@Little Moi-Même Je reviens sur le sujet de l'implication et de la présence du père.
Je côtoie actuellement deux échantillons de pères: les amis de mon conjoint (ou les conjoints de ses amies) et les conjoints de mes amies ou de mes collègues.
La “bande de potes” de mon conjoint est très homogènes : ils se sont rencontrés durant leur études, ils ont fait connaissance car ils habitaient tous loin et rentrait peu chez leur parents. Tous les représentant de sexe masculin sont très autonomes concernant tout ce qui est “tâches domestiques”. Les mamans n’hésitent pas à laisser les enfants au papa si elles doivent s'absenter plusieurs jours.
(Dans une moindre mesure c’est aussi le cas avec deux de ses collègues papa et deux de ses anciens amis du lycée que je connais)
Les conjoints de ma “bande de copines” ou des mes collègues du travail sont différents : comme elles sont principalement en région parisienne la majorité a vécu chez ses parents durant leur études. La répartition des tâches domestique est plus déséquilibrée et les membres féminin en font beaucoup plus. Si elles doivent s’absenter, les mamans emmènent presque systématiquement les enfants avec elles.
Dans mon cercle amical (de trentenaire) on est donc proche de 50% de père “très impliqués”
Pour l’autre moitié malgré la présence de déséquilibre, il n’y que quelques “papa qui grondent” parmi les conjoints de mes collègues (mais qui sont plus âgées). Ca fausse peut être mon jugement mai je suis plutôt optimiste sur l’implication des futur pères.
C’était un critère fondamental pour moi dans le choix de la maternité. Je n’attendais pas un enfant “dans l'absolue” mais un enfant avec mon conjoint car je savais qu’il serait impliqué (parfois même un peu trop et j’ai parfois eu l’impression de me faire voler ma place).
@Kurouba @Lilliy Je suis aussi convaincue que vous que les oppressions vers les mamans et les Child-free ont la même source : le patriarcat.
Surtout que je ne vois pas quelqu’un qui fait le choix de la maternité et qui sait l’énergie que ça représente acquiescer des idées du style : faire un bébé pour sauver son couple, faire un bébé pour les allocations, faire un bébé pour dire “j’en ai un”,...
Je déteste l’expression “un bébé c’est que du bonheur”. C’est clair que je passe des moment de bonheur parfois intenses avec mon enfant en partie du fait de la pureté/intensité de ses sentiments. Mais c’est aussi beaucoup d’énergie, de contraintes et de responsabilités.
Je partage aussi l’idée des malpolis égoïstes, il y en a dans toutes les tranche d'âges.
@Luonnotar Je vais te répondre concernant ma vision sur le sujet de l’écologie. Je vis en ville dans un appartement n’ai pas le permis de conduire, me déplace à pied ou dans les transport en commun, mange peu de viande.
Dans mes loisirs, je pense que la couture est le plus polluant en raison des matériaux nécessaires, mais en terme d'empreinte écologique je suis dans la partie basse pour l’Europe occidentale.
(Par contre en ayant globalement les même habitudes de vie, mon compagnon prend l’avion plusieurs fois par mois pour son boulot et fait donc partie des 0,001% des plus gros pollueurs de la planète.

)
La question de la surpopulation à tendance à amener sur des sujets super globaux car la population de l’Europe de l’ouest diminuerait en comptant uniquement sur sa natalité.
Pour moi l’argument écologique revient à accepter de prendre pour nous la responsabilité des gros pollueurs, et comme
@Pinceau_ et
@Mama Sara je pense qu’il est tout aussi efficace d'élever des petits écolos déconstruits.
En débordant un peu il y aussi la question de l’état du monde en règle général (Les attentats au Bataclan ont eut lieu peu de temps après que j’apprenne ma grossesse

). Et pourtant il y a rarement eu aussi peu de violence dans le monde (il en reste cependant toujours trop et elle est toujours intolérable pour ceux qui la vive).
Nos parents sont nées sous la menace de la guerre nucléaire, nos grand parents celles des totalitarismes, nos arrière grand parents des guerres impérialiste.
Bien entendu c’est toujours facile d’avoir cette approche statistique et de dire ça derrière mon écran alors que je n’ai jamais été concernée par cette violence.
Concernant mes éléments pour les colonnes qui ont amené mon choix (avec un petit retour d’expérience):
Même si ça peut paraître sémantique, je ne me rappelle pas m’être dit “je veux un enfant alors j'arrête la pillule” mais “j’arrete la pillule car nous sommes prêt à accueillir un enfant”.
J’avais (enfin j'espère sincèrement que je pourrais dire qu’on avait) cette impression qu’on générait assez d’amour, de bonheur et de bienveillance (mais aussi d’aisance matériel ne le nions pas) pour en avoir assez pour une nouvelle personne.
Les mamans qui sont ici sont souvent des mamans de jeunes enfants. Hier et aujourd’hui je projette des images de bonheur partagé futur qui n’arriveront peut être jamais et qui ont pourtant participé à mon choix.
Je m’imagine souvent emmener mon enfant dans des musées ou des zoo et partager les merveilles de la complexité du monde avec lui (comme ma mère l’a fait avec moi ou que je le fais avec mon conjoint) mais dans les faits mon enfant est petit, tient à peine sur ses jambes, ne sais pas encore parler ce qui amène à la réalité suivante :
L’autre jour au parc il était super intéressé par une crotte de chien et aurait voulu l’attrapé (et probablement la mettre ensuite à la bouche car c’est un peu une de ses marotte). comme je l’en ai empêché, il s’est donc mis à piquer une colère/détresse inconsolable qui a duré le temps du retour.
Il n’a donc pas pu découvrir le merveilleux goût des crottes de chien, j'étais pétrie de honte face à ses pleurs inconsolables durant le trajet du retour. Les gens sensibles au bruit ont dû se dire qu’il était bien impoli et que j’étais une mère incapable de le gérer. L’échec total.
Par contre dimanche matin on marchait main dans la main sur la place en bas de chez nous. Il a ramassé et “offert” avec un grand sourire une feuille morte à une dame qui se promenait. Elle l’a remercié pour son présent. Une vrai image d’Épinal.
