Ca ne va pas et ce pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, mes 4 jours de théâtre intensifs sont finis. On se revoit dans moins de deux semaines pourtant mais il n'y a rien à faire. J'aime quand ils sont là, j'aime quand on est tous en train de travailler, de construire quelque chose. J'aime l'ambiance, j'aime me dépasser en travaillant à côté de ces gens qui sont plus à l'aise que moi, j'aime les repas à l'arrache qu'on se fait tous ensemble. Je voudrais que ça ne s'arrête jamais. Si j'en avais le talent j'aurais sans doute cherché à entrer au Conservatoire ou je ne sais quelle école de dramaturgie. J'aime cet univers et ces gens. Je les aime avec une telle force.
On se revoit dans moins de deux semaines et me voilà à déprimer pour ça. C'est complètement ridicule, mais retourner à ma vie ordinaire de tous les jours me blase.
Ensuite, il y a ce mec, mon ancien crush. Il continue de me hanter. Je voudrais tellement lui parler, lui dire qu'il me fascine, que je suis sûre qu'on aurait pu devenir quelque chose de beau si nous n'étions pas distancés par ces modes de vie. Le fait de ne pas l'avoir dit aujourd'hui me rend affreusement triste car ça pèse dans mon esprit. C'est comme si du fait de ne pas avoir vidé mon sac mes dix prochains jours vont être invivables. Et je ne veux pas passer par le téléphone ou le mail. Je veux l'avoir en face de moi, car la première et dernière fois que je lui ai parlé sérieusement de nous deux par sms et mails il me fuyait.
J'ai aussi une montagne de travail à faire alors que CE soir, je suis toute seule à la maison et que j'en aurais bien profité pour voir mon copain ; j'ai besoin de quelqu'un pour me remonter le moral, pour oublier le théâtre et le crush. Et puis merde je le délaisse alors que c'est un ange, il est adorable avec moi. Je dois faire des efforts. Je ne veux pas lui faire de mal mais d'un autre côté, si jamais avec le crush il se trouve qu'il éprouvait quelque chose pour moi, je crois que je ne saurai rien faire d'autre.
Enfin je m'inquiète pour ma mère qui est à l'hôpital ce soir et peut-être demain soir, afin de subir quelque chose dont j'ai oublié le nom (en gros on va placer une caméra dans ses veines pour regarder son coeur). J'ai pas trop de raison de m'inquiéter quand on y pense mais bon, c'est toujours comme ça.