@MelodyPond_ Et pourquoi ça ne serait pas la faute de Clinton de ne pas avoir convaincu les électeur-ice-s qui ont voté pour Stein ? Ou pourquoi ça n'est pas la faute des gens qui ont voté utile pour Clinton ? Si ielles avaient tou-te-s voté pour Stein, Stein aurait gagné face à Trump.
Tu dis " la seule chose raisonnable à faire", mais ça c'est justement le système bipartisan qu'on nous vend et qu'on nous matraque : la seul alternative au candidat de la droite c'est la candidate de la gauche. Et je pense que c'est le genre de logique qui crée énormément de frustration et de désengagement de la politique chez les citoyen-ne-s. Qui décide quel est lea candidat-e la plus méritante ? Qui décide quel est le vote utile ? En France, c'est historique, les votes utiles ce sont les votes pour l'un des deux grands partis. Mais derrière ça, derrière les deux grandes enseignes qui te vendent la même soupe avec plus ou moins de plastique et de pesticide à l'intérieur, quelle vision de la politique ça amène ?
A mon avis, ça amène une tétanisation et un immobilisme général quand le grand parti n°1 ou n°2, duquel on se sentait le plus proche pour X raisons (sensibilité politique, éducation, etc.), pratique une politique complètement opposée aux valeurs qu'il prétend défendre. On vote utile pour faire barrage, on vote utile contre quelque chose dont on ne veut pas, mais qu'est-ce qu'on obtient à la place ? En ce moment, une politique de droite, mais qui ne choque pas vraiment parce que bon, c'est le PS quand même.
J'ai le sentiment que les élections présidentielles sont davantage des combats du moins pire que des débats du mieux. Est-ce réellement la politique dont on veut ? Une politique qui caricature, qui simplifie, qui récupère à tout va, pour surfer sur les peurs des gens (tantôt la peur de l'étranger, tantôt la peur du FN), mais qui ne dessine aucun projet cohérent et progressiste ? Et on reboucle sur l'utilité du FN ou de Trump dans les campagnes politiques : l'épouvantail qui permet de ramener les gens dans le rang, les faire voter pour le moins pire, sans avoir besoin de faire d'effort particulier sur l'offre politique, avec les retours de bâton qu'on observe aujourd'hui en terme de dépolitisation, de revanche anti-système (même si Trump est l'exemple du système étatsunien, il maintient un personnage de challenger, d'outsider). A force d'agiter l'épouvantail, de diaboliser sans construire, de pointer du doigt chez l'autre ce qu'on ne critique pas chez soi (et surtout ce qu'on ne déconstruit pas dans la suprématie blanche viriliste), on crée l'électorat Trump ou MLP.
En y réfléchissant, même l'expression "montée des extrêmes" me paraît refléter exactement cette volonté de simplification politique, cette volonté de définir "la norme, c'est nous", "le choix raisonnable, c'est nous".
Tu dis " la seule chose raisonnable à faire", mais ça c'est justement le système bipartisan qu'on nous vend et qu'on nous matraque : la seul alternative au candidat de la droite c'est la candidate de la gauche. Et je pense que c'est le genre de logique qui crée énormément de frustration et de désengagement de la politique chez les citoyen-ne-s. Qui décide quel est lea candidat-e la plus méritante ? Qui décide quel est le vote utile ? En France, c'est historique, les votes utiles ce sont les votes pour l'un des deux grands partis. Mais derrière ça, derrière les deux grandes enseignes qui te vendent la même soupe avec plus ou moins de plastique et de pesticide à l'intérieur, quelle vision de la politique ça amène ?
A mon avis, ça amène une tétanisation et un immobilisme général quand le grand parti n°1 ou n°2, duquel on se sentait le plus proche pour X raisons (sensibilité politique, éducation, etc.), pratique une politique complètement opposée aux valeurs qu'il prétend défendre. On vote utile pour faire barrage, on vote utile contre quelque chose dont on ne veut pas, mais qu'est-ce qu'on obtient à la place ? En ce moment, une politique de droite, mais qui ne choque pas vraiment parce que bon, c'est le PS quand même.
J'ai le sentiment que les élections présidentielles sont davantage des combats du moins pire que des débats du mieux. Est-ce réellement la politique dont on veut ? Une politique qui caricature, qui simplifie, qui récupère à tout va, pour surfer sur les peurs des gens (tantôt la peur de l'étranger, tantôt la peur du FN), mais qui ne dessine aucun projet cohérent et progressiste ? Et on reboucle sur l'utilité du FN ou de Trump dans les campagnes politiques : l'épouvantail qui permet de ramener les gens dans le rang, les faire voter pour le moins pire, sans avoir besoin de faire d'effort particulier sur l'offre politique, avec les retours de bâton qu'on observe aujourd'hui en terme de dépolitisation, de revanche anti-système (même si Trump est l'exemple du système étatsunien, il maintient un personnage de challenger, d'outsider). A force d'agiter l'épouvantail, de diaboliser sans construire, de pointer du doigt chez l'autre ce qu'on ne critique pas chez soi (et surtout ce qu'on ne déconstruit pas dans la suprématie blanche viriliste), on crée l'électorat Trump ou MLP.
En y réfléchissant, même l'expression "montée des extrêmes" me paraît refléter exactement cette volonté de simplification politique, cette volonté de définir "la norme, c'est nous", "le choix raisonnable, c'est nous".
. Certes je savais que c'était possible, mais je pensais que l'éléction de Trump était quand même improbable... J'ai un peu peur pour ce qui va venir et j'éspère que ceux qui n'ont pas voté Trump ne vont pas abandonner.
. Je ne crois pas non plus (ou plutôt, je n'y crois plus) qu'un fichu bulletin dans une urne change grand chose, et je fais partie de ces gen.te.s (très critiqué.e.s dans certains messages mais tant pis) qui n'ont plus envie d'alimenter un "système" qui leur semble absurde et même presque "révolu". Ça ne m'empêche pas de continuer à me poser des questions, (et d'être dépitée également de l'élection de Trump
), de ne pas forcément être toujours sûre par rapport à ce genre de choix (écouter ou non l'appel du "moins pire"), et en ce sens je trouve certains des messages publiés dans ce topic assez "agressifs" envers les personnes qui se demandent si vraiment elles veulent continuer à faire comme on fait depuis des années.
.
L'indécence n'a pas de limites, apparemment... A ce niveau, l'incitation à la haine (raciale et autres) n'est plus très loin -_-
Franchement, que les gens viennent pas se plaindre après que leur pays va mal, quand ils sont même pas foutus de se déplacer pour exercer leurs droits ! Qu'ils soient dégoutés du système, je le comprends très bien, mais dans ce cas tu votes blanc