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Paye Ta Schnek a relayé un témoignage d'agression sexuelle dans le train, avec en prime une réponse immonde d'un des agents. L'affaire a grandit et est maintenant médiatisé, pour celleux que ça intéresse :
Donc, on sait pas si ça va aboutir à quelque chose, a priori la SNCF est (et était) déjà en train de mettre en place des systèmes pour réduire les risques, ça met une pression supplémentaire pour qu'yels prennent le sujet bien à coeur. Ca rappelle bien que si, ce plaindre sur internet peut avoir une utilité
Post trouvé sur un site où je ne vais plus guère mais tout de même,le message vaut le détour(attention les yeux) Il faut savoir une différence fondamentale entre les hommes et les femmes, c'est que les hommes ont besoin de faire l'amour, ou plutôt d'avoir des relations sexuelles, et de manière répétitive... C'est un fait que bien des femmes ne comprennent pas. Pour elles, la qualité de la relation sentimentale fait qu'elles apprécieront de passer à l'horizontale ; Après une dispute, tout homme voudrait "se réconcilier sur l'oreiller" ; Quelle femme en est capable?
Sans commentaire!
@Fantom'net Abrasive ,effectivement! Mais ce qui m'énerve surtout là dedans,ce sont les généralisations sur les hommes et sur les femmes.
Non,les hommes ne sont pas des bêtes qui ne pensent qu'à coucher et non les femmes ne sont pas des bonnes soeurs qui n'ont jamais de désir
Je suis en train de rattraper le topic de "Bloqués" (quand l'épisode "Les meufs" est sorti je me suis demandé s'ils allaient réagir). Il y a quand même des choses intéressantes. Je suis contente déjà de "l'embrasement des madz" je trouve qu'elles expriment bien le problème et l'incompréhension de l'article élogieux dans le contexte (ils font plein d'épisodes crades, mais un épisode moyennement féministe et hop on oublie tout ).
Je suis quand même super surprise de la position du mag
Je trouve la défense d'Orelsan et Gringe d'un assez faible niveau en plus
Alors déjà son personnage de gros macho (je connais tant de mecs qui jouent ce personnage c'est fou...) on le retrouve partout, c'est bizarre. D'une chanson à l'autre, d'un média à l'autre, pendant 10 ANS LE GARS, il défend même son discours pendant les interviews, c'est pratique. Ensuite comment c'est possible de faire tenir debout le fait que en gros les gens ils savent que c'est un personnage, mais que là ils vont pas le prendre pour un personnage ou pour une grosse joke, qu'ils ne retiennent que le "bon" discours et rejettent le mauvais, qu'ils prennent pas le discours sur le féminisme uniquement au second degré (sachant qu'y z'y connaissent RIEN) vu qu'apparemment ils sont super capables de le faire quand Oreslan chante suce moi pour la st valentin, je vais te marietrintigner, etc. et vice versae enfin KEUMENT SA MARCH?
Bon sinon j'ai quand même trouvé ça intéressant les questions sur le "niveau de pédagogie" et de compréhension des gens dans le féminisme etc. parce que j'y suis souvent confrontée. Je sais qu'il faut semer des petites graines. Mais parfois on voit qu'aller trop loin dans l'explication, ça bloque la personne en fait, elle finit par rejeter en bloc. C'est difficile de savoir quand s'arrêter quand les gens ne voient pas le continuum des violences systémiques et n'imaginent même pas que le patriarcat existe. C'est vrai que parfois il faut passer par de la "vulgarisation" ou trouver un point d'accroche. Je pense cependant qu'un jour il faudrait vraiment qu'on entame un débat de FOND sur ce qu'on appelle """""la pédagogie"""" (je viens plus trop ici mais j'hésite à ouvrir un topic je sais pas encore où) parce que j'ai l'impression que ce terme recouvre tout et rien et COMME PAR HASARD est pas mal utilisé CONTRE les gens qui militent donc je suis souvent sceptique quand on commence à mettre ça sur la table. Quand commence le tone policing par exemple et finit la pédagogie.
Par ailleurs, il ne s'agit pas d'enseigner les maths ici. Il s'agit de lutte pour des droits. Et on n'a pas obtenu le droit de vote ou de travailler avec de la pédagogie, on a pris ces droits qu'on nous refusait. La pédagogie est-elle donc vraiment nécessaire? (c'est pas exactement le mot). La pédagogie est-elle vraiment un facteur déterminant dans l'obtention de droits vis à vis du dominant? j'ai l'impression que c'est plus un "plus" qui aide, mais je ne pense pas que ça soit au centre des changements obtenus dans les luttes systémiques (justement même l’histoire à tendance à effacer les luttes contre l'esclavage ou les décolonisations, à "pacifier" les figures qui y ont participé, comme si le dialogue avait suffi alors que pas du tout. MLK est par exemple souvent cité pour montrer l'exemple d'une lutte contre le racisme à travers les discours, or, il s'est fait arrêter une TRENTAINE de fois...avant de se faire tirer dessus).
Je trouve que dans le cas de l'épisode sur le féminisme on n'est pas dans l'enseignement de toute façon.
Par rapport au premier message de @Mircea Austen par exemple, J'ai trouvé ça intéressant aussi le rapport pupitre/estrade pour rappeler qu'il faut s'adapter à son auditoire (ce que je trouve juste en général) sauf que dans le cas dont on parlait là bas justement on n'était pas dans un rapport """"pédagogique"""" mais plutôt dans un rapport que je qualifierai plus de "négociation". On est plus dans le "si t'acceptes les droits des femmes, tu auras des bénéfices personnels". Ça n'a rien d'une forme de pédagogie, on est carrément dans le monnayage des droits des femmes contre des bénéfices pour les hommes. Outre le fait que comme ça a été dit, ils ne devraient pas être féministes parce que ça apporte des bénéfices mais parce que les femmes sont des personnes, je trouve que contrairement à ce qui a beaucoup été dit c'est un mauvais point d'entrée, si on se projette un peu dans le futur.
(et dans le passé pour avoir une idée) Je me souviens avoir lu une citation d'une écrivain féministe (que je serais incapable de retrouver) qui disait justement que finalement les hommes étaient peut-être les plus grands bénéficiaires de la libération sexuelle, et que si on avait réussi à sortir de la cuisine, avec l'hypersexualisation qui a suivi la libération sexuelle, ils avaient réussi à nous remettre dans la chambre.
Je ne suis pas en train de dire que c'était mieux du temps de nos grand-mères quand même pas, mais la progression est quand même difficile à mesurer (en tout cas on ne peut pas juste dire avant c'était "-" et maintenant c'est "+++", et la lutte pour les droits des femmes n'est pas du tout linéaire (je dirais même qu'elle est en train de tourner en rond d'après cette citation).
Enfin bref, je suis d'accord avec le côté "pupitre/estrade" (devrait même pas y avoir d'estrade) dans le sens où il faut utiliser un langage adapté et trouver des points d'accroche en fonction du public, mais là est-ce qu'on s'adapte sur la forme? ou sur le fond?est-ce qu'on n'est pas en train de troquer le fond contre la forme? au point que les tenants et les aboutissants d'une lutte soient perdus de vue sans quoi on crée des attentes qui ne correspondent pas, on ne permet pas au discours de fond de percer (parce que bon, malgré toute la pédagogie employée depuis les sufragettes, les féministes sont toujours des "mal baisées", des castratrices, des hystériques qui veulent prendre la place des hommes et dominer leurs maris, c'est VRAIMENT les mêmes arguments qui tournent en rond depuis un PTIT moment). J'en reviens à l'idée qu'on ne peut pas "forcer" la pédagogie dans un truc qui est systémique. Si la société refuse de comprendre que féminisme =/= mal baisée, 100 plus tard elle aura toujours pas compris. Entre temps elle t'aura demandé par "pédagogie" d'écrire 30 livres, faire 2500 conférences sur le sujet, des 100 aines de vidéos youtube, des milliers d'infographies, et surtout fait mourir des millions de femmes dans des """"drames passionnels"""", mais 100 ans plus tard, la compréhension du concept en lui même n'a pas bougé d'un yota. Parce qu'elle ne VEUT PAS que ça bouge. Elle fait juste semblant d'accepter certaines choses, tout en monnayant des bénéfices (libération sexuelle vs hypersexualisation), mais beaucoup de promesses sont oubliées sur la route. Donc voilà CQFD, en "monnayant" l'attractivité du féminisme pour les hommes, on ne crée pas un point d'accroche, on obtient 3 minutes d'attention passagère, dans lesquelles les hommes entendent principalement qu'ils ont le droit de demander un retour sur investissement et donc qu'ils ont toujours le contrôle (on parle de quoi déjà?? de féminisme, c'est sûr????).
Bref on re-tourne en rond (vive les murs, on aime foncer dedans!).
Je sais que sur le topic beaucoup de filles disent qu'elles ont eu besoin de divers déclics et points d'accroche pour en arriver au féminisme, mais un public d'hommes est différent, la relation au féminisme est différente car on n'a pas le même rapport bénéfices/privilèges/oppression qu'eux.
Donc pour finir vraiment attention à ce qu'on met sous le terme "pédagogie" et à bien voir comment on perçoit la façon dont on doit traiter avec le dominant pour qu'il respecte des droits censés être acquis....
Aussi il me semble que la pédagogie, c'est aussi avoir un coup d'avance sur les "apprenants" et SAVOIR où on les emmène. C'est normal que les madz informées sur le sujet analysent plus de choses que les mecs qui ont maté l'émission (logique), mais aussi qu'elles anticipent les conséquences d'un discours plus que simplifié, mais carrément modifié, sur les conclusions que le public va en tirer.
Bon j'arrête là, merci à ceux qui auront lu (même en diagonale), désolée pour le pavé, en tout cas un topic sur la "pédagogeay cé koi?" ça vous branche ou pas?
PS : oui j'ai mis des passages en gras dans mon propre post mais c'est pas pour me la péter c'est pour le rendre digérable pardon
@alita99 C'est marrant que tu parles de pédagogie, je me posais justement la question ici. Si tu crées un sujet sur lequel on pourra se donner des conseils, je vous suivrai avec attention, je suis encore très mitigée sur la façon d'aborder les choses avec les gens, ce n'est pas facile. Et puis même quand on est calme, on nous accuse d'être agressif.ve.s, c'est très frustrant. (mais j'ai l'impression que cette critique vient du fait qu'on dit qu'on est pas d'accord et qu'on en démord pas, en fait )