et @ParasitA j'ai bien lu l'article, trois fois même, et il me paraît très caricatural, faible et très consensuel, et les phrases que je sors de leur contexte, si on les y remet, garde le même sens pour moi. Elle part, d'ailleurs et pour prendre depuis le début, de postulats complètement faux : "ainsi la plupart des gens ont compris et intégré que, par exemple, une femme n'a pas à systématiquement s'occuper du ménage ou des soins aux enfants" (là je crois qu'on ne vit pas dans le même monde et j'aimerai bien voir l'étude sur laquelle elle s'appuie pour affirmer cela (pour ma part je me réfèrerais au dernier ouvrage de Christine Delphy Pour une théorie générale de l'exploitation, qui montre bien la situation en ce qui concerne le travail domestique n'a pas changé des masses depuis quarante ans et d'ailleurs l'autrice de l'article confond tâches domestiques et travail domestique ce qui est fondamentalement deux choses différentes et qui, je pense, fait que je ne peux être d'accord avec le fond de l'article).On doit pas lire le même article. La phrase que tu cites, c'est un constat, pas une justification. Crêpe Georgette n'est pas du genre à plaindre les hommes et elle apporte une précision sur son usage du mot "aider" :
"edit ; je précise que le mot "aider" est employé à dessein. Il est probable qu'un discours sur le partage des tâches face à vos parents, où les habitudes sont ancrées aura du mal à passer. Y aller par petites touches, en aidant justement, sera sans doute mieux pris et compris. Et un jour, vous pourrez vous permettre de dire que vous n'aidez pas justement, puisque le ménage n'est pas plus affaire de femme que d'homme mais que vous participez aux tâches."
Si tu lis attentivement la liste des actions que peuvent entreprendre les hommes, on retrouve cette idée quand elle dit à propos du congé parental : "Refuser les compliments comme "vous êtes tellement gentil de vous arrêter pour aider votre femme" comme si vous n'aviez pas les mêmes droits et devoirs qu'elle face à cet enfant."
Ensuite je maintiens que dans la réalité, le constat qu'elle dresse dans cette phrase n'est pas juste : "En suivant mon même exemple, si l'on n'arrive pas à faire comprendre qu'un homme doit s'occuper de ses enfants, alors par défaut la femme devra le faire, même si tout le monde admet que c'est injuste." Ce n'est pas par défaut que la femme effectue le travail domestique, c'est en raison de l'exploitation patriarcale et pour des raisons économiques, par parce que l'homme n'a pas envie, mais parce que l'homme exploite économiquement sa compagne, la nuance est quand même très importante.
Ensuite, excusez-moi mais le paragraphe qui suit est vraiment grotesque :
"Les hommes qui sont féministes ou souhaiteraient s'y engager ont donc une tâche lourde ; décortiquer le genre masculin. Diffuser les informations autour des droits des femmes est évidemment très bien comme de relever le sexisme dont elles sont victimes mais l'urgence me parait être dans le fait de travailler sur leurs propres conditionnements. Sans ce travail là - que les femmes ne peuvent faire -les droits des femmes n'avanceront pas."
Bon, ça poursuit le débat qu'on a eu plus tôt, on ne va pas attendre sur eux pour faire avancer nos droits (et historiquement, les luttes féministes ont toujours avancées sans eux) et que leur tâche soit lourde, j'avoue que je m'en contrefiche un peu et je ne vais pas les féliciter pour quelque chose qui est normal : à savoir dénoncer le sexisme, c'est vraiment ridicule de leur dire "c'est évidemment très bien", on va leur décerner une médaille aussi ?
Bref...
On doit pas lire le même article. La phrase que tu cites, c'est un constat, pas une justification. Crêpe Georgette n'est pas du genre à plaindre les hommes et elle apporte une précision sur son usage du mot "aider" :
(Celui-ci date de 2014...)
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