@littlesoutherly : Merci beaucoup pour ton message 
Tout d'abord, je suis désolée de ce qui t'es arrivé, sincèrement. J'espère que tu vas mieux, je sais que le chemin est long avant d'arriver à vivre avec (j'ai mit du temps avant d'aller mieux vis-à-vis de ça comme aujourd'hui, et il me reste encore de la route à parcourir à mon avis).
Ensuite, pour ce que tu dis au sujet de "croire" et de faire à nouveau "confiance" aux gens que je croise dans la rue... je suis désolée mais j'en suis incapable. Je suis comme ça, j'ai toujours été méfiante, parano' à toujours calculer, toujours prendre en compte les risques, toujours me préparer à frapper la première, à frapper le plus fort. Toujours à redouter les rapports avec les autres êtres humains, que je vivais comme une épreuve constante, dans laquelle j'étais jugée. Je suis malade, j'en ai conscience, et pour moi la seule chose que je peux faire pour me sentir mieux c'est de rester chez moi autant que possible.
Je ne supporte pas la foule (en dehors des concerts ou festivals, et je n'ai jamais comprit pourquoi, le fait que j'y aille volontairement sans doute), je ne supporte pas le bruit, je ne supporte pas les regards. Et des regards, il y en a, beaucoup. Je ne suis pas sûre que quelqu'un qui n'ait pas les mêmes problèmes puisse se douter d'à quel point sortir dans un lieu publique est une épreuve, j'ai la nausée et les larmes aux yeux, je suis au bord de la crise d'angoisse jusqu'à ce que je n'arrive à destination ou que je retrouve la personne que je devais retrouver.
Ca c'est aggravé suite à ma deuxième agression : je suis restée enfermée pendant une semaine dans mon appartement, alors que je n'avais plus rien à manger. L'idée de sortir me tétanisait, et si je n'étais déjà pas à l'aise avec le contact humain avant, ça s'est empiré et sortir en terrain inconnu est une véritable épreuve.
Et ces temps ci, c'est encore pire.
Peut-être parce que j'ai perdue l'habitude d'être forcée de sortir ? Parce que je suis "planquée" chez mon copain, à la montagne, et que les seuls contacts que j'ai sont sa famille et ses animaux ? Parce que, tout simplement je suis fatiguée ?
J'ai conscience d'avoir un problème, même sans parler des troubles liés aux violences que j'ai subies, j'ai toujours eu des "difficultés" (euphémisme) avec les rapports sociaux, et ma condition de femme n'a fait qu’aggraver cela.
Je sais que je suis fataliste, alors je suis vraiment désolée si je déprime des gens, c'est pas mon but... je voulais juste vider mon sac. Je suis fatiguée de tout ça.
Mais merci beaucoup beaucoup de m'avoir répondu, j'espère que tout ira bien pour toi
(J'aimerais préciser une petite chose (bon, c'est que dalle, mais ça me tient à cœur personnellement) : je suis childfree donc je ne me soucie pas de "mes" enfants et petits enfants mais de tout les enfants qui auront à grandir dans ce triste monde... mon dieu, je suis vraiment désolée, je vais plomber le moral de tout le monde...
)
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Tout d'abord, je suis désolée de ce qui t'es arrivé, sincèrement. J'espère que tu vas mieux, je sais que le chemin est long avant d'arriver à vivre avec (j'ai mit du temps avant d'aller mieux vis-à-vis de ça comme aujourd'hui, et il me reste encore de la route à parcourir à mon avis).
Ensuite, pour ce que tu dis au sujet de "croire" et de faire à nouveau "confiance" aux gens que je croise dans la rue... je suis désolée mais j'en suis incapable. Je suis comme ça, j'ai toujours été méfiante, parano' à toujours calculer, toujours prendre en compte les risques, toujours me préparer à frapper la première, à frapper le plus fort. Toujours à redouter les rapports avec les autres êtres humains, que je vivais comme une épreuve constante, dans laquelle j'étais jugée. Je suis malade, j'en ai conscience, et pour moi la seule chose que je peux faire pour me sentir mieux c'est de rester chez moi autant que possible.
Je ne supporte pas la foule (en dehors des concerts ou festivals, et je n'ai jamais comprit pourquoi, le fait que j'y aille volontairement sans doute), je ne supporte pas le bruit, je ne supporte pas les regards. Et des regards, il y en a, beaucoup. Je ne suis pas sûre que quelqu'un qui n'ait pas les mêmes problèmes puisse se douter d'à quel point sortir dans un lieu publique est une épreuve, j'ai la nausée et les larmes aux yeux, je suis au bord de la crise d'angoisse jusqu'à ce que je n'arrive à destination ou que je retrouve la personne que je devais retrouver.
Ca c'est aggravé suite à ma deuxième agression : je suis restée enfermée pendant une semaine dans mon appartement, alors que je n'avais plus rien à manger. L'idée de sortir me tétanisait, et si je n'étais déjà pas à l'aise avec le contact humain avant, ça s'est empiré et sortir en terrain inconnu est une véritable épreuve.
Et ces temps ci, c'est encore pire.
Peut-être parce que j'ai perdue l'habitude d'être forcée de sortir ? Parce que je suis "planquée" chez mon copain, à la montagne, et que les seuls contacts que j'ai sont sa famille et ses animaux ? Parce que, tout simplement je suis fatiguée ?
J'ai conscience d'avoir un problème, même sans parler des troubles liés aux violences que j'ai subies, j'ai toujours eu des "difficultés" (euphémisme) avec les rapports sociaux, et ma condition de femme n'a fait qu’aggraver cela.
Je sais que je suis fataliste, alors je suis vraiment désolée si je déprime des gens, c'est pas mon but... je voulais juste vider mon sac. Je suis fatiguée de tout ça.
Mais merci beaucoup beaucoup de m'avoir répondu, j'espère que tout ira bien pour toi
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(J'aimerais préciser une petite chose (bon, c'est que dalle, mais ça me tient à cœur personnellement) : je suis childfree donc je ne me soucie pas de "mes" enfants et petits enfants mais de tout les enfants qui auront à grandir dans ce triste monde... mon dieu, je suis vraiment désolée, je vais plomber le moral de tout le monde...
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