@LolaEnCiencia J'aimerai te "rassurer" sur un truc : personne,
PERSONNE, n'est toujours parfait. On peut être la personne la plus gentille, la plus douce, la plus intelligente et la plus concernée du monde, être pétri des meilleures intentions, nous restons des êtres humains dont le cerveau aux milliards de milliards de cellules, a parfois du mal à coordonner ce qu'il se passe. Je comprends tes craintes, j'ai parfois (eu) les mêmes, à me dire qu'il fallait que je rétablisse la barre fissa avant que l'autre ne se lasse définitivement parce que je "lui complique la vie" plutôt que de la rendre heureuse comme je l'aurai aimé.
Quand je te lis dire que tu es soit "trop chiante" soit "trop lisse", je comprends surtout que tu as du mal à adapter ton comportement entre ton caractère, ta manière d'être, ce qui fait de toi, "toi", et ce que tu voudrais être à ses yeux/aux yeux de la société. Comme si tu essayais d'être la compagne parfaite, jamais chiante pour rien et toujours enjouée, qui croque la vie à pleine dent avec le soleil dans les yeux, mais que cette image craque quand tu n'es pas d'humeur, pour devenir "trop chiante". Pour autant, je suis à peu près sûre que ton monsieur t'aime et t'accepte comme tu es, d'où sa remarque de ce matin et le fait qu'il ait voulu te calmer et non pas te planter là en mode "je fuis dès que tu n'es plus l'amoureuse parfaite".
Voudrais-tu être rassurée ? C'est possible. C'est normal. Il n'y a qu'une seule solution, en deux étapes ! (Je ne vais pas te vendre des tupperwares, t'inquiète pas

)
- Premièrement, dis-le à ton homme. Certains sont parfois gauches avec ça, les marques d'affection et de soutien sont parfois des énigmes à déchiffrer pour eux. Mais on ne peut pas avoir d'attente toute particulière si la personne n'a pas une chance de prouver qu'elle en est capable. Et pour ça, il faut le formuler d'abord. Ce n'est pas une tare d'avoir besoin d'être rassuré.e sur son rôle, sur sa valeur, c'est même sain quand ce n'est pas permanent et lié à des problèmes plus graves. Être vulnérable et se permettre de le ressentir, c'est être fort. Tu es forte. Mais tout comme ton corps a besoin de nutriments essentiels pour faire fonctionner la grande machinerie sans accroc, ton âme a aussi besoin de nourriture psychique : c'est l'amour, l'estime et l'attention que nous recevons de nos proches et des gens que nous respectons.
- Deuxièmement, tu peux aussi te rassurer seule. En refaisant le point sur toutes les choses merveilleuses qui te composent, tu reconnais ta valeur telle qu'elle est. Ce n'est pas une histoire de pommade sur l'ego, c'est vraiment une nécessité : si tu veux, tu peux essayer de faire une liste de tout ce dont tu es fière dans ta vie et dans ton caractère. Ou une liste de choses positives que tu as faite aujourd'hui, même si ce sont des choses triviales comme "faire la vaisselle à temps" ou "avoir marché une demi-heure". C'est comme pour un CV, parfois, on se dit qu'on n'a que 2 ou 3 trucs à mettre dessus et puis en creusant, on se rend compte qu'on a fait beaucoup plus de choses que cela... Toutes ces choses, passées et présentes, doivent te mener à deux conclusions :
- Indépendamment des autres, tu es quelqu'un de bien, ta valeur est reconnue par ton entourage et par toi-même
- C'est la globalité de toutes ces choses bien qui font que ton copain est aujourd'hui avec toi et pas une autre. Parce qu'il t'aime, parce qu'il t'estime, parce qu'il n'y a pas "la chiante et la lisse" comme si tu es étais Dr Jekyll et Mr Hyde. C'est juste toi, sa bien-aimée.
J'espère que je ne t'ai pas blessée par mes propos, je voudrais juste te rassurer aussi.

On a tous des petits passages à vide, des moments où on ne se sent pas au top, où on a l'impression d'être à côté de ses pompes entre ses émotions et ce qu'il se passe factuellement dans notre vie.
Mais
ce n'est pas grave de ne pas arriver à être positi.f.ve pendant quelques temps. L'important, c'est de ne pas douter du fait qu'on est quelqu'un de bien, fondamentalement. Et que ça reviendra. C'est sûr.
