Pourquoi les femmes qui ne veulent pas d'enfant je ne les trouve que sur internet ?

(j'ai bien une amie qui n'en veut pas non plus, mais elle ne subit pas les embêtements que sont les miens cette chanceuse !)
C'est franchement dur de ne pas vouloir d'enfant quand au quotidien il n'y a personne pour te soutenir. Je vais avoir 29 ans et je la sens bien violemment la pression sociale. Sans compter celle que je me mets inconsciemment. Je sais que je n'en veux pas depuis que je suis gamine. Déjà à l'époque j'avais les poupons en horreur, je ne jouais pas "à la maman" (on en parle de la débilité de ce jeu ?) et les bébés me faisaient peur. Bon aujourd'hui ça me fait moins peur. Je les tolère. Disons que s'ils ne gâchent pas ma tranquilité ça va.
J'ai toujours droit à des "tu changeras d'avis" (c'est cela oui), "et si ton mec en veut un ?" (il se fera greffer un utérus), "non mais tu peux pas lutter contre l'instinct" (qu'est-ce à dire que ceci ???).
Et encore ça c'est gentil ! Parce que sinon il y a le classique "mais ta vie n'a aucun sens" (si si, le sens de la fin comme tout le monde), l'indémodable "tu devrais te suicider alors parce que ta vie ne sers à rien" (merci beau-papa), et le si scientifique "ah ba oui si t'aime pas les enfants vaut mieux pas que t'en ais tu vas les maltraiter sinon" (Mais .... Mais what ????)
Avec mes collègues c'est compliqué. La plupart ont été étonné, ont discuté avec moi et puis basta on n'en parle plus. Pourtant, souvent, très souvent, TROP souvent, pendant les pauses dès qu'elles parlent enfant elles m'attaquent sur le fait que je n'en veuille pas. C'est systématique. "Ah ba non, elle elle veut pas d'enfant elle connaitra pas ça", "ah oui mais toi t'en veux pas donc tu te pose pas de question". J'ai l'imrpession que ça les ... dérange ? Attriste ?
La pression de la belle-famille est assez violente aussi. Ils ont déjà eu un petit-fils, mais c'est celui de la soeur de mon copain. Et eux ils veulent le petit-fils de l'héritier mâle ! Mon copain est plus jeune que moi, et si moi j'aime déjà pas les enfants lui il les considère à peine mieux que des petits cailloux sur le bord d'une route

Il a eu beau balancer qu'il était stérile le soir du réveillon de noel (c'est totalement faux mais il en a tellement marre des remarques, je vous dis pas la grosse grosse ambiance après

) ça ne change rien. J'ai même eu droit à cette phrase merveilleuse de beau-papa, regard désespéré dans ma direction : "mais toi t'es pas stérile hein ?"
Que je subisse toutes ces attaques quant à mon choix déjà ça me gonfle sévère. Mais mon copain, qui ne veut pas d'enfant non plus, alors lui on ne lui demande même pas son avis. C'est hallucinant ! Il le dit, il le répète, mais en gros on lui répond que "t'inquiète elle te fera changer d'avis". Je trouve ça encore plus choquant que sa volonté à lui soit balayée de la sorte. Clairement il n'est qu'un inséminateur. Charmant. Et puis ça veut quand même dire que c'est pas grave s'il n'en veut pas, il a juste à me fertiliser et puis je m'occuperai du gosse moi, lui ça changera pas grand chose à sa vie.
Mes amies s'y mettent aussi. Elles commencent à pondre et ça m'inquiète. J'ai peur de perdre mes amies, de les voir devenir comme toutes ces personnes qui considèrent que ma vie ne vaut rien si je n'ai pas d'enfant. Ca commence déjà pour l'une ...
Alors qu'en vrai j'ai rien contre les gosses. Je n'aime juste pas la contrainte qu'ils représentent. J'ai même beaucoup de tristesse pour ces enfants que je vois malheureux autour de moi. Et si vous saviez comme j'en vois ... Ca me met dans une telle colère ces gens qui font des enfants avec une totale absence de conscience de ce que ça représente, ou qui n'ont pas les capacités matérielles/physiques/psychologiques de leur assurer une vie stable et heureuse. C'est une vie bordel ! Tu peux pas en faire juste pour "sauver ton couple".
Au fond tout ça, ça me met le doute. Je me pose des tas de questions. "est-ce que je suis normale ?", "est-ce que je vais regretter ?", "est-ce que c'est pas eux qui ont raison ?"
Normalement je suis plutôt le genre à me laisser porter par la vie et écouter ma petite voix intérieure. Mais avec tous ces parasites autour de moi je ne m'entends plus, et ça m'use.