Moi aussi, c'est cet article en particulier où, après qu'on ai fait référence à l'IMG, la mère dit "Ah oui, c'est plus facile de les tuer avant qu'ils sortent" et "vous auriez voulu que je le tue"...@LovelyLexy bizarrement, j'ai surtout vu le contraire : des parents qu'on incitait très fortement à avorter parce que handicap, intersexualité...
De toute façon quoiqu'il en soit, l'essentiel est que ce soit le choix éclairé sans pression de la personne qui le porte




Je comprends le validisme comme une discrimination envers les personnes handicapées dans notre société (physiquement ou mentalement) alors que l'eugénisme se concentre sur la génétique. Par exemple, un panneau "Aujourd'hui on prend l'escalier !" sur un ascenseur, ça serait du validisme, alors que conseiller à des parents qui attendent un enfant trisomique d'avorter ça serait en plus de l'eugénisme.@LovelyLexy et @Miodvla Question : le validisme c'est comme l'eugénisme du coup ?
Alors non dans le cadre de détection de malformations ou de maladie, l'IVG peut être pratiquée (bien) après les délais légaux. D'ailleurs de nombreuses maladies et malformations sont détectées après les délais légaux.@LovelyLexy je réponds pas sur l'article qui est ce qu'il est. Pour la question de l'IVG en cas de handicap, ça me met un peu mal à l'aise aussi parce que c'est quand même assez validiste non?Mais je me pose la question aussi pour toutes les nouvelles technologies médicales de procréation sensées "prévenir" des handicaps, pas seulement pour l'Ivg.
Mais de toute façon on ne pratique pas l'Ivg en dehors des délais légaux habituels non? Parce que je me dis alors que de toute façon la mère n'a pas à se justifier dans ces délais où on considère que le foetus n'est pas un enfant.
Et puis je me dis aussi que ça sert à rien de blâmer les parents qui font ça pour eux et leurs futurs enfants (ils pensent que ça " sauve " leur enfant d'une vie difficile), il faut plutot s'en prendre à la société validiste qui place ces enfants en situation de handicap. Les parents eux ne sont qu'en bout de chaine.
Mais bon la question du validisme dans la procréation je me la pose souvent. On oublie un peu que les personnes en situation de handicap sont aussi des personnes et qu'elles peuvent faire de grande choses malgré le fait que tout le monde les traitera mal. Les artistes/écrivains/musiciens en situation de handicap sont u peu aussi invisibilisés.
Je partage ta vision en fait: pour moi, l'IMG/IVG quand un embryon est atteint d'une maladie qui le fera souffrir toute sa ( potentiellement courte) vie, qui au final n'en sera pas une; dans ce cas, à mes yeux, cela tient plus de l'euthanasie ( dont je suis partisane) que du validisme...Alors non sans le cadre de détection de malformations ou de maladie, l'IVG peut être pratiquée après les délais légaux. D'ailleurs de nombreuses maladies et malformations sont détectées après les délais légaux.
Pour ce qui est de l'eugénisme dans la procréation je suis partagée et je dirai que ça depends vraiment du diagnostic prenatal. Parce que comme tu le dis dans certains cas le handicap n'empêche pas de vivre et c'est la société qui n'est pas adaptée.
Par contre dans d'autres cas (malformations graves ou maladies dégénératives graves) je serais moins tranchée. Parce que donner la vie à un enfant qui va souffrir de plus en plus pendant quelques petites années et mourir, c'est une décision assez lourde. C'est de l'eugénisme en soi mais est ce que c'est une mauvaise décision?
L'IVG médicale regroupe quand même tout un tas de pathologies, des plus gerables au quotidien aux plus graves, c'est difficile de généraliser ou de dire que ce n'est que la société qui placera ces enfants en situation de handicap. Des fois oui et des fois non. Parfois les pathologies sont bien trop lourdes et graves pour pouvoir permettre à l'enfant une vie longue et sans souffrance (voir un décès dans les jours suivant la naissance).