis peut-être dur.e dans mes propos, mais je pense que si tu veux déconstruire ton rapport à la masculinité toxique, tu as quand même des réflexes à désapprendre. Et être un mec féministe, je suis sûr.e qu'il y a plein de filles à qui ça plaît.
 

Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
13 Avril 2011
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@Egas Je suis assez intriguée par tes propos, donc pour être sûre de bien comprendre, je me permets de te demander une précision.
Quand tu dis :
Cependant, être musclé, entreprenant (plus globalement couillu), confiant, persévérant, et ne pas s'attacher à une fille spécifique, c'est ce qui fonctionne le mieux. A partir de là, pour expliquer aux mecs qu'être sensible, réservé, avec des faiblesses c'est ok, ça se passe comment quand on veut une vie sentimentale épanouie ?

Tu parles vraiment de vie sentimentale ? Ou tu parles de la possibilité d'avoir des conquêtes ?
Parce que pour le 1er cas, tu as déjà plusieurs filles qui sont venues te parler de leurs copains, qui sont sensibles et heureux en couple. Et ils sont très très loin d'être les seuls, si j'en crois ce que je vois autour de moi. Par contre, rencontrer quelqu'un avec qui on peut vivre une belle relation épanouissante, ben malheureusement, c'est pas si fréquent que ça. Ca demande de la chance, et d'être dans une période de sa vie où on est capable de saisir cette chance. D'autant que certaines personnes tomberont facilement amoureuse alors que d'autres sont plus difficilement séduites par quelqu'un.
Donc qu'on soit le mec viril ou le mec sensible (ou la fille), ça ne change rien : rencontrer quelqu'un avec qui on pourra vivre une belle histoire, ben ça peut prendre du temps. Et ça n'est pas nécessairement dû au fait d'être un mec sensible.

Si tu parles de la difficulté d'avoir des conquêtes quand on est un mec sensible : je n'ai aucune expérience dans le domaine et je veux bien croire que c'est compliqué. Ceci dit, comme l'ont dit les autres filles : c'est aussi compliqué quand on est une fille. Pas toujours parce que ça ne plait pas aux mecs mais aussi parce que certaines filles n'osent pas sortir de certains carcans, n'osent pas assumer une vie amoureuse libérée.
Puis aussi, disons-le, parce que dans le cadre de coup d'un soir, ben la fille 1)risque beaucoup plus que le mec de ne pas prendre son pied au lit 2)va plus facilement craindre de tomber sur un mec dangereux

Là, à chaud, pour répondre à ta question, je dirai qu'un mec sensible qui veut avoir des conquêtes pourrait essayer de trouver des "terrains" dans lesquels ses "défauts" seraient des qualités. Exemple grossier : ses qualités seront peut-être plus facilement reconnues par des femmes fréquentant un club de poésie que par celles qui sont à la salle de fitness
(c'est un exemple super con parce que pas mal de femmes fréquentent les deux, mais c'est pour donner une idée).


EDIT : en tous cas, autant je crois au fait de travailler sur sois pour améliorer certains points (je suis une ancienne anxieuse sociale et je vis mieux depuis que j'ai travaillé dessus), autant je crois que carrément vouloir être quelqu'un d'autre, ça ne marche qu'un temps (d'après mon vécu en tous cas)
 
2 Juillet 2014
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@Egas Je pense que indépendamment du genre, se sentir bien dans ses baskets est un grand avantage pour séduire, et par conséquent s'accepter tel qu'on est, et être bienveillant envers soi-même est bien plus porteur que n'importe quelle stratégie alambiquée. Prendre du temps pour soi et faire des choses qu'on aime sans objectif de ""chopper"". Être patient...
A part ça j''allais dire la même chose que @Growing Entish.
Tu dis être sensibilisé aux questions de sexisme, mais je ne sais pas si tu te rends compte qu'il y a quand même un malaise à venir dire que le plus gros poids de la masculinité telle qu'elle est aujourd'hui pour beaucoup de gens c'est la difficulté de séduire :erf:. Oui c'est pas très marrant, mais de l'autre côté de la barrière c'est pas vraiment le même monde...
Je te donne un exemple. Les images de "mecs virils" qu'on voit partout type Indiana Jones, Han Solo, James Bond vont peut-être faire que des hommes cis complexent, ne se sentent pas à la hauteur, pensent ne pas être capables de séduire. Un mec lambda va regretter de ne pas avoir la tchatche et pas assez de muscles en s'imaginant que ça l'empêche de "conclure". De l'autre côté du miroir, il y a des mecs qui vont se comporter tels que ces modèles valorisés dans la culture d'aujourd'hui. Et ils vont rouler des mécaniques, embrasser de force/par surprise des femmes, ne pas les écouter quand elles disent non... parce qu'ils pensent que c'est ce qu'il faut faire!
Ce type de masculinité est toxique pour tous les genres, mais c'est surtout les femmes qui en souffrent au final... tout le monde a intérêt à ce qu'on fasse bouger les lignes mais certain.e.s plus que d'autres. Et d'ailleurs, si les femmes n'étaient pas autant menacées de slutshaming et d'être cataloguées "salopes" elles seraient aussi plus entreprenantes dans les rapports de séduction!
 
Dernière édition :
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@Egas comme quelques mads l'ont dit avant moi, je suis interpellée par ton questionnement.
D'un côté les codes virilistes qui s'imposent aux hommes sont nocifs : les hommes sont majoritairement à l'origine de violences et sont également majoritairement victimes d'agressions violentes, les hommes sont majoritaires en prison, ils se suicident plus que les femmes, les hommes se tuent plus au travail, les hommes sont plus victimes d'addictions.... (alors j'ai pas les stats sous la main mais ça se retrouve, suffit d'aller sur un site masculiniste :troll:).
Mais d'un autre côté, en ne respectant pas ces normes virilistes, certains vont avoir plus de mal à chopper.
=> le dilemne est insoutenable !!

Ironie mise à part, il faut retenir une chose importante : les normes actuelles sont faites pour un système patriarcal. Alors, elles évoluent, on est d'accord, mais c'est très lent. Actuellement, les normes genrées sont encore favorables aux hommes dans leur grande majorité. Renoncer à ces normes, qu'on soit un homme ou une femme, c'est prendre le risque de renoncer à des privilèges.

Pour ta question, j'ai pas de réponse, mais je vais t'en poser une. Qu'est-ce que tu répondrais à une femme qui aurait le même raisonnement :
"On me dit qu'il faut accepter mon corps comme il est, ne pas me laisser diriger par les normes esthétiques et morales attribuées aux femmes... Mais les mecs préfèrent quand même les filles minces mais pas maigres, aux cheveux longs, sexy mais pas vulgaires, épilées, drôles et intelligentes mais pas plus qu'eux, sympas mais pas niaises, attentives à leurs besoins, sensibles, délicates mais pas fragiles, pas coincée mais pas trop débridée non plus....". Bref, cette fille, tu lui dis quoi pour emballer un gars (au pif, toi) ?
Parce que les injonctions contradictoires pour la séduction, elles existent pour tout le monde. Sortir du patriarcat, ce serait justement sortir de ce système d'injonctions genrées.
 
1 Avril 2012
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C'est ça pour lui être un homme féministe :rire: ?

Surtout que sous couvert d'être "sensibilisé", il se permet de véhiculer des stéréotypes de genre et non content de s'imposer dans un espace où il n'a pas sa place, il prétend en plus dicter les règles du débat

(si quelqu'un a des clichés à sortir qu'il les garde, merci)

le tout sans montrer de respect pour les femmes ("choper"). Je comprends vraiment pas que ça passe crème ici....
 
29 Janvier 2014
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Montpellier
@Tante Clara Ah je n'avais pas vu qu'@Egas se disait féministe, autant pour moi.

C'est juste que j'ai l'impression d'entendre ses questions très très très souvent IRL, venant de mes proches ou non. Et je crois que chez certain homme c'est une vraie souffrance. Et moi aussi ça me soûle qu'à chaque fois quand on parle féminisme ces questions arrivent sur le tapis, mais je me dit aussi que contrairement à quel point ce raisonnement est faux et sexiste tout en arrivant à se détacher émotionnellement de tout ça bah... C'est pas facile. On est nombreux ici à subir des oppressions, et pourtant le chemin vers le féminisme a été pour ma part assez long et je ne peux pas dire qu'il est terminé d'ailleurs. Donc ça ne m'étonne pas tant que ça qu'un homme, qui ne vit pas directement le sexisme ait beaucoup de mal à faire se travail de compréhension et de distanciation. Tu vois ce que je veux dire ? :hesite:

Après, ce qui me fait réagir aussi c'est que mon meilleur ami a eu ce type de réfléxion pendant des années, je lui ai expliqué inlassablement encore et encore et... Un jour ça a marché, il a eu le déclic, il a pris la pilule (:cretin:) J'me dit que parfois ça a l'air décourageant parce qu'on boucle pas mal...

Ah j'sais pas si c'est clair ce que je veux exprimer.

(Après je ne remets pas en cause le fait qu'il ne devrait pas poster ici vu le réglement du forum. Et bien évidémment ce n'était pas contre toi :fleur:)
 

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