@lupka Les êtres humains, ces gros spécistes, mettent un point d'honneur à se différencier des autres animaux, mettant en avant le fait que l'homme est un être de culture, les animaux des êtres de nature, c'est à dire d'instinct. L'homme n'aurait pas de savoir inné (comme l'araignée qui n'a pas besoin d'apprendre à tisser une toile, elle le sait, point), il n'est qu'apprentissage. Les animaux, eux, ont l'instinct : un savoir inné qui ne peut changer ou évoluer, car il n'y a aucune notion d'apprentissage (et donc de renouveau) dans le concept d'instinct. On s'en tient à ces limites bien stricte même devant un singe qui apprend le langage des signes ou des éléphants qui peignent.
MAIS PAR CONTRE L'INSTINCT MATERNEL SI SI ON VOUS JURE CA EXISTE.
Se jeter sous une voiture pour sauver son enfant n'a rien d'un instinct, c'est à la limite un réflexe mélangé à la dose surpuissante d'adrénaline insufflée si rapidement par la peur. Une mère peut ne pas aimer être mère. Une mère peut regretter d'être mère. Une mère peut même ne pas aimer son enfant. Rien ne vient tout seul. Elle ne sait pas de façon innée comment prendre soin de son gosse. Y'a le personnel de l'hosto, les milliard de bouquins, son ou sa partenaire, sa famille, les cours de préparation à l'accouchement et tous ces trucs là qui lui apprennent.
A partir du moment ou on prend le terme d'instinct à un niveau un peu scientifique, cette histoire ne tient plus. Je crois que pour tenter de montrer que c'est de la poudre aux yeux, il faut utiliser la science (des études précises sur le sujets) ainsi que la philosophie (l'homme est il un être de culture, salut c'est vos cours de Terminal all over again) et le vocabulaire (qu'elle est la stricte définition de instinct, quelle distinction avec la notion de réflexe, qui elle est unisexe ?)
En tout cas moi je n'y crois pas, à l'instinct maternel.