Rattrapage : compte tenu de l'imminence du second tour, je me suis abstenu de parler de l'offensive anti-républicaine menée par Tariq Ramadan, le Parti des Indigènes et un certain nombre de collectifs anti-démocratiques, racistes et antisémites vendredi soir à Saint-Denis, avec le concours ou la bienveillance de certaines organisations d'extrême-gauche et syndicats professionnels qui ne brillent pas, c'est le moins qu'on puisse dire, par leur discernement et leur objectivité face aux périls qui menacent notre société, qu'il s'agisse, depuis bien longtemps, des questions de sécurité, de laïcite, de respect des lois de la République, et plus récemment de leur curieuse interprétation des attaquez terroristes comme étant le produit, non pas, d'une idéologie totalitaire, mais de la seule faute, à les entendre, de l'engagement de la France pour défendre les populations opprimées et massacrées par l'islamisme terroriste.
Sous couleur de dénoncer une prétendue atteinte aux libertés fondamentales, libertés que le gouvernement protège, sous le double contrôle du parlement et de magistrats indépendants, sous couleur d'un antiracisme perverti, cette offensive vise uniquement à légitimer l'islamisme, à défendre des prédicateurs fondamentalistes et à piéger la jeunesse des quartiers dans une radicalité sans issue. La xénophobie, les discriminations, le rejet dont sont victimes les jeunes Français des quartiers populaires sont un sujet trop grave, bien trop grave pour laisser faire cette instrumentalisation pernicieuse. Leur but est clair : faire monter l'extrême-droite, culpabiliser les républicains et enfermer la jeunesse des quartiers populaires dans une opposition culturelle à leur propre pays.
L'une des leçons du scrutin de ce soir est que ce discours n'a aucun débouché politique. La réalité de terrain est hélas moins rassurante, car le discours victimaire, qui est un discours d'enfermement et de régression, progresse.
Il ne faut plus laisser un pouce de terrain, ni dans les partis politiques, no sur les réseaux sociaux, ni surtout dans les territoires, à cette phraséologie régressive. Son seul débouché politique, c'est la progression de l'extrême-droite.