@Carabinacitron c'est marrant que tu donnes l'exemple de l'économie de marché puisque il défend bien le capitalisme ( contre les 35 heures et me soutenant que le revenu de base est voué à l'échec, par exemple)
En fait je réalise que j'en reparle car j'ai réalisé ( je me répète) laquelle de ses phrases m'avait particulièrement blessée. Je n'en ai pas parlé avant, mais sur la VPS c'est pas hors sujet... Voilà, c'était au moment du clash par téléphone, je lui expliquais quelques positions féministo militantes, notamment le fait que les alliés doivent avant tout écouter et ne pas prendre la parole avant qu'on la leur donne. Pour lui, les alliés doivent prendre la parole, pour donner leur ressenti ( on le sent le mec qui ne supporte pas qu'on ne parle pas de lui?). C'est un peu flou ( le temps a passé) mais il m'a sorti, à propos des groupes de survivants/tes de viol ( c'est lui qui a pris cet exemple) "Tu as été violée?" Comme ça. Brut de décoffrage ( ou alors c'était "Tu t'es faite violer?" mais vous voyez le topo)
Je n'ai pas été violée, j'ai eu cette chance au vue des statistiques. J'ai été victime d'attouchements, de tentatives, j'ai réussi à m'échapper ( même si j'ai payé le prix, sous forme de peur ou lorsque mon potentiel violeur a vomi précisément dans et sur mes bottines. Alors que je n'avais que ces chaussures et devait prendre le métro et le train quelques heures après, en plein hiver. Un hasard, donc).
Mais j'aurais pu.
Et même si ce n'est pas le cas... La mémoire traumatique, les conseils donnés par les spécialistes, le TACT? Le fait de ne pas réveiller un traumatisme?
Venant d'un mec qui, quand je lui ai parlé de ma première grosse expérience de harcèlement de rue qui, justement, aurait pu basculer vers un viol, quelques heures après qu'elle se soit déroulée, a juste dit en rigolant un peu que si j'étais agressée un jour il devrait me venger ( il l'a dit souvent) puis est passé à autre chose parce qu'il avait hâte de me raconter les spoilers lus sur le Net. Du mec persuadé qu'au fond les filles/femmes couchent sans en avoir envie juste pour faire plaisir à l'homme qu'elles aiment et le garder, et me sortait " Tu en es sûre?" d'un ton bien paternaliste quand je manifestais un quelconque désir (vous vous rappelez la vieille tante qui vous demande "Tu es sûr que tu as encore faim?" quand vous mangez trop à son goût? Le même ton, avec la même intention: que je renonce à vouloir faire quoi que ce soit). Du mec qui me sortait, quand je ne répondais pas à ses appels ( au début. Avant le harcèlement) "Je me disais, elle me trompe avec un étalon" et cette phrase me blessait, je ne sais pas pourquoi.
Désolée pour le pavé, mais plein de choses ressortent ces temps ci avec le gros clash final...
En fait je réalise que j'en reparle car j'ai réalisé ( je me répète) laquelle de ses phrases m'avait particulièrement blessée. Je n'en ai pas parlé avant, mais sur la VPS c'est pas hors sujet... Voilà, c'était au moment du clash par téléphone, je lui expliquais quelques positions féministo militantes, notamment le fait que les alliés doivent avant tout écouter et ne pas prendre la parole avant qu'on la leur donne. Pour lui, les alliés doivent prendre la parole, pour donner leur ressenti ( on le sent le mec qui ne supporte pas qu'on ne parle pas de lui?). C'est un peu flou ( le temps a passé) mais il m'a sorti, à propos des groupes de survivants/tes de viol ( c'est lui qui a pris cet exemple) "Tu as été violée?" Comme ça. Brut de décoffrage ( ou alors c'était "Tu t'es faite violer?" mais vous voyez le topo)
Je n'ai pas été violée, j'ai eu cette chance au vue des statistiques. J'ai été victime d'attouchements, de tentatives, j'ai réussi à m'échapper ( même si j'ai payé le prix, sous forme de peur ou lorsque mon potentiel violeur a vomi précisément dans et sur mes bottines. Alors que je n'avais que ces chaussures et devait prendre le métro et le train quelques heures après, en plein hiver. Un hasard, donc).
Mais j'aurais pu.
Et même si ce n'est pas le cas... La mémoire traumatique, les conseils donnés par les spécialistes, le TACT? Le fait de ne pas réveiller un traumatisme?
Venant d'un mec qui, quand je lui ai parlé de ma première grosse expérience de harcèlement de rue qui, justement, aurait pu basculer vers un viol, quelques heures après qu'elle se soit déroulée, a juste dit en rigolant un peu que si j'étais agressée un jour il devrait me venger ( il l'a dit souvent) puis est passé à autre chose parce qu'il avait hâte de me raconter les spoilers lus sur le Net. Du mec persuadé qu'au fond les filles/femmes couchent sans en avoir envie juste pour faire plaisir à l'homme qu'elles aiment et le garder, et me sortait " Tu en es sûre?" d'un ton bien paternaliste quand je manifestais un quelconque désir (vous vous rappelez la vieille tante qui vous demande "Tu es sûr que tu as encore faim?" quand vous mangez trop à son goût? Le même ton, avec la même intention: que je renonce à vouloir faire quoi que ce soit). Du mec qui me sortait, quand je ne répondais pas à ses appels ( au début. Avant le harcèlement) "Je me disais, elle me trompe avec un étalon" et cette phrase me blessait, je ne sais pas pourquoi.
Désolée pour le pavé, mais plein de choses ressortent ces temps ci avec le gros clash final...