@luvna : Je suis absolument comme toi, je fais tout dans le rush, je fais comme si les contraintes n'existaient pas pendant hyper longtemps et elles m'explosent à la figure au dernier moment... Je ne compte plus les nuits blanches que j'ai faites pour commencer et finir des travaux que d'autres avaient bouclé depuis des jours...
En fait je me demande vraiment ce qui peut expliquer ça. Et je me demande si, dans mon cas, ce n'est pas lié à ma peur du temps qui passe. Je n'aime pas l'idée que toute chose ait un début et une fin, et que rien n'est éternel.
Et je suis sûre que ça peut expliquer pourquoi je mets tellement de temps à me mettre à travailler (pour des choses que j'aime et qui m'intéressent) : j'ai peur de me dire qu'il va falloir commencer et finir, qu'il va falloir figer une réflexion sur un sujet qui me passionne, prendre le risque de mal faire en omettant des choses, ne pas être fidèle à l'intérêt latent que je portais à la question... Du coup je ne commence pas. Et quand je commence, je suis obligée de finir presque aussitôt puisque je m'y suis prise en retard. Ça m'oblige à affronter la finitude des choses, je n'ai plus le choix.
Je pense aussi que, sur une autre dimension, cette peur du temps peut expliquer pourquoi je fais semblant d'ignorer les échéances. En fait, ça me rassure. J'ai l'impression que si je fais comme si rien n'avait de fin ("oh bah on est large le dossier est à rendre jeudi, on est lundi et j'ai rien commencé, tranquille" "non mais c'est pas grave, le contrôle c'est dans 3 jours on va pas y penser maintenant"...), c'est parce que j'y vois une manière de retenir le temps encore un peu.
Et puis il y a encore un truc.
Dans le domaine scolaire, j'ai l'impression qu'une fois qu'une chose qui me tenait à cœur (un dossier par exemple) est terminé, il n'y a plus d'enjeu. Il n'y a plus l'adrénaline. C'est « trop facile » en quelque sorte, je n'ai plus de motivation, plus de carotte finale, c'est pour ça que je déteste la période "de vide" qui succède à l'euphorie après que j'aie atteint un objectif. J'aime ça, ça me fait jubiler de me dire que j'ai fini quelque chose et que je m'en suis bien tiré, mais en même temps ça me fait chier parce que je me demande ce qui va me tenir en tension maintenant que je n'ai plus ce gros poids, cet enjeu.
C'est fou comme on (je ?
) peut être paradoxal quand même...
EDIT : @freiheit, ou la fille qui big-uppait plus vite que son ombre :wut:
En fait je me demande vraiment ce qui peut expliquer ça. Et je me demande si, dans mon cas, ce n'est pas lié à ma peur du temps qui passe. Je n'aime pas l'idée que toute chose ait un début et une fin, et que rien n'est éternel.
Et je suis sûre que ça peut expliquer pourquoi je mets tellement de temps à me mettre à travailler (pour des choses que j'aime et qui m'intéressent) : j'ai peur de me dire qu'il va falloir commencer et finir, qu'il va falloir figer une réflexion sur un sujet qui me passionne, prendre le risque de mal faire en omettant des choses, ne pas être fidèle à l'intérêt latent que je portais à la question... Du coup je ne commence pas. Et quand je commence, je suis obligée de finir presque aussitôt puisque je m'y suis prise en retard. Ça m'oblige à affronter la finitude des choses, je n'ai plus le choix.
Je pense aussi que, sur une autre dimension, cette peur du temps peut expliquer pourquoi je fais semblant d'ignorer les échéances. En fait, ça me rassure. J'ai l'impression que si je fais comme si rien n'avait de fin ("oh bah on est large le dossier est à rendre jeudi, on est lundi et j'ai rien commencé, tranquille" "non mais c'est pas grave, le contrôle c'est dans 3 jours on va pas y penser maintenant"...), c'est parce que j'y vois une manière de retenir le temps encore un peu.
Et puis il y a encore un truc.
Dans le domaine scolaire, j'ai l'impression qu'une fois qu'une chose qui me tenait à cœur (un dossier par exemple) est terminé, il n'y a plus d'enjeu. Il n'y a plus l'adrénaline. C'est « trop facile » en quelque sorte, je n'ai plus de motivation, plus de carotte finale, c'est pour ça que je déteste la période "de vide" qui succède à l'euphorie après que j'aie atteint un objectif. J'aime ça, ça me fait jubiler de me dire que j'ai fini quelque chose et que je m'en suis bien tiré, mais en même temps ça me fait chier parce que je me demande ce qui va me tenir en tension maintenant que je n'ai plus ce gros poids, cet enjeu.
C'est fou comme on (je ?
) peut être paradoxal quand même...EDIT : @freiheit, ou la fille qui big-uppait plus vite que son ombre :wut:
Après pour ajouter des sous titres c'est pas possible pour le deuxième fichier, et ça m'embête 


De toute façon on doit être très nombreux à être comme toi et moi.. (même si dans mon entourage je suis la seule à tout faire à la dernière minute
j'admire les gens qui arrivent à tout faire AVANT l'heure, bien avant l'heure..)
mais tout de même + ce n'était pas non plus des DM de maths niveau lycée.. ou dissertation
) Et le pire c'est le "Et j'ai réussi à avoir une bonne note" alors c'est un peu ça dans ma tête "

" !