Je ne supporte pas les virgules mal placées dans les phrases

Je crois que c'est un des trucs qui me rebute le plus quand je lis quelque chose

Autant je ne suis pas trop stressée par les fautes d’orthographe (même si bon, j'aime pas ça non plus), autant les fautes de syntaxe mais mamamia ça me stresse (et là on va me ressortir toutes les fautes de syntaxe que je fais

). Le pire, c'est les gens qui mettent 46 tonnes de virgule par phrase, et à des endroits totalement artificiels. Genre ça : "Salut, toi. J'ai entendu, hier, que tu avais joué aux Playmobils. J'aime bien ça, moi, les Playmobils. Ah, ah, ah. Bisous, mon petit pote". J'imagine la personne marquer 56 milliards de pauses dans sa phrase et ça me gâche tout le plaisir de la lecture (mais de toute façon le contenu de cette phrase n'avait rien de plaisant

). Quand je vois des virgules partout, je trouve que ça manque de spontanéité et j'arrive pas à prononcer la phrase normalement dans ma tête sans bugger

Mais mon exemple est nul, il m'en faut un autre.
J'ai un exemple tiré d'une camarade Facebook qui est virtuose dans l'art de foutre des virgules partout (pas citer svp bien sûr) :
Mais je crois que le pire, c'est les virgules qui n'ont aucun sens

. Quelqu'un que j'adore m'a dit ça :
"Le jour où nous avons fait ensemble la rencontre de
Pistache, restera à jamais graver dans mon cœur".
Son message m'a fait rire, mais j'ai pas pu m'empêcher de tiquer sur cette virgule qui sépare le sujet et le verbe sans aucune raison valable

Bon, c'est vrai que je ne suis pas linguiste mais je crois pouvoir affirmer que sa virgule est tout à fait dérangeante et n'a ni queue ni tête
À cause de ça, j'ai même arrêté prématurément (au bout de 2 pages) de lire le livre que m'a offert ma mère. J'ai vraiment été choquée en le lisant

Je me demande si c'est moi qui suis folle ou si c'est réellement insoutenable, voilà un extrait :
"Une voiture de sport, la voiture rouge de Milo Tindle, qui roule dans l'allée qui mène au château, au manoir, qu'on voit de face et qui en impose. Tindle, c'est son nom, c'est un Anglais, et il se gare dans la cour du manoir, sur le gravier, avec sa voiture de sport rouge, et sa veste étrique très à la mode dans les années soixante-dix."
Et puis, plus loin :
"Alors le détective, la voix prêtée au détective, raconte une histoire sordide, une histoire de campagne anglaise, reconstitue toute une histoire policière qui vient de se dénouer, beaucoup d'assurance dans la voix, mais ce n'est pas vraiment la voix du détective, je l'ai déjà dit, c'est une voix prêtée par quelqu'un à un détective imaginaire, cela on le sait tout de suite, parce que la voix dit : "déclara le détective", alors on sait que le détective n'est pas là, mais que c'est une histoire racontée par quelqu'un."
Mais ça ne s'arrête jamais ces putains de phrases à rallonge

Le temps d'arriver à la fin de la phrase, j'ai totalement oublié le début

Et il faut que je la relise 17 fois pour comprendre quel sujet va avec quel verbe

Franchement rien que de retaper la phrase j'ai réussi à me mettre sur les nerfs, ça me stresse réellement une écriture pareille, ça me bloque presque la respiration

Je suppose que l'auteur voulait se donner le genre du type qui écrit au fil de sa pensée, et que cette écriture se veut ludique, mais sérieux moi je déteste. Dommage

(Ça vient de
Cinéma de Tanguy Viel).
EDIT : Arg mais j'ai mis trois tonnes de virgules moi aussi
