@Growing Entish et
@Kopses
Mais est-ce que, lorsque sur une échelle allant du désir au non désir le curseur se trouve au milieu, ce n'est pas tout simplement que nous ne sommes pas encore prêts? Décider d'avoir un enfant est une telle responsabilité que j'ai du mal à imaginer qu'on puisse faire ce choix sans que la balance ne penche fortement du côté "désir". Par contre l'enjeu est effectivement moins grand lorsqu'on choisi de ne pas avoir d'enfant sans être sûrs de soi, déjà parce-que ce choix est reversible dans une certaine mesure, et ensuite parce-que la personne qui se trompe sera la seule à en pâtir.
Après il est évident que tout n'est pas noir ou blanc et que nous évoluons toustes dans des nuances de gris. Le désir ne se construit pas en un jour et il est forcément fluctuant.
@Pinceau_
C'est probablement parce-que les deux argumentaires se valent

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Et cela conforte je crois ce que je disais plus haut: j'ai du mal à imaginer une personne renoncer à la parentalité pour des raisons écologiques, car on peut trouver tout autant de bonnes raisons de faire des enfants.
D'autant que lorsqu'on parle de renoncement au désir d'enfant, on emploi le mot "deuil". C'est très fort, renoncer demande un véritable travail sur soi, c'est long et douloureux, il me semble qu'il faut vraiment avoir une très bonne raison pour se l'infliger à soi-même

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@MaryJAnna
Tu as tout à fait raison. D'ailleurs pour en revenir au bouquin
Épanouie avec ou sans enfant, l'auteur parle aussi des traumatismes et des peurs (qui d'après elle peuvent très bien accompagner un désir):
Elle en liste quelques-unes:
- l'envahissement: lorsque la figure maternelle prend trop de place et qu'il n'en reste plus pour un enfant
- devoir rester un.e enfant: lorsqu'on a reçu l'injonction de rester l'enfant de sa mère
- l'identification maternelle: une grossesse forcerait une identification maternelle qui peut être insupportable
- les injonctions à ne pas avoir d'enfants: lorsque la mère fait comprendre à ses enfants que sa vie aurait été mieux sans eux
- un père qui n'occupe pas sa place de père: absent, incestueux, incestuel
- le fait de s'identifier à une figure paternelle plutôt que maternelle
- la peur de mettre en danger le couple
Je précise au cas où se ce serait nécessaire, que je partage ici cette lecture car je l'ai trouvé intéressante mais je ne sais pas du tout si la vision de l'auteur fait consensus auprès de l'ensemble des psychologues. C'est à prendre comme simples pistes de réflexions...