
Moi qui me plaignais d'avoir le coeur sur pause, c'est bon, je devrais être contente. J'ai rencontré un mec ya trois semaines, gros gros coup de coeur au premier regard, confirmé par la soirée qu'on a passée. La fois suivante, on s'est dit bonjour en s'embrassant, c'était naturel. On s'est pas mal vus ces dernières semaines, j'ai dormi chez lui quatre ou cinq fois, à sa demande à chaque fois. Il m'a fait à manger, m'a dit que j'étais toujours la bienvenue chez lui, m'a couverte de câlins et de bisous. J'ai humé sa barbe, je me suis sentie petite et protégée entre ses bras. Des sensations que j'avais pas eues depuis littéralement des années, sans rire. Je le kiffe tellement que j'ai même fait 45mn de transport en semaine à 22h pour aller chez lui. Le problème, c'est que j'y ai pris goût. Beaucoup. Et beaucoup trop. Et beaucoup trop vite.
Ce wikend, j'ai senti qu'il était un peu plus distant qu'en semaine donc je lui ai juste proposé qu'on se voie samedi aprem pour prendre le soleil en bord de Saône. Pas de dodo chez lui ou quoi. Il m'a répondu par la négative, en me disant qu'il avait la flemme de bouger. Au vu de mes efforts ces derniers jours (toujours moi qui me suis déplacée chez lui, à presque une heure de transport donc), j'ai mal pris le coup de la flemme.. et je lui ai dit. Qu'il compte plus sur moi pour me déplacer à 22h en semaine par contre. Il a pas trop aimé, m'a répondu "ah ouais quand même. Donc si je veux être seul et que je suis pas opé pour tout, c'est impossible" J'ai répondu que vouloir être seul et avoir la flemme sont deux choses distinctes, que je préfère la première qui envoie un message différent.
Depuis, plus de nouvelles. Je vois qu'il est connecté mais il ne donne pas signe de vie et a ignoré mon petit message d'hier soir. Samedi soir et hier, j'étais au fond, vraiment pas bien, ça me bouffait de l'intérieur. Je ressentais un vrai manque, une boule au fond de mon ventre, un truc froid dans ma gorge. Ce matin, je me suis levée dans un autre état d'esprit. Oui j'ai été dure mais j'ai toujours pensé ce genre de trucs, la seule différence, c'est que j'ai décidé de les exprimer maintenant. Je mérite qu'on combatte la flemme, je mérite qu'on fasse l'effort. Et je mérite qu'on fasse la paix. Et si cet homme estime que j'ai été trop chiante de dire un truc pareil, c'est qu'on est pas compatibles, autant puisse-t-il me plaire.
En tous cas, c'est décidé, je ne lui écris plus en premier. Et chaque jour qui passe sans avoir de nouvelles de lui est un jour en plus creusant un début de fossé entre nous. J'ai envie d'une relation intense, où on ne peut pas se rassasier de l'autre, où on est prêts à bouleverser nos habitudes pour voir l'autre, un truc irraisonné et un peu fou. Et être consciente de ça et assumer mes propos, ça s'inscrit dans ma démarche d'amour de moi même. Il y a des parties de moi que je peux changer et d'autres qui vont rester là.