J'ai pris le train aujourd'hui, et j'ai glissé dans mon sac Parfums des thés (une anthologie de haïkus autour du thé).
À l'aller j'étais très fatiguée, des ados étaient particulièrement bruyant·e·s (j'avais déjà fui une voiture car un jeune homme téléphonait à sa place, il parlait vraiment fort), alors je lisais cahin-caha. J'ai quand même pris des notes, et j'ai apprécié le début du livre qui décrit une cérémonie japonaise du thé (autrice : Chantal Peresan-Roudil, si j'ai bien recopié son nom).
En tant qu'objet, ce livre m'a réjouie. Le papier choisi, son grammage, la police d'écriture, les illustrations... Tout est luxueux, agréable, jouissif. Ça m'a rappelé quand j'ai réalisé des articles de papeterie (j'ai été amenée à choisir le papier et son grammage auprès de l'excellent groupe Fedrigoni, en grande sensorielle cette expérience m'a marquée...).
Au retour, j'étais assise confortablement, il n'y avait qu'une autre personne aux alentours. Je venais de déjeuner, de voir ma psy, j'étais rassérénée. J'ai donc fini Parfums des thés. Cette fois des images me sont venues, comme avec ce haïku de Damien Gabriels :
thé matinal
la tache de soleil descend
une marche après l'autre
Ou encore :
magasin de thé
les gestes mesurés
de la vendeuse
(Delphine Eissen). J'ai tout de suite pensé à ma boutique de thé préférée et à la vendeuse qui tire la tronche, limite agressive, mais qui est ultra pro et précise.
Bref, un doux et confortable édredon, ce bouquin. Des éclats de lumières, ces haïkus. Dommage que les auteur·rice·s n'étaient pas plus nombreux·ses, ça manquait de variété (les mêmes gen·te·s revenaient encore et encore, dont les deux hommes qui ont coordonné l'anthologie).
-
En rentrant j'ai repris ma lecture de Mr Brown d'Agatha Christie.
À l'aller j'étais très fatiguée, des ados étaient particulièrement bruyant·e·s (j'avais déjà fui une voiture car un jeune homme téléphonait à sa place, il parlait vraiment fort), alors je lisais cahin-caha. J'ai quand même pris des notes, et j'ai apprécié le début du livre qui décrit une cérémonie japonaise du thé (autrice : Chantal Peresan-Roudil, si j'ai bien recopié son nom).
En tant qu'objet, ce livre m'a réjouie. Le papier choisi, son grammage, la police d'écriture, les illustrations... Tout est luxueux, agréable, jouissif. Ça m'a rappelé quand j'ai réalisé des articles de papeterie (j'ai été amenée à choisir le papier et son grammage auprès de l'excellent groupe Fedrigoni, en grande sensorielle cette expérience m'a marquée...).
Au retour, j'étais assise confortablement, il n'y avait qu'une autre personne aux alentours. Je venais de déjeuner, de voir ma psy, j'étais rassérénée. J'ai donc fini Parfums des thés. Cette fois des images me sont venues, comme avec ce haïku de Damien Gabriels :
thé matinal
la tache de soleil descend
une marche après l'autre
Ou encore :
magasin de thé
les gestes mesurés
de la vendeuse
(Delphine Eissen). J'ai tout de suite pensé à ma boutique de thé préférée et à la vendeuse qui tire la tronche, limite agressive, mais qui est ultra pro et précise.

Bref, un doux et confortable édredon, ce bouquin. Des éclats de lumières, ces haïkus. Dommage que les auteur·rice·s n'étaient pas plus nombreux·ses, ça manquait de variété (les mêmes gen·te·s revenaient encore et encore, dont les deux hommes qui ont coordonné l'anthologie).
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En rentrant j'ai repris ma lecture de Mr Brown d'Agatha Christie.


Prudence et Thomas Beresford sont jeunes et fougueux, et j'ai trouvé la proposition d'Agatha Christie pleine de fraîcheur. Un bonheur !
).
Mais elle a, à mon sens, un très grand talent.