@Ju-
Je trouve son article un peu décousu. La première partie est intéressante, elle s'attache à l'origine du terme "intersectionnalité" (que je ne connaissais pas) mais parle également de la "convergence des luttes". Sans expliquer plus avant l'histoire et la sociologie de l'expression... Moi j'en aurai voulu plus ^^
Ensuite le rapport avec la partie suivante, sur le veganisme, n'est pas très claire.
Dans cette partie, l'auteur met en garde contre les dérives du veganisme, je suis plutôt d'accord, tout extrémisme et toute intolérance dans quelque mouvement que ce soit n'est pas bon de mon point de vue.
Les comparaisons entre les crimes humains contre humains et humains contre animaux (ou animaux contre humains, pensons aux requins), m'ont toujours gêné. Même si je comprends qu'on veuille exprimer son ressenti en simplifiant. Je suis d'accord sur ce point avec l'auteur.
Pour l'accessibilité, là effectivement il y a plein de choses à creuser.
L'auteur laisse sugérer que le mode de vie vegan n'est pas accessible aux plus précaires.
On pourrait opposer que certains peuples sont majoritairement végétariens, sans distinction de revenu (en Inde par exemple).
Serait-ce une vision bien occidentale de penser que ce n'est pas accessible parce que pas dominant culturellement ? ^_^
C'est peut être vrai en partie, mais je pense que tout végeta*ien a envie que son régime puisse être choisi par le plus grand nombre. C'est plus un aspect à étudier sociologiquement, comme le fait que ce sont les classes les plus "aisées" qui s'intéresse le plus à l'écologie, par exemple.
L'accès à l'information, et surtout son traitement, peut être une piste, je suis d'accord. Quand on voit que des lycéens prennent ce qui passe sur Facebook pour la réalité, un problème d'éducation alors ? (je peux retrouver l'article si ça intéresse quelqu'un).
Et oui, en tant que végéta*ien, on peut être raciste, sexiste, homophobe, etc. On enlève pas des siècles de conditionnement en arrêtant de manger de la viande. Même si on peut supposer qu'un végéta*ien aura pas mal réfléchi à la marche du monde actuel, à sa moralité et son éthique. Donc qu'on peut peut-être observer qu'il aura aussi réfléchi à ces problèmes et qu'il essai d'y faire face.
On doit tous faire attention aux discriminations, et être végéta*ien ne nous rends pas des modèles de perfection en la matière.
Puis, concernant l'avertissement sur les figures du mouvement, en France, la majorité des vegeta*ien sont ses femmes, pas des hommes, donc son argument de suprématie homme-blanc-cis-hetero est à nuancer je pense. Les figures publiques dont je m'inspire sont plutôt féminines aussi j'ai l'impression (mais peut être parce que je m'intéresse aussi à la Slow cosmétique, donc si "j'intersectionnalise" c'est peut être normal ^_^).
J'ai du mal avec le ton de l'article. J'ai l'impression après lecture que si on est pas issu d'une minorité ethnique précaire, qu'on se trompe sur les termes et qu'on est pas anti-sexiste / anti-raciste / anti-speciste / anti-mettez le combat de votre choix, on est pas beau à voir et on doit être cloué au pilori. C'est assez culpabilisant comme article. Alors qu'il y a un travail et une réflexion de fond intéressante.
Ou alors j'ai pas compris le ton, si je suis dans mon délire paranoiaque il faut me le dire ^^