OK, j'ai lu vos messages et là tout de suite j'ai juste envie d'aller me planquer sous ma couette avec mon doudou...
J'avais déjà lu sur ECM un extrait de l'article sur le Carlton posté par
@Miodvla et je suis consternée. (Enfin. Je ne peux hélas pas vraiment dire que ça
m'étonne. Mais c'est horrible.)
Consternée aussi par le post de
@sweetonic. C'est même pas une blague sexiste du type "Les femmes sont bonnes qu'à faire la cuisine." mais carrément une blague sur des violences souvent mortelles. Et comme tu dis, faites par une personne en position d'autorité devant un amphi d'étudiants.

Et je parie que s'il avait dit par exemple "C'est comme les gosses" au lieu de dire "comme les femmes" personne n'aurait trouvé ça drôle... (loin de moi l'idée de dire qu'il faut taper sur les enfants ou que c'est moins grave hein ><)
En réaction ensuite à l'article posté par
@Dom_ J'avais bien sûr entendu parler des touchers vaginaux sur patientes endormies au bloc (sur le site de Martin Winckler et ici), je trouve bien qu'un article en parle mais bon c'est loin d'être gagné hein... Entre la doyenne de l'UFR médecine qui dit en substance : effectivement on
pourrait leur demander à chacune si elles sont d'accord mais on va pas le faire parce qu'on risque de pas avoir assez de patientes pour que tous nos étudiants apprennent le TV, et un étudiant qui dit sur un forum qui dit qu'il voit pas le problème puisque les patientes sont pas au courant... On a encore du chemin à faire, et pas qu'un peu...
@Fruits 
parce que je comprends et partage ton point de vue. On a tendance je trouve à séparer d'une part la fille soucieuse de son apparence, souvent un peu cruche et qui cherche l'amûûûr et d'autre part la fille qui s'intéresse à une chose généralement plus appréciée des garçons, pragmatique avant tout et indépendante. Quand j'étais au collège, c'était particulièrement marqué et j'ai mis un peu de temps avant de comprendre que les deux n'étaient pas incompatibles, que je pouvais aimer le medfan et la SF, porter des talons, faire du jeu de rôle et me maquiller si j'en avais envie, que tout tenait à ça : mon envie (j'ajouterais dans un souci d'honnêteté que ma mère ne pouvant se maquiller pour des raisons de santé et que je n'avais pour ainsi dire aucune fille pouvant me servir de guide parmi mes proches, je ne savais pas comment m'y prendre et j'avais un peu peur d'être ridicule). Et qu'une fille qui aimait prendre soin de son apparence ne se résumait pas qu'à ça pour autant.
Sinon je pense que je vais fourbir mes armes (pédagogiques of course) et avoir une discussion avec un copain sur un certain nombre de remarques problématiques. Il a déjà tendance à faire des remarques à base de "Vous les filles", ce qui a tendance à m'énerver. L'autre jour on parlait de "Il faut une première fois à tout" et je disais que ça dépendait dans quel sens on l'entendait, que je me passerais volontiers du premier meurtre commis, du premier viol (commis et/ou subi) et autres horribles "premières fois". Il me répond "Oui forcément là moi aussi je m'en passe. Quoique, le viol comme agresseur... (non, c'est pour rire)". Alors je sais que tu plaisantes mais non. Non. Même pas pour rire.
Sur ce, je vais me réfugier sous ma couette avec mon doudou (et mes cours de psycho du développement).