J'aime bien ce débat sur le tourisme, d'autant plus que je me suis rendue compte que j'avais fait pas mal de classisme inconscient durant mon voyage.
@L'Oeil de la Lune : Après, j'ai quand même l'impression - comme toi - que la différence de classe est assez minime. C'est-à-dire que finalement (hors personne qui économise dix ans pour faire "le voyage de sa vie) les gens qui ont les moyens de partir à l'étranger sont ceux qui ont des revenus conséquents et cette culture là. Je prenais l'exemple de mes parents, qui n'ont pas eu les moyens de partir, mais qui pourraient, et pourtant ils n'ont pas cette culture là (pour eux ça équivaut à dépenser de la thune pour un truc "futile", ils ont pas assez confiance en eux etc).
Ensuite, c'est plus une histoire de culture personnelle. J'ai l'impression que mes beaux-parents qui sont plutôt "nouveaux riches" étaient très "voyages organisés" et "club-med", parce que leur culture personnelle était "on travaille beaucoup donc les vacances c'est pour se détendre". Avec mon mec, on est plutôt "profession intellectuelle" donc pour nous ça fait partie du plaisir du voyage de passer du temps à chercher, lister des restaurants, lire des bouquins etc. Faut dire aussi qu'internet permet de faire ça de manière beaucoup plus efficace, donc c'est une question de génération aussi.
Et de culture, les Français ont tendance à beaucoup privilégier ce mode de voyage là, tandis que les américains qu'on a rencontré utilisent beaucoup les voyages "clé en main". Notamment la croisière, qui est très populaire là-bas (d'ailleurs c'est marrant ils font tous "L'Europe"). Ce qui est dingue c'est qu'ils voient pas du tout le tourisme de la même manière : ils aiment bien "l'expérience" et "l'amusement" donc typiquement à la nouvelle-orleans, ça les dérangeait pas du tout de déambuler dans le quartier touristique une bière à la main et de pas sortir de ce périmètre là puisqu'ils pouvaient trouver tous les loisirs dont ils avaient besoin (de l'alcool, des concerts, de la nourriture). Passé trois rues, les seuls touristes qu'on croisait dans le reste de la ville étaient donc ... français. Même les américains avec un haut niveau social voyaient pas trop l'interêt de bouger autour, expliquant que c'était un truc typiquement ... francais.
Je crois que mon plus haut niveau de haine concerne les gens qui veulent faire du tourisme éthique, c'est-à-dire avoir l'indécence de négocier chaque put*** de trucs qu'ils achètent à l'étranger, en revenant avec de grands discours à la base de "ils ont rien et ils nous donnent tout".
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@L'Oeil de la Lune : Après, j'ai quand même l'impression - comme toi - que la différence de classe est assez minime. C'est-à-dire que finalement (hors personne qui économise dix ans pour faire "le voyage de sa vie) les gens qui ont les moyens de partir à l'étranger sont ceux qui ont des revenus conséquents et cette culture là. Je prenais l'exemple de mes parents, qui n'ont pas eu les moyens de partir, mais qui pourraient, et pourtant ils n'ont pas cette culture là (pour eux ça équivaut à dépenser de la thune pour un truc "futile", ils ont pas assez confiance en eux etc).
Ensuite, c'est plus une histoire de culture personnelle. J'ai l'impression que mes beaux-parents qui sont plutôt "nouveaux riches" étaient très "voyages organisés" et "club-med", parce que leur culture personnelle était "on travaille beaucoup donc les vacances c'est pour se détendre". Avec mon mec, on est plutôt "profession intellectuelle" donc pour nous ça fait partie du plaisir du voyage de passer du temps à chercher, lister des restaurants, lire des bouquins etc. Faut dire aussi qu'internet permet de faire ça de manière beaucoup plus efficace, donc c'est une question de génération aussi.
Et de culture, les Français ont tendance à beaucoup privilégier ce mode de voyage là, tandis que les américains qu'on a rencontré utilisent beaucoup les voyages "clé en main". Notamment la croisière, qui est très populaire là-bas (d'ailleurs c'est marrant ils font tous "L'Europe"). Ce qui est dingue c'est qu'ils voient pas du tout le tourisme de la même manière : ils aiment bien "l'expérience" et "l'amusement" donc typiquement à la nouvelle-orleans, ça les dérangeait pas du tout de déambuler dans le quartier touristique une bière à la main et de pas sortir de ce périmètre là puisqu'ils pouvaient trouver tous les loisirs dont ils avaient besoin (de l'alcool, des concerts, de la nourriture). Passé trois rues, les seuls touristes qu'on croisait dans le reste de la ville étaient donc ... français. Même les américains avec un haut niveau social voyaient pas trop l'interêt de bouger autour, expliquant que c'était un truc typiquement ... francais.
Je crois que mon plus haut niveau de haine concerne les gens qui veulent faire du tourisme éthique, c'est-à-dire avoir l'indécence de négocier chaque put*** de trucs qu'ils achètent à l'étranger, en revenant avec de grands discours à la base de "ils ont rien et ils nous donnent tout".