Le problème est bien plus large que l'IVG en même temps. On manque de médecin en France, on manque de lit d'hôpital, on manque de personnel soignant, on manque de budget.
Personnellement, je trouve déplorable qu'un médecin refuse de pratiquer une intervention médical qui fait partie intégrante de sa spécialité. Mais je rappelle qu'en France, les étudiants ne choisissent pas leur spécialité librement. Ils sont soumis à un concours classant, et je doute que la gynécologie/obstétrique soit le plus demandé. Tout comme la psychiatrie ou la médecine générale.
Quand à leur présence sur le territoire, il y a une telle pénurie qu'ils font bien comme ils veulent. Et certaines personnes choisissent ce travail pour le prestige et la paye, pas par altruisme, ils vont donc soit choisir les actes qu'ils pratiquent, soit afficher de gros dépassement d'honoraires, en clinique privé.
Cela fait plusieurs années que l'accès aux soins se réduit drastiquement, avec la création des GHT, la sur-spécialisation, la fermeture de lits et le gel des embauches. Ca ne concerne pas que l'IVG.
Par contre, une clause de conscience protège aussi le soignant. On a pas à se mettre en danger pour notre métier, ça nous protège aussi. Mais on passe le relais, on s'assure que le patient est en sécurité.