@Elliana Je pense qu'on ne sera pas pour la première fois face à des injonctions totalement contradictoires.
La société elle veut qu'on fasse des enfants oui, et elle fonctionne dans ce sens avec certains avantages etc. Mais elle voudrait qu'on ait des enfants silencieux, qui obéissent au doigt et à l'oeil, qui restent bien sagement assis sur leur chaise et qui ne sortent pas du rang.
J'ai une fille très énergique (bon, un enfant normal quoi
) et je me prends un nombre incalculable de remarques sur le fait... qu'elle est remuante.
Alors d'une je suis la première que ça fait chier (
), et de deux bah, c'est un enfant quoi ! Oui elle remue et court partout, je sais pas, c'est normal en fait. Dans le train ou au resto, les parents de jeunes enfants essuient régulièrement des regards voire des remarques sur ces enfants qui ne savent pas se tenir. Mais à 2 ans un gosse ne sait pas se tenir, c'est comme ça.
Et mange en en mettant partout, fait des crises quand il est frustré, etc (encore une fois que du normal mais mal accepté quand on est "en public").
Quant à l'aspect racisme/classisme évoqué par @Allitché et notamment le bruit, en fait je l'ai pas perçu vraiment comme une "accusation" de racisme. Moi ce que j'observe, c'est que l'accueil des enfants est différent selon les cultures. J'ai vécu un bout de temps à Madagascar et là-bas (comme dans d'autres pays d'Afrique) les enfants intègrent la vie quotidienne de façon tout à fait naturelle : ils participent dès leur plus jeune âge aux travaux quotidiens, jouent en présence des adultes pendant que ceux-ci continuent leurs affaires, sont présents sur le lieu de travail, etc. (Je ne dis pas que c'est tout beau tout rose ou parfait, loin de là, juste je parle de l'axe "intégration des enfants" dans la société. Le bruit d'un enfant, les pleurs etc. ne sont jamais remis en question puisque c'est juste normal en fait.
(Idem par exemple pour l'allaitement en public qui ne pose aucun problème, même pour des enfants de plus de 1 an).
Donc de là on peut se questionner : est-ce qu'on ne vit pas dans une société (occidentale) qui est dans le rejet de ce que j'appelle la "naturalité de l'enfant" (= ce qu'il est de base), est-ce qu'on n'est pas "conditionnés" à ne plus supporter les bruits inhérents à l'enfance ?
Et rappelons-nous sur ce topic qu'on est plus ou moins tous.tes discriminé.e.s selon le point de vue, je pense pas que la "guéguerre" entre parents et childfree soit hyper productive. Une femme qui ne veut pas d'enfant est effectivement critiquée, une femme qui a un enfant mais qui se sépare du père (
) est critiquée, une femme qui veut un enfant unique l'est aussi, après 3 enfants ça devient critiqué également, dans le milieu pro avoir un enfant peut tout autant apporter des avantages que des inconvénients (coucou mère célibataire, je cherche du taf, je fais comment pour convaincre les recruteurs que je ne serais pas tout le temps à m'occuper de mon gosse malade ?!), selon le secteur ça peut même être super mal vu de faire passer ses enfants en priorité donc où place-t-on à ce moment-là la liberté de chacun à vivre la vie qu'iel souhaite ?......
La société elle veut qu'on fasse des enfants oui, et elle fonctionne dans ce sens avec certains avantages etc. Mais elle voudrait qu'on ait des enfants silencieux, qui obéissent au doigt et à l'oeil, qui restent bien sagement assis sur leur chaise et qui ne sortent pas du rang. J'ai une fille très énergique (bon, un enfant normal quoi
) et je me prends un nombre incalculable de remarques sur le fait... qu'elle est remuante.
Alors d'une je suis la première que ça fait chier (
Et mange en en mettant partout, fait des crises quand il est frustré, etc (encore une fois que du normal mais mal accepté quand on est "en public").Quant à l'aspect racisme/classisme évoqué par @Allitché et notamment le bruit, en fait je l'ai pas perçu vraiment comme une "accusation" de racisme. Moi ce que j'observe, c'est que l'accueil des enfants est différent selon les cultures. J'ai vécu un bout de temps à Madagascar et là-bas (comme dans d'autres pays d'Afrique) les enfants intègrent la vie quotidienne de façon tout à fait naturelle : ils participent dès leur plus jeune âge aux travaux quotidiens, jouent en présence des adultes pendant que ceux-ci continuent leurs affaires, sont présents sur le lieu de travail, etc. (Je ne dis pas que c'est tout beau tout rose ou parfait, loin de là, juste je parle de l'axe "intégration des enfants" dans la société. Le bruit d'un enfant, les pleurs etc. ne sont jamais remis en question puisque c'est juste normal en fait.
(Idem par exemple pour l'allaitement en public qui ne pose aucun problème, même pour des enfants de plus de 1 an). Donc de là on peut se questionner : est-ce qu'on ne vit pas dans une société (occidentale) qui est dans le rejet de ce que j'appelle la "naturalité de l'enfant" (= ce qu'il est de base), est-ce qu'on n'est pas "conditionnés" à ne plus supporter les bruits inhérents à l'enfance ?
Et rappelons-nous sur ce topic qu'on est plus ou moins tous.tes discriminé.e.s selon le point de vue, je pense pas que la "guéguerre" entre parents et childfree soit hyper productive. Une femme qui ne veut pas d'enfant est effectivement critiquée, une femme qui a un enfant mais qui se sépare du père (
) est critiquée, une femme qui veut un enfant unique l'est aussi, après 3 enfants ça devient critiqué également, dans le milieu pro avoir un enfant peut tout autant apporter des avantages que des inconvénients (coucou mère célibataire, je cherche du taf, je fais comment pour convaincre les recruteurs que je ne serais pas tout le temps à m'occuper de mon gosse malade ?!), selon le secteur ça peut même être super mal vu de faire passer ses enfants en priorité donc où place-t-on à ce moment-là la liberté de chacun à vivre la vie qu'iel souhaite ?......
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. Mais cette émission soulève vraiment plein de questions passionnantes). Une intervenante childfree explique ressentir un changement récent: si par le passé les mères pouvaient voir le "childfree-isme" comme une remise en question douloureuse de leur choix (ou non choix), il devient maintenant la preuve qu'une femme peut s'épanouir dans un autre rôle que celui de la maternité; et que par conséquent il autorise les mères à ne pas être que mères.
). Quelque part, un parent qui laisse son enfant imposer son existence à d'autres personnes fait preuve d'impolitesse, donc peut être catégorisé comme "mal éduqué" selon les standards actuels de la politesse. Par ailleurs, comme l'a évoqué